DEUXIÈME PARTIE
on fait usage des mêmes topiques, mais leur action est alors beaucoup moins efficace. Dans Vhydrocèle y on favorise la résorption par les mêmes moyens, et lorsqu'elle devient impossible, on peut tenter la guérison radicale par la méthode de rmjection, la constitution strumeuse n'apportant, en elle-même, aucun obstacle à cette opération , à moins cependant que le sujet trop épuisé ne présente plus les forces convenables pour faire les frais du travail curatif.
§. VIIl. Irritation ou inflammation scropliuïeuse du tissu muqueux.
Traitement GÉNÉRAL. — On doit, avec beaucoup de ménagement, proportionner l'activité des moyens excitans et toniques , au degré de la phlegmasie muqueuse , à l'importance de l'organe dont la membrane enflammée fait partie, et s'attacher, autant que possible, à réveiller en même temps l'activité sécrétoire dans les autres divisions du même système, et spécialement dans le tissu cutané.
Traitement local. — Il faut, lorsque l'inflammation est un peu vive , employer les antiphîogistiques appropriés à la partie phlogosée; mais il est essentiel de ne pas trop insister sur l'usage de ces moyens, le tissu muqueux , altéré par la maladie constitutionnelle, élant très-disposé au relâchement 3 on doit savoir à propos
456 TRAITÉ SUR JLES SCROPHULES.
le stimuler convenablement, et lui donner le degré d'activité indispensable aux frais de l'inflammation. Il est maintenant bien facile d'appliquer ces principes généraux aux différens cas particuliers.
OPHTHAL.MIE SCROPHULEUSE.
On protégera les yeux du malade , contre l'impression trop vive de la lumière , au moyen d'un auvent ; on devra, surtout, le garantir du froid et de l'humidité ; le faire changer de profession , si celle qu'il exerce est capable d'entretenir habituellement sur la conjonctive des irritations fâcheuses. On emploiera contre les accidens inflammatoires , et suivant leur degré d'intensité, les pédiluves simples ou synapisés , 4es sels purgatifs à petite dose dans la décoction amère , les sangsues derrière les tempes; enfin, les se ton s à la nuque. On fera sur la conjonctive des lotions légères avec les mucilages de psillium , de graine de coing, etc., en y ajoutaiit sur six onces, par exemple, deux gros d'infusion de safran, et quinze ou vingt gouttes d'acétate de plomb; mais aussitôt que la douleur et les symptômes inflammatoires seront apaisés, on emploiera les fumigations, rendues , chaque jour, pi as toniques ; les collyres composésd'eauderoses et de plantain, six onces — oxide de zinc, dix grains. Dans le cas de lippitude avec ou sans taches à la cornée, on obtient