‹ Traité complet sur la maladie scrophuleuseChapitre 217 sur 236 · DEUXIÈME PARTIE. ^6l · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. ^6l

celui de l'engorgement struraeux des ganglions niéseniéricjueSj nous renvoyons au chapitre dans lequel nous avons exposé les moyens curatifs de cette affection.

CATARRHE BRONCHIQUE S CR OPHULEUX.

Le traitement local et général de cette maladie est absolument le même que celui de la plithisie strumeuse; pour éviter les répétitions , nous engageons le lecteur à voir tout ce que nous avons dit dans le paragraphe spécialement consacré à la thérapeutique de cette dernière altération .

CATARRHE URETRAL ET VÉSICAL SCROPHULEUX.

11 faut éviter avec soin , pendant la période inflammatoire , tous les alimens très-excitans , soit liquides, soit solides, et spécialement ceux qui donnent aux urines un caractère trop stimulant. Les sangsues au périnée, les bains locaux émolliens, les injections huileuses, mucilagineuses 5 etc., sont autant de moyens qui peuvent devenir utiles suivant les indications. On a conseillé comme très - avantageux , si le malade éprouve des érections douloureuses , l'usage du camphre à l'intérieur, à la dose de trois ou quatre grains dans un jaune d'œuf. Enfin, lorsque la phlogose est devenue chronique, ce qui le plus ordinairement ne tarde pas

à se manifester, on fait usage des bains locaux' et des injections toniques, mais avec beaucoup de précaution, en les rendant légèrement stimulantes par l'addition de quelques grains de sulfate ou d'oxide de zinc , etc. S'il survient des callosités, on les traite par le moyen des sondes et des bougies de gomme élastique.

Lorsque l'inflammation a son siège principal dans la vessie, elle constitue , à l'état chronique, une desphlegmasies strumeuses les plus rebelles et les plus fâcheuses. On a conseillé dans ce cas, des injections avec la décoction d'orge, et les eaux de Barèges, de Balaruc, etc.; les décoctions d'uva-ursi , de cachou, etc. etc. Mais aucun de ces moyens ne nous a paru plus efficace que l'usage intérieur de la térébenthine molle; on la prend en bols, d'abord ta la dose de vingt grains chaque jour, pour s'élever progressivement à celle d'une once , redescendre ensuite au premier point de départ, remonter encore au dernier terme, et revenir enfin insensiblement à la dose de quelques grains. Ce médicament, employé prudemment et d'après les précautions indiquées, a produit les plus heureux effets chez un assez grand nombre de malades traités à l'Hôtel-Dieu de Paris , par M. Dupuytren. Je pourrais également citer en faveur de son efficacité , deux faits qui me sont propres. 11 est indispensable de connaître les effets de cette substance balsamique,

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