‹ Traité complet sur la maladie scrophuleuseChapitre 218 sur 236 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

pour diriger convenablement son administration. Elle produit ordinairement des sueurs, un peu d'irritation à la vessie, des picotemens à la peau , de l'agitation, souvent même de l'insomnie , des rapports, des éructations, et quelquefois du dégoût. On conçoit qu'il faudrait renoncer à son emploi, si ces résultats se changeaient en accidens.

FLUEURS BLANCHES.

Lorsque les symptômes inflammatoires ont été combattus avec les lotions, les injections et les fumigations émollientes, on doit rendre insensiblement ces moyens toniques et stimulans ; mais il faut bien se garder de suivre le conseil donné par quelques écrivains j en cherchant à supprimer l'écoulement au moyen des lotions et des injections astringentes. On y parviendrait facilement en agissant ainsi; mais on n'aurait détruit que le symptôme de la maladie, qui récidiverait avec plus ou moins d'intensité ; souvent même ces guérisons apparentes donneraient naissance à la phthisie, à l'hystérie, à l'hydropisie, au cancer de l'utérus, etc. etc., comme l'expérience ne l'a que trop démontré. Il faut surtout, dans le traitement général, insister sur l'emploi des moyens hygiéniques, sur l'usage des amers, et spécialement des boissons ferrugineuses.

AMÉNORRHÉE STRUMEUSE.

L'aménorrhée n'étant alors, et ce cas est le plus ordinaire , que la conséquence et le symptôme de la diatlièse écrouelleuse , il est facile de concevoir que son traitement général est absolument semblable à celui de la constitution scropliuleuse simple. On doit particulièrement accorder beaucoup de confiance au régime , à l'insolation, aux distractions agréables, et surtout à l'exercice bien dirigé. Les diurétiques et les purgatifs salins donne's à petites doses, par intervalles , peuvent avoir beaucoup d'efficacité. Les eaux naturelles ou artificielles de Spa, de Forges, de Vicliy, etc., sur l'administration desquelles on trouvera des détails très-intéressans dans l'excellent ouvrage de M. le docteur Pli. Pâtissier, intitulé : Manuel des eaux minérales de France , Paris j i8j8; les infusions de matricaire, le vin amer de gentiane, d'après la formule que nous avons indiquée, avec addition d'un gros de cannelle et de safran , de quinze à vingt grains de nitrate de potasse par litre, sont autant de moyens qu'il est important de ne pas négliger. Ajoutons, pour chacune des époques où la menstruation devrait se manifester, les marches fréquentes, les pédiluves très -chauds, synapisés, répétés deux ou trois fois dans la journée, pris jusqu'aux malléoles, et pendant dix minutes seulement^

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les fumigations de sureau et de mélilot, dirigées vers les parties génitales, quelquefois même Fapplication de deux ou trois sangsues au voisinage de la vulve, etc. Ajoutons, dis-je , le traitement local au traitement constitutionnel , et nous aurons Fensemble des moyens qu'il convient d'employer contre Taménorrhée scrophuleuse*

§, IX. Inflammation écrouelleuse du tissu cellulaire.

Nous avons exposé la thérapeutique des abcès scropliuleux, en parlant des engorgemens ex-^ térieurs de la même nature; nous renvoyons à cet article^

$. X. Inflammation strumeuse du tissu cutanée

Ce paragraphe renferme le traitement des ulcères écrouelleux ^ des fistules et de la carie du même nom.

Traitement général. — ^ Les modifications qu'il doit éprouver sont spécialement relatives, d'abord, aux accidens généraux; ensuite, à l'état particulier, à la marche des ulcérations. On doit toujours proportionner l'activité des moyens constitutionnels à la disposition actuelle de la phlegmasie locale ; savoir à propos mitiger leur action; suspendre même l'usage des plus excitanSj tels que les viandes noires, les boissons

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alkooliques, les plantes crucifères, le raifort sauvage, etc. Lorsqu'il se manifeste par intervalles , comme déjà nous Favons indique , des accès de douleur et d'irritation, soit profondément, soit superficiellement, dans les parties plilogosées.

Les médicamens internes , conseillés comme spécifiques dans cetle variété de l'affection strumeuse, ne peuvent jamais avoir l'action particulière qu'on leur attribue, et sont quelquefois très - funestes ; tel est le suc récemment exprimé du sium nodijloruni y pris chaque jour à la dose de deux cuillerées, et recommandé par A. P. Buclian ; telle est encore la poudre de digitale , l'eau de chaux, l'acétate de plomb, etc. etc.

Traitement local. — Il présente quelques variétés, relativement à la profondeur des ulcères, à l'état d'altération ou d'intégrité des os sousjacens ; ce qui nous oblige à considérer séparément, 1°. les ulcérations cutanées sans lésion du tissu osseux ; i" , ces mêmes ulcérations avec carie des os.

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