‹ Traité complet sur la maladie scrophuleuseChapitre 223 sur 236 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

coup plus de gra vile, parce qu'il est assez orclinaiicmerit impossible de borner les progrès de Tulcéralion osseuse. On a conseillé, pour remplir cette indication , les injections avec une décoction de garance, de sabine, des feuilles du noyer, de l'écorce verte des noix, moyens recommandés par Belloste, et très-employés en Allemagne; la décoction du calamus aromaticus y du scordium, de la pervenche, du houblon, de la saponaire, de l'absinthe, etc.; les eaux hydrosulfureuses , les lessives des cendres de bois neuf ou de sarment, etc. Ces injections, faites avec précaution, aidées par des compressions méthodiques , sont , dans tous les cas, préférables aux douches vantées dans bette circonstance, et dont l'effet le plus ordiuaire est , comrhe nous l'avons dit, d'augmenter l'étendue des ulcérations en déchirant douloureusement les cicatrices. Mais ces moyens , qu'il est d'abord convenable d'employer , n'ont pas des succès très-fréquens ; on s'expose d'ailleurs , par leur usage , à cicatriser Ja peau sur des os malades , et dont l'altération deviendra d'autant plus dangereuse et plus étendue, qu'elle s'effectuera loin des yeux de l'observateur, jusqu'au moment où des fistules profondes s'ouvrant à l'extérieur, deviendront le symptôme d'un mal , souvent alors sans aucune ressource. Il ne faut donc point trop insister sur l'emploi des injections; mais lorsque la

chose est possible, découvrir les os cariés, par des incisions mesurées, afin d'attaquer directement les ulcérations du tissu osseux. On a proposé, dans Fintention de borner les progrès de cette altération , l'application immédiate des plumaceaux de charpie trempés dans l'alkool , la teinture de myrrhe, de cannelle, la dissolution du nitrate d'argent fondu , les difFérens acides , tels que le citrique , le sulfurique , le nitrique , le muriatique , etc. ; enfin , le beurre d'anti-' moine ( hydro - chlorate de protoxide d'antimoine ) , la potasse caustique ( oxide de potassium à l'état solide ) , etc. etc. ; mais aucun de ces caustiques ne peut entrer en comparaison avec le fer rouge , sous le rapport des • avantages , dans la circonstance qui nous occupe. En effet , on se propose alors de produire une véritable escharre dans l'os altéré, de favoriser l'élis mination des parties cariées ; or , le cautère actuel peut seul remplir convenablement ces indications, la dernière surtout, en réveillant suffisamment l'action nutritive du tissu osseux, dont l'énergie vitale est naturellement si peu développée. On conçoit qu'il ne faut jamais em-' ployer ce moyen dans les lieux où son application pourrait déterminer des accidens funestes ; par exemple sur les os du crâne, sur les lames vertébrales , dans le voisinage des organes trèssensibles et très-importans, etc. On doit alors, si

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