‹ Traité complet sur la maladie scrophuleuseChapitre 222 sur 236 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

■juière partie de cette indication , en faisant, sous les lambeaux décollés , des injections légèrement excitantes et cathérétiques. Mais aucun moyen n'est comparable, sous ce rapport, à la. compression. Il faut l'exercer avec méthode et con-stance, au moyen d'une bande variable par sa largeur, suivant la forme et le volume de la partie, et convenablement imprégnée du gros vin rouge ou de la décoction de quinquina. Ces pansemens sont longs et minutieux- mais on est bien dédommagé de ses peines , par les résultats heureux qu'ils ne manquent jamais de présenter ; ajoutons à leurs nombreux avantages, ceux de soutenir les parties , d'y faciliter la circulation et d'en favoriser le dégorgement.

Enfin, si ce recollement devient impossible, il faut, d'un ulcère irrégulier, faire une plaie simple , en enlevant avec le bistouri tous les bords amincis flotlans et calleux.

5°. Faciliter la cicatrisation des fistules et des clapiers. —Lorsqu'il existe sous la peau des sinuosités fournissant chaque jour un pus abondant et de mauvaise nature, on cherche à les déterger au moyen des injections faites successivement avec l'eau d'orge miellée , le gros vin , la décoction de quinquina, etc., dont on augmente progressivement le caractère excitant; on exerce en même temps des compressions graduées de manière à prévenir le séjour de la matière pu ru-

lente. Enfin, quand ces moyens, employés avec discernement, sont insuffisans pour obtenir la guérison, on coupe , avec le bistouri, toutes les brides , on réunit toutes les fistules sous-cutanées par des incisions convenables, et de manière à convertir ces clapiers en une plaie régulière; on achève ensuite la destruction des chairs fon^ueuses, au mo^^en de Falun calciné ou du nitrate d'argent, et l'on favorise la cicatrisation par les pansemens indiqués.

6^, Prévenir la récidipe des ulcères lors qu* on est parvenu à les guérir d'une manière solide. — Il faut, dans le traitement des ulcérations scrophuleuses , exercer autant que possible , la jmrtie ou le membre qui en est affecté, de manière , toutefois , à ne pas rompre ou fatiguer les cicatrices qui s'effectuent; mais lorsque ces ulcérations sont entièrement et solidement guéries, on doit redoubler de soins et d'attention pour fortifier ces mêmes parties, remonter l'activité de leur nutrition, par le traitement général exactement continué pendant un temps suffisant, et par les moyens locaux les plus puissans, tels que l'insolation , l'exercice , les frictions , tantôt sèches , tantôt humides , avec une eau savonneuse aromatique, etc. etc.

CARIE SCROPHULEUSE.

La maladie scrophuleuse présente alors beau-

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