‹ Traité complet sur la maladie scrophuleuseChapitre 38 sur 236 · PREMIÈRE PARTIE. 7T · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. 7T

les 3ujets affectés de la constitution strumeuse ïi'ont pas ce que Ton appelle la mémoire des mots ; qu'ils retiennent assez difficilement ce qui n'a frappé que rapidement leur intelligence; tandis qu'ils possèdent la mémoire des faits ^ et conservent long-temps le souvenir des choses qui ont en xnèmQ temps affecté leur entendement et leurs sens. Cette matière pourrait prêter à de beaux développemens physiologiques, et je l'abandonne à regret, pour me circonscrire dans les bornes de mon sujet,

Enfin, 4*'» t imagination est le plus souvent peu brillante et peu féconde ; ce qui probablement est la principale cause de cette simplicité de goûts et de mœurs que présentent les scrophuleux. .11. Passions de Vâme. Les scrophuleux sont en général doux , timides , obligeans ; il n'est pa3 cependant très -rare d'en rencontrer qui joignent l'entêtement et l'égoïsme à toutes les bizarreries et la morosité du caractère.

Remplis d^u sentiment de leur faiblesse et de JjBur impuissance , d'ailleurs enclins à une paressç insurippn table, à une apathie toujours funeste pour eqx, ils évitent les grande^ entreprises, le^ tracas de^ affaires , chérissent la vie paisible , la solitude et l'obscurité,

L'indifféï'ence constituant le fond de leur ca° ractère, ils sont, pour le plus grand nombre, .étrangers aux passions violentes et tumultueuses^

7^ TRAITÉ SUR liES SCROPHULES.

telles que Taraour , la haine , l'ambition , la colère, et passent ainsi leurs jours entre la peine et le plaisir, sans éprouver bien vivement ni l'une ni l'autre.

Tel est l'ensemble des symptômes qui caractérisent la diatlièse scrophuleuse : il ne faut pas en conclure que ceux qui sont afiFectés de cette maladie , doivent les présenter tous réunis sans exception ; ce cas est en effet le plus rare , et l'on voit souvent des sujets qui, devenus écrouelleux dans une époque plus ou moins avancée de leur existence, conservent encore pendant long-temps une apparence de santé, de fraîcheur, et les principaux traits de leur tempérament primitif, circonstances qui ne peuvent en imposer qu'à rhomme inattentif, et jamais au médecin observateur.

C'est dans l'observation même des malades que j'ai puisé ces différens symptômes ; j'en ai fait l'exposition avec quelques détails, parce qu'il est absolument indispensable, pour le traitement, de bien connaître non-seulement le physique du malade, mais encore ses mœurs, ses goûts, ses habitudes, et la direction qu'il donne ordinairement à ses affections , surtout, lorsqu'il s'agit de combattre une maladie qui , comme les scrophules, doit trouver dans l'hygiène presque tous ses movens cura tifs.

Je dois , en terminant ce Chapitre , rappeler

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