‹ Traité complet sur la maladie scrophuleuseChapitre 53 sur 236 · CAUSES DES MALADIES SCROPHULEUSES LOCALES · texte numérisé non relu

CAUSES DES MALADIES SCROPHULEUSES LOCALES

Il est bien important cle les distinguer en canse efficiente et cause déterminante. Sans cette distinction, en effet, ii deviendrait absolument impossible de s'entendre.

i**. Cause effciente. Nous entendons par-là celle qui donne à la maladie son caractère naturel et distinctif. On conçoit dès lors que la constitution strumeuse peut seule mériter ce nom. C'est, en effet, cette disposition générale des organes, qui imprime un caractère commun à toutes les affections que nous examinons maintenant, et qui, d'une phlogose ordinaire, fait une inflammation d'un genre tout particulier.

2°. Cause déterminante. Nous désignons par ce terme, celle qui ne fait que solliciter une excitation y une inflammation plus ou moins intense s dans le lieu même de son action y sans

Î08 TBAITÉ SUR LES SCROPHULES.

donner à cette maladie aucun autre caractère que ceux qui sont communs à toute phlegmasie 3 de quelque nature qu'elle puisse être» Celte cause est toujours, en dernier résultat, une irritation directe, tantôt essentiellement liée à la constitution sirumeuse, tantôt, au contraire, entièrement indépendante de cette constitution.

I. Cause déterminante dépendante de la diathèse scrophuleuse.

On ne conçoit pas d'abord qu'une cause de cette nature puisse émaner directement de la constitution strumeuse; c'est pourtant ce qui arrive dans un assez grand nombre de cas, et ce qui deviendra facile à bien sentir, en remontant un instant à la véritable nature des scrophules.

La diathèse écrouelleuse consiste , comme nous l'avons prouvé, dans un défaut d' animalis ation y un véritable étiolement des organes. On conçoit dès lors que le cliyle élaboré par ces derniers dans la digestion, que les autres fluides blancs sécrétés par les solides vivans, travaillés dans leur intérieur, doivent se ressentir de cette imperfection organique , être grossiers, mal confectionnés, réfractaires à l'assimilation, s'altérer progressivement dans la même proportion que les organes qui les pré-

Page 1