PREMIÈRE PARTIE. lo
canal vasculaire; 3°. Désorganisation de ces mêmes vaisseaux ; formation du tissu blanc et lardacé dont nous venons de parler; 4"- Einfiuy irritation nouvelle dans le tissa dégénéré , ou bien accroissement de celle qui existait déjà. Ramollissement et suppuration. C'est alors que surviennent les fièvres hectiques, les dévoieraens opiniâtres, les sueurs nocturnes, et cette série de symptômes avant-coureurs d'une mort presque certaine.
7^*. Toutes les maladies scrophuleuses locales présentent pour dernier caractère commun, de ne pouvoir jamais être guéries complètement et sans danger de récidive, par un traitement topique exclusivement employé; d'être rebelles et de longue durée ; parce qu'entretenues en des tissus de mauvaise nature, par des fluides irritans et mal élaborés, il faut nécessairement que les uns et les autres soient entièrement renouvelés par l'action nutritive, et reconstitués dans un meilleur état d'animalisation . pour que ces affections soient extirpées jusque dans leurs dernières racines.
Tels sont les caractères essentiels et généraux des maladies que les auteurs ont décrites sous les différentes dénominations dont nous avons parlé, en les considérant comme autant d'altérations distinctes. Il me semble dès lors impossible de ne pas leur accorder la même
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nature ; mais elles offrent quelques variétés d'aspect qui vont maintenant nous occuper.
ÎI. Les maladies scrophuleuses locales ne -présentent de disparité que sous le rapport de la forme particulière à chacune d'elles. Nous venons de prouver que ces affections ont absolument la vn^YïiQ nature ; mais nous devons ajouter qu'elles offrent, quant à leur aspect, au danger qui les accompagne, des différences qu'il est important de bien apprécier.
Ces différences dépendent surtout de deux circonstances principales : i"*. Des modifications qu' éprouvent les vaisseaux blancs dans les organes auxquels ils appartiennent ; 2^. de V importance que présente , sous le rapport de sa structure et des fonctions qu'il remplit, V organe dans lequel se rencontrent les vaisseaux blancs affectés.
1°. Sous le premier rapport ^ les différences que peuvent offrir les maladies scropbuleuses locales sont spécialement relatives, 1^. au nombre des vaisseaux lymphatiques, comparé à celui des vaisseaux sanguins dans la partie affectée; 2°. à leur volume ; 3*^. à leur disposition droite ouflexueuse ; 4^- ^ la facilité qu'ils ont, par la mollesse des tissus qui les environnent , de prêter à des ampliations considérables ^ 5°. ou bien à F impossibilité dans laquelle ils se trouvent , par une disposition opposée , d'éprouver aucune
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dilatation notable; 6". enfin, à leurs propriétés vitales y toujours essentiellement les mêmes , mais participant constamment un peu du caractère de celles que présentent les organes dont iîs font partie.
Remarquez que rinflammation scropliuîeuse ne doit pas ollVir, et n'offre pas en effet, le même aspect , lorsqu'elle affecte les vaisseaux blancs dans les diverses parties où se rencontrent ces modifications. Elle nous présente, au contraire, pour ainsi dire, autant de formes qu'elle peut avoir de sièges différens. Ainsi, nous la voyons prendre des caractères extérieurs^ variables, suivant qu'elle affecte : i°. les tissus blancs^ tels que les ligamens, les tendons, les cartilages, etc. , où se rencontrent des vaisseaux lymphatiques exclusivement ; i"". les tissus rouges , tels que la peau , les membranes muqueuses j etc. ^ en grande partie formées par des vaisseaux sanguins- 3*^. les ganglions lymphatiques ^ près desquels les vaisseaux blancs offrent un assez grand volume, dans l'intérieur desquels ils sont très - flexu eux , et toujours d'une ténuité pour ainsi dire excessive , 4''- l^^ tendons y les ligamens ^ les cartilages ^ etc., où ces vaisseaux, beaucoup moins flexueux, ne sont pas susceptibles d'offrir de grandes dilatations, étant unis les uns aux autres par des tissus denses, résistans et peu extensibles;
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5°. les organes parenchymateux , le poumon surtout , qui les offre tantôt isolés , tantôt seulement rapprochés en faisceaux plus ou moins considérables, mais toujours environnés par un tissu peu susceptible d'opposer un obstacle réel au développement qu'ils doivent acquérir dans les obstructions et les dé générations ^ dont ils peuvent devenir le siège; 6^. enfin, les os , qui les présentent réunis au phosphate calcaire , substance inorganique dont la nature doit nécessairement modifier les symptômes qui accompagnent alors rinflammation scrophuleuse des vaisseaux blancs.
1^. Sous le second rapport , on conçoit facilement que les effets et les dangers de l'inflammation strumeuse ne sont pas les mêmes, suivant qu'elle affecte les vaisseaux blancs : i**. de la peau y i°. des ligamens ^ des cartilages , des os, d'une articulation phalangienne , par exemple; 3°. des ligamens ^ des cartilages, des os 5 de l'articulation coxo - fémorale ; fémorotibiale, etc. ; 4"^. des ganglions du col ^ 5^. du mésentère ^ 6^. du poumon ^ etc.
On doit donc inférer de tout ce que nous avons dit sur les maladies scrophuleuses locales : j°. que chacune déciles est une irritation ou une inflammation des vaisseaux blancs , chez un sujet affecté de la constitution strumeuse ; qu^elles ont ^ par conséquent ^toutes la même nature.