‹ Traité complet sur la maladie scrophuleuseChapitre 56 sur 236 · PREMIÈRE PARTIE. Iî · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. Iî

^explication que donne M. Baumes sur le même sujet, diffère peu de la précédente.

(c Les observateurs sont remplis de faits

)) par lesquels il consie , que les scrophules ont » paru, dans des sujets qui en étaient menacés ^ » après une chute, un coup violent, une luxa- )) tion, une peur, une indigestion. Ces acci- )) dens agissent sans doute en déterminant une y> commotion , la stagnation des sucs , enfin , en » introduisant un nouvel ordre à la faveur )) duquel le vice scrophuleux agit et se déve- )) loppe, » (Baumes, ouvrage cité, page 179); et plus loin (page 180), (c ainsi le vice scro- )) phuleux assoupi ^ faute de ce degré d'activité )) qui contribue à son développement, se ma- )) nifeste à l'occasion des maux qui n'ont, avec )) les scropbuîes, qu'une analogie imparfaite, et )) pour ainsi dire nulle. »

11 me semble plus naturel de dire : (( Telle » cause irritante agissant sur des tissus étiolés 5 y) profondément altérés dans leur animalisation, y> doit nécessairement y déterminer une inflam- » mation qui , modifiée par l'état organique ^ » ne peut manquer de prendre un caractère » particulier, et de présenter plus de persi- » stance et de gravité qu'elle n'en aurait offert 1 y> en se manifestant chez un individu sain. » Cette explication n'a rien d'hypothétique, elle repose sur des principes dont la vérité ne peut

Il6 TRAITÉ SUR LES SCROPHULES.

être révoquée en doute, et se trouve entièrement conforme à l'observation, comme tout médecin judicieux peut s'en assurer en étudiant les inflammations scropliuleuses, beaucoup moins dans les livres des auteurs, que dans celui de la nature.

D'après tout ce que nous venons d'exposer sur les affections scrophuleuses locales, il me semble incontestablement démontré : M

1°. Que toutes les causes déterminantes de ces maladies agissent toujours en produisant une irritation qui, en dernier résultat, concentre son action dans le lieu même où se manifestent consécutivement ces différentes altérations ;

2"^. Que toutes ces affections strumeuses locales ne sont autre chose qu'une irritation ou inflammation des vaisseaux blancs actuellement altérés par la constitution écrouelleuse.

Ces deux vérités deviendront encore plus évidentes , si l'on observe qu'une même excitation purement physique ou chimique , portée successivement dans les différentes parties d'un scrophuleux, y déterminera, l'une après l'autre, toutes les variétés de la plilegmasie scrophuleuse.

i^. En agissant sur les ganglions lymphatiques du col , elle produira l'engorgement de ces derniers, regardé, par un grand nombre

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