‹ Traité complet sur la maladie scrophuleuseChapitre 60 sur 236 · PREMIERE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE

)) inutile pour les autres. » (Quarin, Malad. chroniq. Page i'^4-)

Cette observation est d'une vérité très-exacte, et qui frappera tous ceux dont l'attention sera dirigée versle traitement de FafFection strumeuse. Il est donc bien important d'étudier maintenant d'une manière isolée ces différentes variétés des scrophules 5 afin de se former une juste idée des modifications nombreuses que doivent éprouver, suivant les circonstances, les moyens employés contre cliacune de ces variétés d'une même altération .

Pour faciliter l'étude des affections strumeuses locales , considérées en particulier, nous rapprocherons les unes des autres celles qui présentent le plus d'affinité, en les comprenant dans trois groupes principaux , dont le caractère fondamental sera tiré de la manière d'être des vaisseaux lymphatiques dans les différens organes dont ils font partie.

1**. Irritation ou inflammation des vaisseaux blancs disposés en forme de ganglions, ou en faisceaux libres dans les organes.

2°. Inflammation des vaisseaux blancs dans les tissus qu'ils constituent en presque totalité.

3°. Enfin irritation ou inflammation des vaisseaux blancs dans les tissus qui les offrent en proportion moins considérable , ou qui sont chargés d'une sécrétion perspiratoire.

Chacun de ces groupes fera l'objet d'une seclion particulière, dans laquelle nous traiterons succinctement des particularités relatives aux différentes variétés qui s'y trouveront renfermées, après avoir établi les considérations générales appliquablcs à toutes ces variétés du même groupe.

PREMIÈRE SECTION

Irritation ou inflammation des vaisseaux blancs disposés en forme de ganglions ^ ou enfaisce aux libres dans les organes.

Toute excitation suffisante portée sur les vaisseaux blancs détermine, comme nous l'avons dit, l'irritation ou l'inflammation de leurs parois, et consécutivement l'épaississement de ces dernières, la diminution notable, ou même l'oblitération complète du canal vasculaire, enfin l'engorgement, sans qu'il soit nécessaire d'admettre comme on l'avait prétendu, la coagulation des fluides lymphatiques.

On conçoit dès lors que ces engorgemens doivent être beaucoup plus faciles et plus fréquens dans les ganglions, où les vaisseaux blancs déliés et nombreux offrent des circonvolutions multipliées.

Ce jugement est confirmé par l'observation , puisque la tuméfaction de ces ganglions est l'altération locale la plus commune chez les scrophu-

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