‹ Traité complet sur la maladie scrophuleuseChapitre 87 sur 236 · PREMIERE PARTIE. I · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE. I

III. Inflammation scrophuleuse de V articulation fémoro-tihiale.

L'inflammation scrophuleuse des tissus blancs de l'articulation fémoro -tibiale est regardée, par le plus grand nombre des auteurs , comme une maladie particulière à cette articulation , et décrite par chacun d'eux , sous des dénominations différentes; telles que celles de tumeur froide y tumeur lymphatique y fausse anhylose^ fungus des jointures ^ articulorum fungi , engorgement séreux des articulations , Pou te au ; tumeurs spongieuses qui rongent les os ^ tumores ossi poriy Ruisch; tumeur blanche des modernes. Sans chercher à prouver la défectuosité de toutes ces expressions, nous nous bornerons à faire observer que l'inflammation strumeuse offre ici le même caractère que dans toutes les autres articulations, et que les symptômes particuliers qu'elle présente, sont entièrement relatifs à la disposition des parties.

Causes.— l^es plus ordinaires sont les plaies, les contusions du genou, les chutes sur ce dernier, la distension des ligamens par des sauts imprudens, une marche forcée, etc. Si l'on considère que l'articulation fémoro- tibiale est peutêtre la plus exposée à l'influence de toutes ces causes j on ne s'étonnera point delà voir, plus

igB TRAITÉ SUR LES SCROPHULES.

fréquemment , que toutes les autres, affectée de la plilegmasie scrophuleuse.

Sjmptômes. — Les deux premières périodes ne présentent rien de bien particulier. Seulement, le gonflement de l'articulation, avec rénitence élastique et sentiment illusoire de fluctuation , toucher peu sensible , nul changement dans la coloration de la peau, roideur dans les mouvemens, qui font éprouver une douleur d'abord obscure, mais bientôt tellement aiguë, que la station et la progression deviennent impossibles.

La troisième période se fait remarquer par un accroissement dans la tuméfaction qui s'étend vers l'enfoncement poplité; mais surtout par une rétraction considérable du membre, qui tend à prendre la position fléchie ; rétraction qu'il est presque toujours impossible d'empêcher , même en fixant les parties au moyen d'un appareil, qui dans tous les cas, est produite par la contraction permanente des muscles fléchisseurs, et qui paraît sollicitée par le soulagement que le malade éprouve dans la demi-flexion , les surfaces articulaires étant alors moins comprimées, et les ligamens notablement relâchés.

La quatrième période est caractérisée par le ramollissement des tissus, la carie des os, et la suppuration dont le produit peut s'épancher dans l'articulation , ou disséquer les muscles et fuser au

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