‹ Traité complet sur la maladie scrophuleuseChapitre 86 sur 236 · PREMIÈRE PARTIE. IqS · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. IqS

aussi profonde que l'assurent ces auteurs. Voici l'état le plus ordinaire des parties dans cette circonstance : rétrécissement de la cavité cotyloïde, diminution considérable de sa profondeur, déterminéesurtoutpar l'affaissement de ses bords, érosion, usure plus moins notable du supérieur, qui se trouve quelquefois entièrement effacé; fausse articulation sur la face externe de l'os iliaque , non point profondément creusée dans ce dernier, qui n'offre, le plus ordinairement, qu'une légère dépression , mais dont la cavité se trouve, en grande partie, formée par un bourrelet circulaire épais et fibro-cartilagineux ; aplatissement, quelquefois très-marqué, de la tête fémorale, dans sa partie correspondante à l'os des lies; existence d'une membrane mince semi-transparente, entièrement analogue aux synoviales, présentant, comme elles, un sac sans ouverture , et contenant une certaine quantité d'un fluide blanc, visqueux et semblable à la synovie. Cette articulation est affermie par une capsule fibreuse très-épaisse , adhérente , dans plusieurs points, aux muscles qui l'environnent, et fox^tifiée par plusieurs portions de ces derniers, qui ont éprouvé la dé génération fibreuse. Ces fausses articulations n'ofïmnt point de cavité osseuse profonde , manquant de ligament inter-articulaire, n'ont jamais une grande solidité; elles se fatiguent aisément par la progression et

la station prolongées; aussi, les récidives de l'affection que nous examinons sont-elles trèsfréquentes, lorsque les malades ne prennent point assez de précautions dans les différens exercices , dans la locomotion surtout.

Articulation scapulo-huniérale . — L'inflammation scropliuleuse est beaucoup moins commune dans cette articulation que dans la précédente; sans doute parce qu'elle est moins exposée à des extensions et des pressions fortes et fréquentes. C'est, le plus souvent, dans la tête fémorale que siège primitivement la maladie. J'ai vu cette partie, chez plusieurs individus, entièrement détruite par la carie strumeuse, sans aucune altération semblable dans la cavité glénoïde de l'omoplate. Dans quelques circonstances plus rares , tous les tissus blancs de Tarticulation sont affectés en même temps , et la maladie ne présente pas d'autres symptômes particuliers, qu'un allongement assez marqué du membre supérieur, un gonflement très-considérable des parties altérées, au point de former quelquefois une tumeur égale, par son volume, à la tête d'un sujet adulte. Du reste, les terminaisons et la marche de cette affection sont absolument conformes à tout ce que nous avons dit dans les généralités ; ce qui nous dispense d'une description particulière plus étendue.

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