‹ Traité complet sur les symptômes, les effets, la nature et le traitement des maladies syphilitiquesChapitre 38 sur 52 · CH AP. JX. DU CANCER · texte numérisé non relu

CH AP. JX. DU CANCER

aussi quelquefois du virus herpétique ou du virus véritablement carcinomateux , appliqué à la partie pendant le coït , et peut-être aussi de diverses autres acrimonies dont la nature ne nous est pas encore bien connue. Le cas de l’ermite Héron , dont j’ai fait mention dans le chap.Ier, appartient à cette classe. Pline le jeune fait mention d’un Romain qui se jeta dans l’eau avec sa femme, pour se noyer, à cause d’une maladie semblable. Le mal noir , qui s’est manifesté il y a quelques années à Boston et autres endroits dans le nord de l’Amérique , et où la verge tombait en gangrène , dont j’ai fait mention dans le même chapitre, en est encore un autre exemple.

Le caractère de ces ulcères consiste en ce qu’ils font des progrès très-rapides , que leurs bords deviennent durs et renversés, et que la suppuration est copieuse , sanieuse et très-fétide, avec des douleurs vives et lancinantes. La partie fort gonflée , comprimant l’orifice de l’urètre , surtout lorsque cette maladie est négligée , est la cause que l’urine se fait souvent d’autres passages, et, en entretenant ainsi l’irritation dans les parties affectées , empire la maladie ou la rend incurable.

La GANGRÈNE OU la POURRITURE DE LA VERGE doit son origine à des causes très - différentes. i°. A la strangulation violente du gland dans le para phimosis. 2°. A l’infiltration de l’urine dans les corps caverneux de cette partie , et, dans quelques cas , à la suppression d’urine ouischurie urétrale. 3°. La gangrène survient quelquefois à la verge par le progrès d’une

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