‹ Traité complet sur les symptômes, les effets, la nature et le traitement des maladies syphilitiquesChapitre 39 sur 52 · DIT • MEMBRE VIRIL · texte numérisé non relu

DIT • MEMBRE VIRIL

inflammation violente. L°. On a observé que lorsqu’un homme déjà affecté d’une blennorrhagie vient à être attaqué , surtout dans les hôpitaux , de cette fièvre, avec faiblesse générale du corps, connue généralement sous le nom de fièvre putride, quelquefois la verge est attaquée d’une mortification, et dans

ce cas elle tombe souvent de soi-même. Hippocrate avait observé que la meme maladie survient quelquefois aux testicules , par une espèce de métastase dans les fièvres d’un mauvais caractère. Peut-être elle provient aussi quelquefois de l’éléphantiasis ou de la lèpre noire.

Pour ce qui regarde le traitement des ulcères phagédéniques, je dois renvoyer le lecteur au chap. XI; mais quand la structure organique de la verge est tellement altérée ou détruite qu’on n’a plus d’espoir de la conserver, ou lorsque le mai fait des progrès si rapides ou si violons qu’il y a lieu de craindre que la maladie ne se communique aux parties voisines et internes , et que, par ses progrès successifs, le malade ne perde enfin la vie , dans ces circonstances , l’amputation ou l’excision de la verge devient nécessaire.

Dans les cas où la gangrène se manifeste à la verge , il faut avant tout en détruire la cause , si l’on peut , et employer les remèdes les plus puissans, tant externes qu’internes , pour arrêter ses progrès. Si la gangrène s’arrête par ces remèdes ou de soi-même , la nature sépare souvent la partie morte de la partie vivante sans aucun secours de l’art; mais si la gangrène continue à se communiquer aux parties sai-

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