HÀP. IX. DU CANCER
nés, et que le mal gagne évidemment, l’amputation peut sauver la vie au malade, et elle doit en conséquence être entreprise sans délai et sans hésiter.
M. Boyer a le mieux décrit la manière de faire cette opération , dans le second volume de la Médecine éclairée par les sciences physiques. Nous le transcris vons ici mot à mot.
h’ amputation ou V excision de la verge.
« Après avoir entouré la tumeur d’un linge , je » l’embrassai de la main gauche en tirant un peu la » peau à moi , et j’amputai ensuite d’un même coup » de bistouri lapeau^ les corps caverneux et l’urètre.
Je pinçai les artères qui rampent sur le dos de la » verge avec une pince à dissection , et en les tirant j> un peu à moi j’en fis faire la ligature. J’en fis autant aux artères qui rampent au milieu du tissu » spongieux du corps caverneux. Après avoir fait la » ligature de ces vaisseaux, j’introduisis une sonde » en forme de S dans la vessie ; j appliquai de la char- » pie sur la plaie , et je la soutins avec des compresses » longuettes , percées dans le milieu pour laisser pas- » ser la sonde , et mises en travers. Les extrémités de » ces compresses furent couvertes au-dessus des chefs » d’un bandage en 2 , auquel la sonde fut aussi fixée » avec de petits liens. Telles furent les principales »> circonstances de l’appareil. Je dois faire remarquer * que les ligatures des artères étaient tombées au » dixième jour de l’opération , et que la suppuration » était alors aussi bien établie qu’elle pût l’être :1a