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Malheureusementj comme l'insinue M. le général Morin, H y a Tort peu de construclions qui puissent aujourd'hui perraelEre l'usage de ces gaines; le mieux, selon nous, serait d'employer des cheminées à 1» prussienne qui auraient le tuyau de fumée extérieur au mur, et qui donneraient ainsi le maximum de chaleur si l'on avait soin d'établir un double tuyau dont l'enveloppe extérieure prendrait directement l'air par une ventouse extérieure. On obtiendrait le même résultat avec des frais moindres de construction.
Pour terminer ce que nous avons à dire sur les cheminées, nous devons mentionner la cheminée dite de Nancy, qui a amené à la découverte des cheminées à la prussienne, ainsi que d'un système de foyer tournant qui permet de chaufCer tour à tour deux pièces; et enfin nous dirons quelques mois des grilles k coke et h charbon.
Notre ligure 12 représente la cheminée de \ 'pixMm'D''''^téi^ c'Tmirï^
Nancy. Elle est tirée de l'ouvrage d'IIébrard ™;ir; o, pi:ne-f»niio ; e, mjiiij
que nous avons elle plus haut, mais nous avons réduit cette figure de moitié ; voici la description
qu'en donne cet auteur, page IHS de sa Caminologie : * Elles sont faites de t61e ou de cuivre, tant pour le contre-cœur et les jambages que pour le petit tuyau, et disposées d'une façon qui n'a rien que d'agréable à la vue; car c'est une espèce de pavillon carré, A, d'oii pendent de chaque cMé comme deux rideaux, D, à demi tirés et arrêtés qui servent de jambages avec un fund,C, qui fait le contrecœur... Elle échaufTe considérablement la chambre, puisque la chaleur du feu ne peut poinLsortir par l'ouverture de la cheminée, qui est bouchée lotalemenl avec une plate-forme en tt)le, D, coupée exactement suivant la mesure de l'onverlure de la cheminée, et échancrée d'une face pour recevoir le petit tuyau E, qui termine par en haut le pavillon. » Comme on lu voit par notre figure, cette cheminée, qui lors de son apparilion fut une grande découverte, consistait tout simplement à réduire les énormes dimensions des cheminées de cette époque.
Examinons maintenant le double foyer décrit par Franklin (I) e: qu'il est trêsfàcheux (le ne plus voir employé, car il est pftitique et économique; nous traduisons littéralemcnl : «: A Paris, dit-il, j'ai vu un foyer si bien imaginé, qu'il peut servir à volonté à chaufi'er deux pièces, la chambre â coucher et le cabmet de travail. Le tuyau de fumée est rond; le loyer était en fonte ayant une partie
." V, p. 50, nnn^c i7&7, by M. B
66 TRAITÉ COUPLET Dt CHAUFFAGE ET DE U VENTILATION,
droite à l'arrière, a (fig. 73), et deux plaques demi-circulaires horizonlales b, c; le tout arrangé île façon à tourner sur deux pivots, e, d; la plaque 6 bouche toujours la partie circulaire du tuyau de la fumée, du cAté de la pièce qui est sans feu, tandis que l'autre moitié, du c6té où l'on fait le feu, est toujours ouverte. Avec une telle disposition, un domestique peut le matin faire du feu sur l'àtre c, qui est dans le cabinet de travail, sans dé- I ranger le maître qui est dans sa chambre. Quand celui-ci se
lève il peut, en poussant avec le pied, foire tourner la cheminée sur ses pivots, el amener le feu dans sa chambre. Il peut rester là aussi longtemps qu'il le désire, puis il tourne de nouveau le foyer lorsqu'il veut passer dans le cabinet de travail. La pièce qui n'a pas de feu est également chaulTée par ptt.Ts -pianiK '* chaleur de la plaque verticale. Celle chaleur se répand d'iirc eido royir (jans la pièce comme ne le ferait pas mieux une cheminée.
•le.— o.plaquo
or font» i ». p]». Comme nous l'avons vu précédemment, on peut brûler dans
laire; (, i, pi- les cheminécs du bois ou du charbon, si leur intérieur est construit dans ce but-, mais à l'aide do grilles à coke, on peut brûler simultanément et à volonté du bois ou du coke. Notre figure Ti montre une grille à coke très-ajourée, imaginée par Cordier,
|liV(iïliHiHf)l
NjlplffiiMir
Fil. 7t. — Grille * coke (lytwmc Conlicr). Fig. 75. — Grille h tokc.
l'inventeur de la cheminée que montrent nos figures 59 et 00; notre figure 75 montre une autre grille ayant au dos une plaque inclinée pour réflérliir la chaleur.
iMflnUi*B. — Sous la dénomination générale de poêle, on désigne tous les appareils.de chauffage qui, placés dans l'intérieur des pièces, les chauffent sans montrer le feu; pour compléter celle délinilion, nous devons ajouter qu'aujour-
d'hui on commence à faire des poêles qui montrent la flamme du foyer, une fois le combustible allumé, parce qu'en ce moment on supprime de grandes portes mobiles ou mantelets.
On fait des poAIes en tôle, en fonte et en faïence; nous étudierons chacun d'eux en particulier; mais nous dirons tout de suite que, quelle que soit la matière qui les compose, les poêles constituent le chauffage le plus économique puisqu'ils utilisent 85 à 90 degrés de la chaleur développée par le combustible; ils agissent donc à l'inverse des cheminées, qui n'en utilisent que 15 ou âO; mais aussi celte propriété des poêles sert à démontrer que la ventilation est moins active. En effet, suivant le combustible empbyé pour leur alimentation, le volume d'air qui passe par le poêle et sort par le tuyau de fumée n'est en moyenne que 7 mètres cubes par kilogramme de combustible (1), ce qui nous permet de dire que ce mode de chauffage est économique, mais très-insalubre, surtout les poêles en fonte; malheureusement en France, principalement dans les grands centres de population, on ne fait usage que de ces derniers.
" De rorigine des poêles. — Cette origine nous montrera ce qu'était )e chaufâge à la fin du XYi° siècle, c'est-à-dire deux siècles avant l'apparition des ouvrages de Gauger et de Franklin.
C'est, croyons-nous, Alberti, qui le premier dans son livre de VArchileclure nous parle des poêles : « En Germanie, en Colchos et ailleurs, dit-il, les habitants usent de poisles. » Plus loin il ajoute : « S'il faut bastir en un lieu froid, le remède sera d'user du feu, mais l'usage en est bien divers. Toutefois le plus profitable de tous est celui que l'on fait en lieu ample et ouvert, à fin qu'il puisse luyre et eschauffer tout à l'entour de soy. Car qui le ferait en un lieu clos comme un po^'ste ou dessous quelques voustes, si que la fumée ne s'en peut aller franchement, la vapeur en serait mauvaise et dangereuse, même nuysaiile grandement aux yeux, les rendant chassieux et débiles, etc. Au contraire le regard de la flamme d'un feu vivement allumé, outre qu'il est récralif à merveille, sert (ce dict-on) de bonne compagnie aux pères de famille quand ils devisent au foyer (2). >
Savot fait aussi allusion aux poêles dans son Architecture française^ et il signale une funeste habitude, celle de fermer les clefs des tuyaux, c Ils font en Suède de petites cheminées rondes dans le coin de la chambre où ils brûlent le bois debout, et ils bouchent le haut du tuyau dans la hotte lorsque le bois est tout consommé, en sorte qu'il ne fasse plus de fumée ni même de vapeur, et cela conserve une chaleur fort longtemps. » C'est évidemment des poêles dont il est question dans ce passage, et les lignes suivantes nous indiquent d'une manière
(1) 5 mètres cubes pour 1 kilogramme de bois; 7 pour la houiUe et 11 pour le coke.
(2) WArclùtecture et art de bien bastir, du seigneur Léon Baptiste Alberti, p. 90 et 233 de la traduction de J^an Martin, 1553.
certaine Tépoque à laquelle parurent les premières cheminées-poèle, Taussement dénominécs cheminées à la prussiemie. « On commence à voir à Paris des petites cheminées à l'anglaise pour des cabinets; elles sont faites de plaques de tôle ou fer fondu, tant pour l'àtre que pour le contre-cœur, que pour les costez des jambages (1). >
La date de la découverte des poêles est très-difficile à déterminer; ce qu'il y a de positif, c'est qu'ils étaient encore peu communs en France à la fin du xvn° siècle. Hofmannus(2),s'appuyant sur Diodore de Sicile, en attribue Finvention à Vulcain lui-même. Suidas (3) ne remonte pas aussi haut; ce serait simplement rKgypticn Ânnus qui serait l'inventeur des poêles. L'Allemand Busch (4), dans son Abrégé des découvertes, prouve que ces deux suppositions sont fausses et ne peuvent se rapporter aux poêles (stubenâfen), mais aux fourneaux des cuisines {bakenôfen). Nous supposons que les poêles ont été inventés dans les pays du Nord, en Allemagne probablement; le récit d'Alberti que nous avons cité pourrait le faire supposer. A son début, le poêle devait être simplement un foyer
avec un tuyau de fumée (nous en donnerons deux exemples bientôt); plus tard, ce poêle reçut une enveloppe, le tuyau fut allongé pour augmenter le tirage. Ces modifications durent être faites très-rapidement, et le poêle arriva bien vite aux formes qu'il a encore aujourd'hui dans ce pays.
Quoi qu'il en soit, nous trouvons dans Tomlinson qu'une curiosité attira en 1086 des savants de Paris à la foire de Saint-Germain :
c'était un poêle qui, suivant le terme employé dès cette époque, brûlait sa propre fumée. Il avait été inventé par Dalesme en 1680; il consistait en une sorte de vase en fer forgé, portant une grille destinée à recevoir le combustible. L'appareil se terminait par un tuyau ascendant par lequel s'échappait la fumée. La figure 76 montre une coupe du ftinius acapnos de Dalesme. C'était, malgré le dire contraire de Tomlinson (5), le premier foyer
Pig. 76. — Fintius acapnoê de Dalesme.
a, entrée de l'air ; c, sortie.
(1) VArdiileclure française des baslimei'ts parliculierSy par M, Lovis Savot, médocin, avec notes et tijjurcs de Blondcl, Paris, Clovzicr l'aisné, MtDC.LXXIH. Note a, p. 140 à U±.
(2) Hofmannus (Joh. J.ic.) Lexicon universaley historianif dironologiamy c'c, cxplanans. Lug-Balav., 1698, 4 vol. in-fol., l. 11, p. 597.
(3) Suidas, Lexicon grœce, Venetiis, in œdibus Aldi et Andréa soccri, mcnse Fcb. M.V.XIilt, in fol. «ûTGç, 1, p. 340.
(4) Biiscli, Yersudi eines Handbuchs der Erfindungen^ Eisenacli, in-8o, 179i. IV, Baud. Erfind. Oefen.
(5) Tomlinson nous apprend que le prince' Rupert avait donné, en 1678, une cheminée dans laquelle la flamme était obligée de franciiir les bords d\mc plaque verticale avant de se rendre
 HaiDine renversée dans lequel la combustion était complète et qui ne donnait pas de Tumée; de là son nom de furnm acapnos.
Voici commenl ronclionnait l'appareil : sur la grille on disposait du bois el du cbarbon, puis, à l'aide d'une lampe, on chaulTait le tuyau vers son point de raccord (voir noire figure 7C), ce qui élablissait un courant d'air dans le sens des flèches. Ce courant traversait le combustible; il parlait du point a et sortait en c; on mettait alors le feu ou quelques charbons etiflammés au-dessus du combustible qui se trouvait dans le récipient; la masse s'enHammaît, et tes produits de la combustion s'échappaient par l'orifice c.
Cet appareil, qui parut Tort drâlc à cette époque, ne fut regardé que comme un objet de simple curiosité; cependant aujourd'hui sgn principe est appliqué dans bien des cas, notamment dans les foyers de chaudières, ainsi que dans les éla-
Pi(. 7T. — VirlraNUi fmnulant de LiuUiuinn n. réiipiont du conibiialiblo ,
b. conJuIl i cbiulTQri c. lujau de la (}uaie;d. miUiniiair; e, oaieg.
blissements insalubres où le gaz et les vapeurs délétères des chaudières sont renversés sur les foyers et appelés dans les conduits de fumée.
L'appareil de Dalesme non-seulement ne donnait pas de fumée, mats la combustion était complète, comme nous l'avons déjà dit. A l'étranger cette découverte fut assez remarquée; nous avons vu que les Anglais avaient voulu s'en allribuer le mérite; les Allemands ont fait de même. Un certain Leulmann (1) avait,
dan» le lojau do fumée. Mais dans ce cas, quoiiu'il y cul renversement Ue la fljmnie, la combdstion devail être bien incomplâlc, et ne canslituaît pas du loul un lojer i Hnouie renversée. ttatesme reste donc bien le véritable inventeur de eei derniers foyeri.
(t) Vulcmui famulaiu, etc., von Georg. Leulmann, 1 vul. in-IS, Wiltcmberg, GollTried Zimmermiinn, 17:20.
dit-il, imaginé le premier l'appareil représenté par noire figure 77; a esl le récipient; b, le conduit à échaufTcr; c, le tuyau de la fumée ; d, l'entonnoir recevant la fumée et la conduisant h l'entérleur de la pièce; enfin l'appareil esl muni d'anses e, e. Or voici ce que nous trouvons dans les Philosophkal and Mkellaneous papers (I) sur cet appareil; Franklin termine sa lettre en disant : € Il est évident pour moi que d'après l'explication de M. Leutmann sur le fonctionnement de cet appareil, il n'en connaît nullement les principes (Ihal he did noi undersland Ihe prtnciples of it), d'où j'en conclus qu'il n'en est pics l'inventeur; et que par la description qu'il en fait, l'ouverture est si large et la pipe si courte, que je suis persuadé qu'il ne l'a jamais fait ni expérimenté i. Et Franklin termine en disant : « Je crois que cet Allemand a pillé l'idée à quelque Français D. Nous pouvons conclure certainement que ce Français élail Dalesme luimâme, qui avait Tait son appareil dès 1080- Toujours les mêmes, ces bons Allemands, ils croient toujours que le bien d' autrui est te leur.
Nous donnons, figure 78, un poêle tiré de l'ouvrage de Kcslar pnbbéen ltJI9. Celle figure esl réduite de moitié sur l'originat.
Ce poêle est formé de plaques de fer rivées, a est le foyer qu'on cbarge en soulevant le couvercle o ; b est une prise d'air extérieur, qui montre une première application d'un tuyau aspirant de l'air froid. Cet air traverse le foyer et le grand poêle en fer, et sort mélangé aux produits de la combustion par c. Ces deux ouvertures sont '»riiedVf-'c°sorLd'rb (ûni!o''d*coii- munîes de rcglitrcs qu'on tient ouverts ire-poidj; o,couTCrtieduiiianpmcni. qu fcnnés à volonté, à l'aide de conlre-
poids d, d.
Notre figure 70 montre un des types les plus anciens des poêles allemands en faïence; il ressemble beaucoup aux types primitifs donnés par Kesiar dès 1610, comme nous venons de le dire. Ce poêle est adossé à un mur et peut chaulfur deux pièces. En a se trouve le foyer; b, b, b sont trois galeries ' destinées à recevoir les corps que l'on veut tenir cbauds; c est une prise d'air qui part au-dessous du foyer a et suit le parcours indiqué par la ligne ponctuée. Cet air sort en d; e, e, e sont des tampons pour le ramonage des conduits de fumée bori^tontaux ; f esl une boucbe de chaleur.
(IJ Op. cit.. p. 61, année 1787.
Notre figure 80 montre un racloir destiné au nettoyage ties c onduits de la fumée. On emploie encore aujourd'hui des racloirs semblables el d'autres qui son! coudés. Noire figure 81 représente la coupe d'un poêle tirée de l'ouvrage de Leutmann, ouvrage que nous avons déjà cité (voy. page 69) ; celle figure est réduite de moitié. a est le foyer proprement dit où brûle le comhuslible; e, e est un conduit qui prend l'air froid de l'extérieur et le déverse chaud dans la pièce; la fumée du foyer suit le parcours indiqué par les flèches el va sortir par le luyau de fumée A.
En 1740 Franklin réalisait un problème qui le préoccupait depuis longtemps; économiser le combustible, ou plulàt trouver le
Pis- 70. — Tocle ilfciiunii. — j, foïcri ^, ealcHpi; , , . , , , ,
e, prise d'air; d. sorlio do la runiéc; e, liiupnii do moycn de fOUmiF lO plUS de cha-
"™''"°'î"- leur avec une quantité de com-
bustible donnée. Il fabriqua dans ce but un poêle en fer ballu; mais la vive cbaleur dégagée par le combustible, surtout par la houille, détériorait promplement le fer; aussi ce ne fut que quarante-quatre ans plus tard, en 1789, que Desarnod en«mployant la fonte put rendre pratique le poêle de Franklin, comme nous allons le voir bienlàt.
I/apparcil de Franklin {fig. Si) se plaçait dans les cbemiuées munies de ventouses d'aération.
Voici sa description d'après Franklin lui-même (I) : m est le manteau de la cheminée; c, le tuyau de fumée; b, b, un faux contre-cœur; fl,c, levrai, c"esl-à-
(1) DetCTiption iei nouvtaux ehauffoin de Petuyhanie, broeh. io^S".
n TRAITÉ C0S1PLET DU CHADFFAGE ET DE LA VESTILATIOS.
dire le mur; I, le dessus du chaulToir; f, la Tace du chaulToir; a, le foyer où se
trouve le combuslible ; d, la caisse à air; k, une bouche de chaleur déversant
l'air chaud dans la pièce; h, le vide rempli d'air froid venant du dehors par le
conduit t; cet air se sépare en-deux au point g; une partie entretient la cora-
buslion tandis que l'autre fournit l'air à
chautTer. Comme on le voit cii jetant les
yeux sur noire figure, la flamme suit le
trajet indiqué par la (lèche; arrivée au
point/), p, il ne reste plus que la fumée
brûlée, c'est-à-dtrc légère.
Desarnod s'inspirant du cbaufToir de Franklin y apporta des niodificalions; il l'ouvrit sur le devant pour laisser voir le feu (fig. 83); il ajouta sur chaque côte trois petits tubes qui se rendaient dans un plus grand, ce qui augmentait le parcours de la fumée, de sorte que celle-ci ne sortait dans le conduit de fumée qu'après avoir perdu une grande partie de son calorique. Noire figure montre Fie.8i.-chiiiiiibicdcPcniïi«inicdoFMiiUin. les petits tubes dans lesquels la fumée iIid!''r"on°i^»rr"7'f"™du (i^iîîrJl^ desceud pour remonter dans le plus (j. lufpaniiioii do l'air; 1, Dir Tniid; m, n.ar- grand tubc. Au-dessus de cc poâle iiexisie une ouverture donnant de l'air chaud dans la pièce. Eli définitive, le poêle Desarnod n'est qu'une pelile cheminée dans une plus grande.
Arrivons aux poêles tout h fait modernes. Leurs formes sont des plus variées, et nous n'exagérons pas en disant qu'il en exisie des milliers, depuis le simple poêle de corps de garde, que les uns appellent lyonnais, les autres simplement cloches en fonte. Notre figure 8i montre ce poêle ; c'est le plus simple de tous mais le plus insalubre. Il se compose de deux marmites, dont l'une inférieure a des pieds, et l'autre supérieure, retournée sur la première, porte un manchon à son sommet pour recevoir le tuyau de fumée. Une grille sépare ces deux marmites, qui ont chacune une porte; celle du liaul sert à introduire le combustible, celle du bas à retirer les cendres ou à activer le tirage, suivant la plus ou moins grande quantité d'air qu'on laisse passer par cette ouverture inférieure. Le type représenté par notre ligure Si possède tous les défauts possibles; il rougit à tel point qu'il calcine les molécules de l'air; il dessèche tellement celui-ci, que la tète la plus solide est promplemenl serrée comme dans un étau; nous n'indiquons ce poélc que pour dire qu'on ne doit jamais l'employer
l.tS APPAREILS DE CUAUFPAGE HODERTfES. 73
que pour sécher les plâtres dans les conslructions neuves, il n'est pas bon à aulre chose.
Pour remédier un peu aa\ nombreux inconvénients qu'il a, on l'entoure d'une enveloppe en tôle, dans laquelle on fait arriver de l'air frais soit par une prise extérieure au local, soit par l'air contenu dans la pièce etlc-mCme. Cette
Fiî, 83. - IV'lc do l)i-ïiriidii. fig. 8t. - Po*lc en Iwile
enveloppe a, un double but, elle sert d'écran, et elle empêche la fonte de rougir par le refroidissement dont elle l'entoure; mais naturellement le rayonnement étant moins fort, les couches d'air qui s' écliau (fuient dans tous les sens ne s'éoliaufTent pour ainsi dire que verticalement, dès que le poêle est enveloppé de sa chemise de tète.
Pour remédier en irarlie à cet inconvénient, un fumiste, M.Âubert, a imaginé des enveloppes en tôle perforée, comme nous le verrons un peu plus loin, lorsque nous parlerons des poêles à alimentation continue qui conslilucnl de véritables cnloriTères.
Pour procéder avec ordre, nous diviserons les poêles en trois sections :
i" Poêles à parois métalliques apparentes (fonte ou télé); 2° Poêles à parois métalUqiies cachées par 4e$ enveloppes réfraclairss; poêles en poterie; 3° Poêles-calorifères.
Nous nous étendrons assez longuement sur ces derniers, car ils constituent un véritable progrès dans le chauffage domestique.
I' Potics A parois mr^Uilliques apparentes. — Penlc.
A part l'inconvénient déjà signalé de dessécher les poussières organiques en suspension dans l'air, les poêles à parois métalliques, surtout celles en fonte.
présentent des dangers pour la santé, dangers exagérés par les uns et niés trop afTirmativement par les autres.
Nous allons examiner successivement les difTérentes opinions qui se sont produites, afm d'élucider la question, car il serait temps de savoir à quoi sVn tenir sur ce sujet et vider entièrement le procès intenté à la fonte, procès qui n'a jamais été jugé en dernier ressort.
Depuis fort longtemps déjà, les dangers que présentent les poêles de métal ont attiré Fattcntion des hygiénistes.
Quand Franklin fit connaître ses chauffoirs de Pensylvanie, il eut à combattre bien des préjugés pour les faire adopter, et entre autres reproches ses détracteurs accusaient ses chaufToirs de dégager de mauvaises odeurs préjudiciables à la santé.
Dans sa défense, Ip. savant physicien disait que les poêles donnaientde mauvaises odeurs parce qu'ils étaient tenus d'une façon malpropre; quant aux émanations métalliques, elles n'étaient point préjudiciables à la santé, puisque les forgerons^ les serruriers et autres ouvriers travaillant le fer à chaud se portaient fort bien.
Un peu plus tard, en 1788, la Société royale de médecine appelée à donner son avis sur le foyer en fonte de Desarnod, termine son rapport par ces lignes : « Nous pouvons assurer avec vérité que, dans les chambres où nous avons vu ces foyers en expérience, quoique toutes les ouvertures fussent fermées, nous n'avons senti aucune émanation qu'on pût attribuer à la fonte. »
Dans une thèse de médecine soutenue par Delaroche, nous lisons : « Aucun fait d'ailleurs, à ma connaissance, ne prouve que les émanations odorantes de la fonte de fer chauffée aient une influence nuisible sur l'économie animale (!) ».
En 18^0, Thénard (2) essaye de prouver que l'usage des tuyaux de poêle en tôle et même en cuivre n'était pas dangereux pour la santé.
Enfin, dans ces dernières années, la question a été reprise sinon résolue. Voici ce que nous lisons dans un journal (3) sous la signature de M. Legrand : «: Dans le courant des années 1865 et 18G6, M. le docteur Carret (de Chambéry) fit présenter à l'Académie des sciences, par les soins de M. Yelpeau, plusieurs mémoires sur les inconvénients des poêles de fonte. Le premier de ces mémoires appelait l'attention des médecins et du monde savant sur une nouvelle épidémie observée en Savoie, épidémie dont la note, d'ailleurs très-courlc, insérée aux comptes rendus, n'énumère pas les caractères, et, si j'ai bonne mémoire, le présentateur ne les avait pas fait connaître non plus. L'auteur signalait seulement ce fait singulier, à savoir que les malades se servaient tous de poêles de fonte récemment importés en Savoie, et que les habitations chauffées par d'autres
(1) Note, page U, thèse n» 11, Paris, 1806.
(2) Rapport à Tlnstitut, 3» trimestre, 1820.
(3) Union médicale, 25 janvier 1868.
lï& APPAREILS DE CHAUFFAGE MODERNES. 75
moyens avaient été indemnes. Les mémoires suivants, au nombre de deux, attribuaient aux poêles incriminés le développement d'une fièvre typhoïde qui sévissait sur les jeunes élèves du lycée de Chambéry. Toutes les communications de M. le docteur Carret furent renvoyées à la commission des arts insalubres (1) >.
De récents travaux de HM. H. Suinte-Claire Deville et Troost (i) ont attiré Tattention des savants sur la même question, et ont fait assez de bruit pour nécessiter la nomination d'une commission qui fut chargée de pratiquer des expériences au Conservatoire des arts et métiers; malheureusement une discussion assez vive froissa l'un des membres influents de celte commission, qui dès lors n'a pas donné les résultats si impatiemment attendus.
M. le général Morin, qui faisait partie de cette commission, continua bien les expériences avec M. Troosf, mais il ne semble pas qu'il ait rien tiré de bien concluant de ses expériences, puisque dans son Manml du chauffage (3) il n'en dit absolument rien; il se contente d'écrire (page 12) : c D'après des expériences récentes, directes et précises, exécutées en 1867 par MM. H. Deville et Troost, la fonte chauffée au rouge est très-perméable aux gaz et en particulier à l'hydrogène et à l'oxyde de carbone, ce qui explique le malaise et même les effets toxiques parfois très-graves qu'occasionne l'usage des poêles en fonte dans l'intérieur des appartements d'habitation. C'est tout au plus si l'on peut les admettre pour le chauffage des dépendances et des parties extérieures des appartements, fréquemment ouvertes, où l'air peut être facilement renouvelé. ^
Pour nous, les poêles en fonte sont un chauffage insalubre parce qu'ils dessèchent outre mesure les poussières organiques de l'air. Dans cet état, ces poussières fatiguent les voies respiratoires et appauvrissent le sang à tel point, que les
(i) Le fait d'épidémie avancé par M. Carret a été nié par le docteur Michaud parlant au nom de l'association des médecins de la Haute-Savoie qui, en assemblée générale, ont émis les conclusions suivantes:
1o Que les épidémies dont il a été parlé au conseil d*hygiène de Chambéry, à Tlnstitut, à FAcadémie de médecine et ailleurs, sont dues à toute autre cause qu*à l'usage des poêles de fonte ;
2o Que l'épidémie de Jarsy et l'épidémie du lycée de Chambéry n'étaient autre chose que la fièvre typhoïde;
3<* Que les trois cents faits énoncés par l'auteur du mémoire sur les épidémies d'hiver se rattachaient à des maladies connues, et qu'ils ne peuvent servir de base à la découverte d'une nouvelle entité morbide. Thèse du docteur Castarède, p. 167, in-4o. Paris, 1869.
(2j L'ensemble des discussions sur ce siget est consigné dans le compte rendu de TAcadémie des sciences en date du 13 janvier 1868 et du 3 mai 1869*; il résulterait d'après cette étude que les poêles en métal pertes au roug^.^ pourraient donner lieu à une formation d'hydrogène et d*oxyde de carbone, gaz des plus délétères par leurs principes toxiques; quant à cette formation, elle pouvait provenir de différentes causes : !<> delà perméabilité de la fonte, qui laisserait échapper ces gaz de l'intérieur du foyer à l'extérieur; 2o de la décomposition de l'acide carbonique au contact du métal rougi ; 3^ de l'action de Toxygène de l'air sur le carbone de la fonte.
Cette dernière action ne serait pas de longue durée puisqu'elle n'agirait que sur les poêles neufs, à moins qu'on admette une cémentation de la fonte par l'oxyde de carbone du charbon brûlé à l'intérieur du foyer.
(3) Ouvrage déjà cité.
76 TRAfTË COMPLET DV CHAUFFiGE ET D£ U VENTILATION,
poêles peuvent rendre poilrinaires les personnes qui en font un usa^e coosUnt. ' Ensuite la fonte rougie peut laisser échapper de l'intérieur de l'oxyde de caiirane, et il sulfit de très-minimes proportions de ce gai pour agir de la Tacon la plus funeste sur l'économie, surtout quand un air brûlant et desséché ouvre pour ainsi dire les poumons à l'intoxication de ce gaz délélère; mais nous ne croirons Jamais que la fonte rougie puisse procurer directement des fièvres typhoïdes.
Évidemment ce mode de chauffage est insalubre, el on doit éviter autant que possible d'en faire usa^e; on doit surtout, pour combattre sa plus Hkcheuse influence, placer sur les poêles des récipients d'eau pour donner un degré d'bumidité nécessaire à l'atmosphère des chambres dans lesquelles ils fonctionnent. Nous fgouterons encore qu'il est bien fAcheux que les tuyaux de poêle de fonte soient munis de clefs; on ne devrait jamais en faire usage. Si cependant on persiste dans cette funeste habitude, on ne devra refiler la combustion avec la clef que lorsque le feu sera en pleine ignition et n'émettra que des gaz trèslégers. Nous ne nous étendrons pas plus longuement sur la question de l'insalubrité des poêles de fonte, de même que nous ne donnerons pas d'autre modèle que le type figuré par notre croquis 84.
Nous nous occuperons immédiatement des poêles de la deuxième division, après avoir dit toulefois que les poêles avec enveloppes de tûle de fer sont de beaucoup préférables à ceux construits exclusivement en fonte.
3" Poêle» à parois mélalliqucs cachées par de> enveloppes rëlractaïrca.
Ces poêles ne diffèrent des précédents qu'en ce que les parois métalliques sont enveloppées le plus souvent de faïence.
Notre ligure HT) moiilre un spécimen de ces poêles ; l'air de la pièce à chauffer pénètre par les ouvertures inférieures du poêle, s'échauffe au contact de la cloche en fonte, et ressort par des bouches de chaleur pratiquées à la partie supérieure. L'air nécessaire à la combustion arrive par la porte et par le cendrier pratiqué au-dessous de celle-ci. La porte elle-même est munie d'un petit I registre k coulisse qui sert à régler le tirage.
Fig. 85. - PoDio en bicnca. Notte figure 86 moutre un autre genre de poêle
recouvert de faïence; celui-ci est déjà mieux compris que le précédent ; car il sert aussi à la ventilation.
L'air extérieur c, chauffé au contact de la cloche en fonte, s'élève vers le plafond par le tuyau en poterie et le tuyau de fumée a faisant appel de ft; il descend
«n c, ressort par les bouches pratiquées dans le haut du poSIe, se mAle à l'air <le la pièce et va se brûler déGuitivemeRt dans le foyer, où il pénètre par la porte 4 el par le cendrier silué au-dessous.
Nous ne donnerons pas la description d'autres poêles de cette section parce ■que, comme les précédents, ils sont fort répandus, el nous passerons à la troisième catégorie.
Pi|t. BC. - Poils CD Smicna. - n da fumés ; », if^l de l'air; t. al piica ; i. bil« dt cbarcomcol.
2" Poilei-caioririïrce.
On les nomme aussi poêles à alimentation continue, parce que, une fois chargés, ils s'alimentent d'cuï-mêraes et n'ont pas besoin d'être rechargés de dix à douze heures, et quelquefois davantage.
Notre figure 87 montre un calorifère à enveloppe fabri- — '-
i^ué par M. Geneste. On peut, avec cet appareil, prendre 'air à volonté soit à l'intérieur, par des ouvertures latérales situées dans le socle de l'appareil, <t droite et à gauche du cendrier, soit à l'extérieur, à l'aide d'une prise spéciale. Cet appareil, comme beaucoup d'autres moiièles, du reste, peut servir à chauffer deux pièces contiguês qui ne seraient pas très-grandes \ pour cela il suffit de le placer à cheval sur la cloison qui sépare les deux pièces. On peut de même ¥\(. m. — Vai\r~ttcombiner le chaufTace avec la ventilation, en disposant une '","?'?, *",'' '^* ~
gaine spéciale dans l'axe de laquelle monte le lurau de pouriniire.>
fumée du calorifère.
La figure 88 représente aussi uncalorifëre à enveloppe, mais elle est perforée, ce qui permet d'utiliser d'une manière plus efficace la chaleur rayonnante.
Ce calorifère, une fois chargé, fonclionne quinze à seize heures sans avoir besoin d'être rechargé.
La figure 89 montre le dessus du poèle, où Ton peut voir Touverture fermée par un couvercle qui sert à Tiniroduction du combustible, et qui peut être indistinctement du coke ou de la houille.
Souvent, dans la construction des poêles, les fumistes ne tiennent pas assez compte de la dilatation de la grille; aussi qu'arrive-t-il? Si la grille est plus solide que les parois du poêle (ceci s'applique surtout aux anciens poêles en fonte), en se dilalant elle occasionne la rupture de ces parois; si, au contraire, ces dernières sont plus résistantes que la grille, ce sont les barreaux de celle-ci qui sont tordus ou brisés.
Nous devons dire cependant que pour empêcher cette rupture bien des systèmes de grilles ont été imaginés. L'un des plus simples est de faire la grille en deux parties, et de laisser un intervalle entre les deux segments. La figure 90 représente la position de la grille à froid dans le poêle. Au contraire, lorsqu'elle
Fiç. 80. — Dessus du poêlecnlorifcre Aubcrt. (Echelle (le 0",02 pour mètre.)
Fig. 90.— Grille de poêle en deux segtneiila pour penneltre U dilatation. (Échelle de 0",02 pour Dictre.)
Fig. 91. — Grille du poêlccalorlfèrc Auliort. (Érhello de 0",0â pour mètre.)
est chauffée, les deux segments se rapprochent, ce qui réduit le diamètre de la grille et compense les eiïeis de la dilatation.
Un autre système, qui mérite d'être signalé, est celui qui est représenté par notre figure 91 ; c'est une grille mobile, dont les barreaux sinueux permettent une dilatation et une contraction, sans avoir à craindre une rupture. Ce nouveau genre de grille, par un léger mouvement de rotation de gauche à droite ou de droite à gauche, secoue et tamise dans le cendrier les cendres produites. Il suffit d'exécuter ce mouvement deux ou trois fois par jour pour donner au feu une activité suffisante.
La queue de celte grille sort par la petite ouverture longitudinale qu'on aperçoit au-dessus du cendrier (fig. 88).
M. Aubert, inventeur du calorifère à enveloppe perforée, comprenant tous les désagréments qu'entraîne à sa suite la clef coupant en deux le vide des tuyaux de fumée, a imaginé un système de clef ayant la forme d'une portion de cylindre, ce qui permet son rabattement contre le tuyau de fumée.
La figure 92 montre le tuyau à l'extérieur et fait voir les divisions qui permet-
(ent de régler à volonlé la position de la clef, c'est-à-dire le tirage de l'appareil. On comprend (jue plus on accroche bas le crochet de la clef, plus celle-ci se relève. Notre figure 93 montre le conduit ouvert, c'est-à-dire la clef accrochée au dernier trou inférieur, tandis que noire figure 9t montre l'opération contraire, c'esl-à-dire le tuyau fermé.
Enfin le même fumisie a employé la tôle perforée pour des rideaux de foyers qui permettent de jouir de la vue du feu, comme avec le pare-étincelle en gaie
Fi(, OS. - Ciel de ln}iiiclo)Ki<)l0O>linirtc.(È[1ielliiih!
O-.ie pour mèln.) fig. 01,— Cl«[ do tujiu do pojlo 1er- Fig. K. — lUdonn «i 1^ perforSe.
még. (Éclwlla du O-.IO pour mèln,)
métallique. Ce second rideau, comme le montre la figure 95, n'empéctie pas le fonctionnement du rideau ordinaire qui sert à l'allumage du feu.
Une des grandes préoccupations des administrations, c'est le chauffage des écoles (nous parierons plus loin de celles-ci) ; la ville de Paris, désirant posséder un bon calorifère pour les écoles, donna un programme à quelques constructeurs parisiens. Elle ouvrit pour ainsi dire un concours, et nous pourrions riisunier son programme dans ces quelques mots : Trouver tin chauffage économique et salnbre, à combustion longne, pouvant durer dix à douze heures sans surveillance, et venlilant les espaces habités par l'extraction continue de l'air vidé.
"nt^rmnfmmerymttmr. — Le programme posé par la ville de Paris n'était pas facile à remplir; c'était, pour ainsi dire, l'idéal du chauffage; nous devons avouer cependant que MM. Geneste et Herscher frères s'en sont beaucoup rapproché par leur appareil, dit thermo-cottservaleur, qui a été adopté par la ville de Paris. Les architectes, nos anciens collègues à la ville, h qui nous avons demandé des renseignements sur ce calorifère, nous en ont fait le plus grand éloge et ont ajouté : t Les maîtres et maîtresses d'écoles se plaignent seulement de ce que l'allumage est un peu long, quand le temps est humide; mais c'est là un désagrément que ce calorifère partage avec tous les appareils en général ; c'est une affaire de température contre laquelle nous ne pouvons absolument rien ».
Le tliermo-conservaleur(rig. 96) se compose d'une enveloppe eolftleidoubies parois, enlrc lesquelles on mcl de la terre réfraclaire R comme isolement et réservoir de la ctialeur; il va sans dire que cette double enveloppe peut être en faïence comme dans les poêles ordinaires. L'air vicié de la pièce chauiïée arrive en E; une prise d'air neuf, M, passe en N, s'échauffe au contact des surfaces du fojer proprement dit F. Cet air chaud sort par les bouches P après s'élre saturé de vapeur d'eau fournie par le vase de saturalion A. Le combustible est entassé sur la grille G, et monte jusqu'au sommet du réservoir H. C'est celle disposition
Fie, B*' — Co"!* 'le ''«PP'ïiL llicnno-ton- Fij. 07. — Ék'Hlion de Vi\^
ïiei*; F, toyrr; G, erille; H, l'éjorroir B, porte du fojrr ; C. porlE
du chirboni M, lir aoiifi K. mr neuf >'.'- D, rcgialr*; P. sileric di
rlttiNT»1i P, P, gilcrio de la clulniT; L, lB]aii de ]> fumiû.
qui donne la combustion lente demandée, car le coke ne peut arriver sur la grille qu'au fur et à mesure de sa combustion ; la fumée passe dans l'enveloppe K pour sortir par le tuyau L.
Notre figure 97 montre l'élévation de cet excellent appareil. A est la baie de chargement ;B, celle du foyer; C, la porte du cendrier avec un registre D qui permet de régler le lirnge ; P, P sont les bouches ou plulùt la galerie de la chaleur^ L, le tuyau de la fumée.