IX. — CHAUFFAGE AU GAZ
■totori^ve. — Le premier essai d'éclairage au gaz a été fait à Paris en 1816, dans le passage des Panoramas, par un Allemand du nom de Winsor qur avait puisé les principes de son système en Angleterre ; mais ce ne fut que quelgues années plus tard, après des essais faits en grand au Palais-Royal, au Luxembourg et aux abords de TOdéon, qu'une société sérieuse (Pauwels et CT") se constitua en 1820, et créa une usine dans le haut du faubourg Poissonnière. On établit dans cette usine un grand gazomètre de 8,000 mètres cubes, monstre énorme pour l'époque, qui attira de très-vives critiques à son inventeur, Pauwel, qui, à cause de cet appareil, fut traité de fou par des marchands d'huile et des gaziers en déconfiture.
Aujourd'hui, les ingénieurs les plus raisonnables construisent des gazomètres de 30,000 mètres cubes, et ne sont point pour cela envoyés aux Petites-Maisons.
L'honneur de la découverte du gaz d'éclairage revient à un ingénieur français, Philippe Lebon; mais les Anglais revendiquent cette grande inventionpour un de leurs compatriotes, Murdoch.Ce qui est positif, c'est que ce dernier fit des applications industrielles importantes, nous le voulons bien, mais il ne commença ses expériences qu'en 1790 ou 1791, c'est-à-dire quatre à cinq ans plus tard que Lebon qui, dès 1786, avait fait paraître son thermo-lampe (1).
(1) Ph. Lebon, dans un prospectus daté de 1801, décrit tous les avantages du gaz et prédit tous les progrès réalisés seulement depuis quelques années. Il écrivait : « Ce principe aériforme peut voyager à froid dans une cheminée d'un pouce carré, dans Tépaisscur des plafonds ou des murs, même dans du taffetas gommé, pourvu que Textrémité du tuyau soit en métal. En un clin d'œil, vous faites passer la flamme d'une pièce dans une autre, ce que vous ne pouvez faire avec les cheminées ordinaires. Pas d'étincelles, de cendres ou de la suie ; point de magasin de combustible lourd à monter. Le jour, la nuit, lumière et chaleur sont là sous la main, sans domestiques. La chaleur peut prendre la forme de palmettes, de fleurs ou de festons : toute position lui est bonne; elle ira, si vous le voulez, cuire vos mets, elle les réchauffera môme sur vos tabjcs, séchera votre linge, chauffera Teau de vos bains. Vous pouvez la diriger, lui commander, la faire (»aralirc et disparaître, elle vous obéira comme ne le fera jamais le domestique le plus docile. » Il était bien difflcile de prédire plus juste. Aujourd'hui, tous les faits avancés sur le prospectus de 1801 se sont réalisés.
I2i TRAITÉ COMPLET DU CfllOFFlCB ET DE Lk VENTILATION.
Matheureusement les travaux de noire compatriote furent brusquement arrêtés, rar Lebon Tut lâchement aBsassiné, et jamais on n'a pu connaître les auteurs de ce crime ni la cause qui l'avait motivé.
Le premier essai de chauffage au gaz date de 1837; il est consigné dans le Traité d'éclairage an gaz, par Merle.
L'appareil d'alors était une sorte de fourneau affectant la forme d'un petit meuble à compartiments hermétiquement fermés, et chacun de ces comparliments était pounu d'un bec de gaz qui correspondait à une cheminée commune; malgré celle-ci, la flamme, dit Merle, est bleue, re qui indique une chaleur incomplète du gaz, et par conséquent une certaine somme de chaleur fourneau était trop nouveau et trop imparfait, du reste, pour être e public. Aussi cette tentative avorta-l-elle complélemenl. u( arriver à 1 8 16 pour trouver un nouvel essai, celle fois satisfaisant, c, il n'a pas fallu moins de trente années, de 1816 à 18(6, pour ar- !er \û gaz d'éclairage au chauffage, et nous pouvons même ajouter q)ie c^ n'est guère que depuis une (Quinzaine d'années que ce genre de chauffage est réellement acclimaté parmi nous. L'essai de ISIO a été fait par un Alsacien du nom de Charles Hugucniz qui, le 10 août de l'année '1847, prit un brevet d'invention pour l'application du gaz hydrogène à tous les usages du chauffage et même du chauffage et de l'éclairage simultanément. Deux ans plus tard, Huguenîz obtenait une mention honorable k l'exposition des arts et de l'industrie de 1849 pour ses appareils de chauffage.
Enfin, à l'exposition de 185û Laury obtient une médaille d'or pour un appareil de chaulfage au gaz perfectionné. Dès celte époque les brevets d'Hugueniz, lombes dans le domaine public, sont exploités par les compagnies gaztëres. Mais nous devons dire .que c'est Hugueniz qui, dés ISiG, a tenté une application pratique par plusieurs moyens :
1° Par voie direcle^u moyen de réchauds;
^ Par l'addition ou l'inlerrention de buissons métalliques dans les foyers ordinaires ;
3' Par l'air échauffé à la (lamme du gaz et reçu dans des coiïres fennés formant réservoirs de la chaleur, sorte de fours dans lesquels la température pouvait s'élever jusqu'à 303°, c'est-à-dire à un point suffisant pour cuire le pain, la pâtisserie et d'autres aliments;
4° Par des poêles et des cheminées ordinaires;
5° Enlin par le ralentissement du courant de gaz au moyen de chapiteaux fu> mivores placés à la partie supérieure des verres. Ce système donne 25 p. 100 d'économie pour l'éclairage et sert encore au chauffage.
AvBMac«* da chMaffAge «n k*i. — 11 esl inutile d'ajouter que ces nouveaux essais, venus trop prématurément encore, furent incompris, trouvés absurdes et
ridicules ; ce qui depuis n'a pas empêché toutefois Tidée de faire son chemin et de rentrer dans le domaine de la pratique. Nous dirons même que si en France le prix du gaz n'était pas exorbitant (35 centimes en moyenne le mètre cube), ce serait le système de chauffage le plus répandu, parce qu'il offre des avantages aujourd'hui incontestés pour les logements et les petits appartements des garçons et des pauvres gens, en un mot pour cette classe si nombreuse qui n'emploie qu'un chauffage intermittent, parce que la nature de ses occupations l'oblige à ne faire du feu qu'à certaines heures de la journée. Dans ces conditions, le chauffage au gaz est vraiment économique; en outre, il ne nécessite pas d'emplacement pour loger des provisions de combustible. Il supprime donc la rentrée en cave de celui-ci, ainsi que le montage dans les appartements.
Mais là ne se bornent point les avantages de ce système; il supprime aussi le temps nécessaire à préparer du feu.
Que de célibataires et d'étudiants, à Paris et dans les grandes villes, après avoir perdu leur temps pour se préparer du feu, l'allument, et au moment de le voir briller, une occupation les appelle au dehors; de sorle qu'après avoir perdu leur temps pour faire du feu, ils se voient condamnés à perdre leur feu pour ne point perdre leur temps.
C'est là un cercle vicieux, par lequel nous avons plus ou moins passé les uns ou les autres. Avec le gaz, rien de tel ; on ouvre un robinet, et avec une allumette on peut immédiatement se chauffer, et si un ami ou une affaire vous oblige à sortir inopinément, vous fermez votre robinet et vous arrêtez les frais.
- A part l'éclairage et le chauffage, le gaz sert encore à la cuisson du pain et des aliments, à la torréfaction du café, et dans certaines industries, par exemple, à souder le fer, à brûler les vieilles peintures; enfln dans les laboratoires de chimie, où il est d'un usage si agréable et si commode qu'il serait remplacé difficilement par tout autre combustible.
Avec tous ces avantages, il est surprenant que ce mode de chauffage ne soit pas plus répandu. Nous allons examiner les causes qui ont jusqu'ici empêché la généralisation de son emploi.
Brproches adressés an ehaaflbige an gas. — Nous avons déjà signalé la
première, le prix élevé du gaz; la seconde cause consiste dans le danger des explosions; la troisième dans le maniement des appareils; enfin, il faut bien le dire, dame Routine, que nous rencontrons toujours sur notre chemin.
Voyons si ces causes sont bien fondées, et si elles ne sont pas pour la plupart plus spécieuses que réelles.
Le prix élevé du gaz est un fait indéniable ; mais le jour où cessera le monopole, le jour où chacun trouvera avantage à fabriquer chez soi de l'hydrogène pur comme nous allons le voir bientôt, ce jour-là le gaz ne reviendra qu'à
12i THAITÉ COMPLET DU CHAUFFAGE ET DE LA VKNTILATIOS.
10 OU 15 cenlimes le mètre cube ; les compagnies pourraient à ce taux y trouver
un prix Irès-rcmunérateur.
Hais même à 30 centimes, le gaz n'est pas plus cher qu'un aulre combustible, voici pourquoi : 1 kilogramme de gaz d'éclairage produit par sa combustion 1300 calories, et au prix de 30 cenlimes le mèlre cube, le prix de revient de 1000 calories est de 3 cenlimes, tandis que celui de 1000 calories obtenues par la combustion du charbon de bois est de 0,OâCiG; comme on le voit, la différence est Ir^s-faible, et se trouve certainement plus que compensée par la perte de chaleur qui a lieu pendant l'allumage du charbon et lors de l'eitinclion du foyer, perte qui est totalement supprimée par l'emploi du gaz, puisque l'allumage et l'exlinclion se Tout iiistanlanémcnt', ensuite le jour où le gaz serait vendu à 15 centimes, sou prix normal, ce n'est plus 3 centimes que couleraient 1000 calories, mais 0,Oir)0 milliines, c'est-à-dire près de 50 p. 100 de moins que 1000 calories obtenues par la combustion du charbon de bois.
Passons aux dangers des explosions; c'est une crainte chimérique, nous pouvous dire un mythe; puisque nous avons déjà le gaz pour nous éclairer, nous pouvons bien aussi l'employer au chauffage. Cet emploi ne doublera pas le danger, au contraire, il familiarisera des personnes inexpérimentées à se servir du gaz, et les quelques rares explosions qui surviennent encore A de longs intervalles seront considérablement diminuées par l'usage quotidien qu'on fera du nouveau combustible.
La troisième cause lient à un préjugé qui fait supposer que le maniement des appareils est difficile; or, comme ils n'ont rien de compliqué, l'expérience de
Tif. 1S8. - Poi'le II eai k Hamnii) mcIut, Fig. ISO. — Po^le i E"' "« rtncclcnr.
se servir des ustensiles à gaz sera bientôt acquise, même par les personnes les moins intelligentes. Évidemment, ici comme en toute chose, rintel%ence donnera de meilleurs résultats que l'ineptie, et saura mieux régler et utiliser un chauffage tellement perfectionné, que nous ne rraignons pas de l'appeler le chauffage mathématique et scientilique par excellence.
Aujourd'hui, grâce aux efforls de la compagnie parisienne, on commence à brûler du gaz pour le chauffage, mais seulement dans des locaux où Ton ne peut faire autrement; dans des bureaux ou magasins dans lesquels on ne peut établir de tuyaux de cheminée ; on emploie pour cet usage des poêles en tôle dans lesquels brûle une couronne de gaz. Notre figure 158 montre un de ces appareils. Ou bien le gaz rayonne sur un réflecteur; le poêle affecle alors la Torme représentée par notre figure 159, on fait aussi de petites cheminées i réflecteurs.
Nous n'insisterons pas davantage sur le chaufl'age au gaz d'éclairage, mais un peu plus loin nous parlerons des fourneaux en usage pour la cuisine au gaz.
Nous allons aborder immédiatement la grosse question du chauflage à Thydrogéne pur, et à Tliydrogène des laboratoires de chimie.
chonirage ià rhjdrogèoe par. — M. Simonin, dans une conférence faite au Cercle agricole de Paris, appelle le soleil le combustible de l'avenir, et il arrive, |)ardonncz-nous l'expression, à dire une énormité inqualifiable; nous en faisons juge notre lecteur : <c II faut donc chercher, dit-il, dans un combustible spécial, le combustible de Tavenir... il faut se servir du soleil comme combustible, il faut, laissez-moi dire le mot, mettre le soleil en bouteilles... Comment y arrivera-t-on?... Je l'ignore... ce sera, je pense, au moyen de substances assez réfraclaires pour que la chaleur les pénètre sans les fondre, que l'on emmagasinera les rayons solaires (1). » Autant de mots, autant d'utopies; le soleil supplée depuis longtemps aux combustibles pour le chauflage des serres et pour les séchoirs; mais rêver de mettre ses rayons en bouteilles, c'est là une idée qui ne pouvait germer que dans un cerveau, disons bien, excentrique.
Nous pensons que l'un des véritables combustibles de l'avenir, nous ne dirons pas le seul, c'est I'eau. Elle nous fournit déjà bien des agréments, cependant nous pensons que dans un jour peu éloigné de nous, elle nous fournira encore très-certainement un excellent combustible. En effet, comme il a été établi par des expériences très-précises, l'eau est un composé d'hydrogène et d'oxygène : de â volumes d'hydrogène pour 1 d'oxygène, et en poids de 1 d'hydrogène pour 8 d'oxygène.
Or, l'hydrogène est un combustible, l'oxygène un comburant qui facilite énii'* nemment la combustion; donc pour obtenir un nouveau mode de chauffage, il faut .décomposer l'eau. Or, cette décomposition peut s'opérer par plusieurs moyens.
Un des plus simples et des plus connus, que chacun a expérimenté étant bien jeune, aloi*s qu'il commençait à étudier la chimie, consiste à mettre de ' la limaille ou de la grenaille de zinc dans de l'eau et de verser sur le tout de
(1) Revue lUs cours scienU/iqueSf i^ uiiiiéc, ii» IJ, pag. iOU. Paris, Gcniier-B.ullière.
Tacide sulfurique; Fcau esl décomposée. L'oxygène se porte sur le métal pour former un oxyde qui se combine avec l'acide en donnant un sel, tandis que l'hydrogène, mis en liberté, se dégage. Seulement par ce mode de production l'hydrogène coûterait trop cher pour une production industrielle.
Un deuxième procédé consiste à placer de la tournure de fer, dans des vases contenant de l'eau, dans laquelle on fait arriver de l'acide sulfurique par petites proportions. Ce mode de préparation plus économique que le précédent ne fournit pas, à beaucoup près, d'aussi bons résultats, le sulfate de fer produit formant à la surface du métal une sorte de vernis qui le préserve du contact de l'acide.
On peut obtenir l'hydrogène par un troisième procédé : c'est de faire traverser de la vapeur d'eau dans des tubes de terre contenant ou de la tournure de fer chauffée au rouge, ou du charbon grossièrement concassé; mais cette dernière préparation produit de l'hydrogène mêlé à des quantités d'oxyde de carbone, ce qui le rend dangereux au point de vue hygiénique.
Enfin le dernier moyen consiste à décomposer l'eau à l'aide de l'électricité, seulement aujourd'hui nous ne produisons pas encore l'électricité d'une manière économique; il faudrait pouvoir emmagasiner l'électricité contenue dans l'air ou pouvoir utiliser les quantités énormes d'électricité que nous perdons pour la télégraphie et les sonneries électriques. Nous ne doutons pas que là se trouve le vrai problème, plus facile à poser qu'à résoudre, de fabriquer à vil prix l'hydrogène pur pour le chauffage.
Si l'on parvient à trouver un procédé économique et pratique, nous ne doutons pas qu'un jour chaque maison, quelle que soit son importance, aura son gazomètre dans sa cave pour fabriquer le gaz nécessaire à sa consommation.
L'idée que nous venons d'émettre peut paraître hasardée, bizarre même, nous l'accordons, toutes les innovations sont ainsi traitées à leur apparition. Que de grandes questions, dont le simple énoncé nous étonne tout d'abord, et qui deviennent ensuite les choses les plus simples du monde lorsqu'elles sont pratiquées tous les jours sous nos yeux !
Actuellement, la décomposition de l'eau, par le fer et l'acide sulfurique, donne un produit dont le prix de revient dépasserait à peine le prix de vente du gaz, mais nous devons ajouter que le pouvoir calorifique de l'hydrogène pur est au gaz d'éclairage dans le rapport de 3 à 24, c'est-à-dire huit fois plus considérable; c'est ce qui nous permet de dire que l'eau recèle en elle le combustible de l'avenir.
C'est un fait qui deviendra de plus en plus évident, car, vu l'augmentation toujours croissante des combustibles, le génie de l'homme trouvera bien un mode de fabriquer plus économiquement encore l'hydrogène.
Que dira-t-on le jour, qui n'est certainement pas éloigné, où l'on arrivera à dépenser moins que par le passé pour se chauffer plus confortablement et plus
sainement? Car nous ajouterons que contrairement aux autres combustibles Thydrogëne en brûlant ne produit que de la vapeur d'eau qui n'est point délétère comme l'oxyde de carbone, pas même impropre à la respiration comme l'acide carbonique.
Ainsi donc il y aurait tout intérêt à introduire dans nos habitudes ce mode de chauffage, car il est aujourd'hui reconnu par tous les hygiénistes qu'il est de toute nécessité que l'air chauffé que nous respirons renferme une assez forte proportion d'eau.
Il ne serait donc pas nécessaire de se débarrasser des produits de la combustion en brûlant l'hydrogène, et en outre on pourrait employer des appareils à foyers découverts qui permettraient ainsi d'utiliser toute la chaleur produite. Par suite de la condensation de cette vapeur d'eau il est nécessaire d'introduire une nouvelle quantité d'air dans l'appartement pour entretenir la combustion, mais cette quantité n'a pas besoin d*étre exagérée, comme cela a lieu pour les cheminées ordinaires, devant lesquelles on grille par devant, tandis que l'on gèle par le dos. Le seul inconvénient que l'on puisse reprocher au chauffage à l'hydrogène pur, c'est que s'il se déclare des fuites, comme ce gaz ne possède pas d'odeur, il devient difficile de s'assurer de leur présence. Mais ce défaut est bien racheté, puisqu'on peut le respirer impunément et sans danger. Ensuite rien ne s'opposerait à faire entrer dans sa composition une substance odorante qui informerait des fuites, et qui cependant ne serait pas nuisible à la respiration.
Pour nous, ce. combustible est plus économique et de beaucoup préférable aux huiles minérales qu'on cherche à utiliser en ce moment pour les usages culinaires, l'éclairage et le chauffage (1); nous le croyons surtout préférable à ce rayon de soleil mis en bouteille, qui n'a été entrevu qu'à travers des nuages encore fort épais.
(1) Dans ce moment un industriel fabrique des appareils qui permettent à chacun de faire du gaz chez soi; il distille dans ce but des huiles minérales. Un négociant de Bercy, quai de la Râpée, a toute une installation chez lui, où nous Tavons vue fonctionner. Seulement le mètre cube de gaz revient encore à 40 centimes.