‹ Traité complet théorique et practique du chauffage et de la ventilation desChapitre 38 sur 65 · V. — Les églises; \I. — Les magasins · texte numérisé non relu

V. — Les églises; \I. — Les magasins

Nous terminerons ce chapitre par le chauffage des wagons.

i. — écoles.

Quand un jardinier veut obtenir de beaux plants, il met ses semis, ses boutures, en un mot ses élèves, dans un milieu qui leur soit favorable. Il recherche un bon terrain bien abrité, à une bonne exposition, il y place ses plants, il les arrose, il sarcle autour d'eux, il les soigne enfin avec zèle, afin d'obtenir un jour

-des arbres vigoureux. Ce que le jardinier fait pour le végétal, rhomme ne le lait pas pour ses propres enfants.

Dans beaucoup de villages, de villes même, s*il y a des écoles elles sont en nombre insuffisant (1), ensuite elles laissent toujours à désirer; elles sont mal <;hauiïées, mal aérées, mal ventilées et toujours les cabinets d'aisances donnent des odeurs infectes. Puis Ton s'étonne de Tétiolement de la population ; ce serait le résultat contraire qui nous surprendrait, puisqu'on ne fait rien pour la rendre vigoureuse et robuste; et cependant il y a longtemps que Ton sait que l'esprit n'est sain que dans un corps sain.

Cultivons donc Tenfance, si nous voulons avoir des hommes, et commençons par lui donner des écoles et des lycées bien ventilés, bien chauffés, bien éclairés, car il faut que la lumière et l'air pénètrent à profusion dans les écoles; il y faut aussi de l'eau en abondance afin d'y établir de nombreux lavabos, ce •qui donne de bonne heure aux enfants des habitudes de propreté. L'eau est aussi indispensable pour les urinoirs et les xcater-dosel. Enfîn, il faut que les -cours et préaux soient bien sablés et que les préaux couverts soient bitumés ou planchéiés. Un gymnase est aujourd'hui indispensable dans toutes les écoles (2).

Nous savons bien que tout cela nécessite de grandes dépenses pour le budget d'un État, mais nous affirmons qu'il vaut mieux créer coûte que coûte de bonnes écoles, que de dépenser des fonds pour bâtir des hospices et des hôpitaux. Et qu'on ne s'y trompe pas, plus on soignera l'enfance, moins on aura à entretenir des malheureux dans les asiles de la misère. Il serait temps que vers la fin du Kix® siècle on comprit des faits aussi palpables.

Revenons à notre sujet. Les écoles qui se composent d'une ou deux classes peuvent être chauffées par un appareil en fonte ou en tôle, tel que le thermoconservateur que nous avons décrit précédemn>ent, ou par un appareil Gtirney, ou par le calorifère français petit jnodèle; mais quel que soit le type adopté, voici dans quelles conditions on l'installe. On pose le calorifère dans l'axe de la classe à chauffer, mais dans un des bouts. Le tuyau de la fumée traverse la classe et débouche dans une gaine de O^'yOO de largeur sur 0°',45 de profondeur; cette gaine est séparée en deux ou trois compartiments : celui du milieu reçoit

(1) Un rapport en date du 1'^ septembre 1871, rapport de M. Gréard, inspecteur général de l'instruction publique, directeur de l'enseignement primaire, constate qu*à Paris même 87 000 enfants, faute d*écoles, ne peuvent recevoir Tinstruclion primaire.

(2) On parle souvent des écoles anglaises et américaines qu'on nous cite comme modèles. Évidemment dans ces pays les écoles sont bien comprises et bien tenues; mais, mon Dieu! il n*est pas nécessaire d'aller si loin ; en Suisse, par exemple, l'éducation de l'enfant est fort bien faite. Pour le premier âge il y a des jarditu iVenfantSy c'est-à-dire que les enfants prennent l'air toute la journée quand le temps le permet et ils font leurs exercices en plein air; ensuite Vécole des cadets où les jeunes gens, tout en étudiant le français, Tallemand et l'anglais, font beaucoup de gymnastique ; enfin, lorsque le jeune homme est bien formé, il fréquente les académies, et tout en étudiant les sciences, il ne délaisse jamais le gymnase. Aussi les Suisses sont-ils très-robustes. •

la fumée et les deux autres possèdent dans le bas des grilles de ventilation. Comme cette gaine s'élève jusqu'au-dessus du toit, la fumée fait appel et l'air vicié est extrait par les grilles de ventilation. Souvent aussi la gaine n'a pas de division, et c'est le tuyau de la fumée qui monte jusqu'au-dessus du toit dans l'axe de la gaine. On obtient ainsi le même résultat. Du reste nous donnerons des modèles ainsi établis dans la seconde partie de notre livre, de même que nous y étudierons la ventilation des classes du soir.

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