II. — LYCÉES, COLLÈGES
Le chauffage d'un lycée est autrement compliqué que celui d'une école, parce qu'ici les locaux à chauffer sont plus nombreux et les élèves ne séjournent pas également dans tous. Ils sont en classe deux heures le matin et deux heures le soir, tandis que dans les salles d'études ils y passent une grande partie de leur temps; au réfectoire au contraire ils n'y séjournent qu'une demi-heure pour le déjeuner et autant pour le diner; on conçoit dès lors que le changement de place complique le service du chauffage. Aussi nous trouvons que le meilleur mode à adopter pour les lycées c'est le chauffage à la vapeur, qui permet de n'avoir qu'un seul calorifère. De plus, avec ce mode, en ouvrant ou en fermant quelques robinets, on peut chauffer un local, supprimer le chauffage dans un autre, obtenir enOn une chaleur intermittente suivant les besoins; enfm quand la journée est terminée, on ferme toutes les bouches de chaleur et on ouvre celles du dortoir; et quand le climat pu le froid n'est pas très-rigoureux, on peut éteindre les foyers pendant la nuit, pour ne les rallumer que le matin et diriger plus particulièrement la chaleur dans les pièces servant de lavabos, auxquelles devraient être joints quelques appareils pour permettre aux lycéens de prendre des douches froides à tour de rôle.