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æ pm Om O
Fig. 71—Moiïssonneuse engerbeuse de Deering
Quels avantages présente l'emploi de la moissonneuse ?
Outre qu’elle fait l’ouvrage aussi bien eur ä coupeur à la faucille, elle travaille tr t et ai peut couper un arpent à l'heure, mi: eau- é
ë [= Le A =] d a a ce] n D Q = [er
coup de main d’œuvre et permet d'attendre le beau temps ou d'en profiter pour abattre la récolte dans les conditions les plus avantageuses, Enfin, au lieu d’exiger de la part de l’homme un travail fatigant et dur, comme l'usage des instruments à bras, l'emploi de la moissonneuse n’est qu’un délassement, puisque toute la besogne du conducteur consiste à se promener confortablement assis sur un bon siège.
La moissonneuse peut-elle s’'employer pour la coupe de tous les grains et dans tous les terrains ?
Non : elle ne s'emploie que pour les grains qui doivent ou peuvent être engerbés et seulement dans les terrains unis, bien préparés, divisés en planches assez larges et libres de grosses pierres ou autres obstacles semblables.
Comment engerbe-t-on le grain ?
A bras ou à la machine.
Fig. 72—(Gerbe faite à bras
Engrange-t-on les céréales immédiatement après les avoir coupées ?
Non: il faut les laisser au moins trois ou quatre jours sur le champ pour leur permettre d'achever de mûrir et de sécher complètement, sans quoi elles chaufferaient et se gâteraient en grange : c’est ce qu’on appelle le javelage.
Quel est le but du javelage ?
C’est de faire sécher le grain et de lui permettre d'achever de mûrir en puisant dans la tige les sucs qu’elle renferme encore, ce qui fait que les grains qui complètent ainsi leur maturation ne se contractent pas comme ceux qui l’achèvent sur pied. Enfin, le grain javelé, qui a subi l’influence de la rosée et du soleil, se bat et s’'égrène bien plus facilement.
Que faut-il ‘aire pour activer le javelage ?
Il est bon de retourner les javeiles ou les rangs une couple fois, afin d'exposer pareillement le dessous et le dessus à l'influence de la rosée et du soleil. Cette opération est absolument nécessaire pour empêcher le grain de se gâter et de germer, quand il reçoit de l& pluie pendant qu'il est en javelles ou en rangs.
Quel est le moyen de protéger le grain coupé contre le mauvais temps, durant le javelage ?
C’est de le mettre en moyeltes ou quintaux.
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Fig. 73—Moyette
Qu’'appelez-vous moyettes ou quintau:x ?
Ce sont des assemblages de gerbes debout, l’épis en
sg une 18 et le te opéegrain , pluie
le mau-
haut, surmontées d’une gerbe renversée qui sert de cou-
verture aux autres.
Fig 4 —Moyette non coiffée
Comment se font ordinairement les moyettes ?
Fig. T5—Moyette coiffée
On place une gerbe debout et on l'entoure de trois ou quatrea utres, qu’on serre de la têteautant que possibleet qu’on éloigne par le bas, afin de favoriser la circulation de l’air ; on place dessus une gerbe renversée, en étendant l’épis pour qu’elle embrasse les autres et les couvre complètement.
Connaissez-vous d’autres manières de faire les moyettes ?
Il yena LP UNIÈUEE autres, mais la suivante est donnée
Fig.76—Base d’une moyette
comme la meilleure.—On dispose trois petites gerbes en triangle, de façon à ce que l’épis ne touche pas au sol, On place les autres gerbes en travers des trois du triangle, l’épis au centre, de manière à former un cercle, On superpose ainsi les
rangs de gerbes, en les croisant de plus en plus pour diminuer le diamètre de la moyette, jusqu’à la hauteur de trois ou quatre pieds, puis on couvre le tout par une gerbe renversée. Ces moyettes résistent bien mieux que les autres au vent et au mauvais temps.
Fig. 77-Coupe d’une moyette En quel état doit être le grain engerbé pour être mis en moyettes ?
Il ne faut l’engerber que lorsqu'il est absolument libre de toute humidité provenant de la rosée ou de la nluie.
Le javelage en moyettes est-il plus long que l’autre ?
Oui: les tiges serrées par l’engerbage sèchent bien moins vite que celles qui sont dispersées en javelles, exposées à l’air et au soleil. C’est pourquoi le javelage en moyettes doit durer de dix à quinze jours au moins, suivant l’état de la température et la verdeur du grain lors de la coupe.
Comment fait-on javeler le grain coupé à la faux ?
On le ramasse en rangs immédiatement après le fauchage, alors qu’il est moins enclin à s’égrener, et quand il a perdu un peu de sa verdeur, on met les rangs en veillottes, ce qui lui permet de mieux résister au mauvais temps.
Comment se fait l’engerbage à bras ?
Quand plusieurs moissonneurs travaillent ensemble, un placeles harts ou les liens, d’autres déposent symétriquement dessus les javelles de deux ou trois planches, et le lieur finit l'opération en attachant les harts ou les liens.
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qi
int de le diaa hau- , puis gerbe sistent u vent
mis en
t libre nluie.
t bien velles,
velage moins,
Avec quel appareil se fait l'engerbage mécanique ?
Avec la lieuse ou engerbeuse.
Fig. 78—Engerbeuse de Johnson Commment fonctionne cette machine ?
Elle est traînée par un cheval, auquel le conducteur fait suivre les rangs de javelles. Un appareil monte la javelle sur un demi-tambour, où un mécanisme fort simple l’enroule, la lie avec de la petite ficelle ou de la broche, puis la jette en arrière sur le sol. Avec cette machine, un enfant capable de conduire un cheval peut engerber de cinq à dix arpents par jour.
Y at-il des machines qui coupent et engerbent en même temps ?
Oui; mais elles sont compliquées, dures à traîner, ce qui fait que généralement on préfère avoir des machines
j À Reres a pete. races
différentes pour faire séparément les deux opérations, surtout dans les terrains accidentés par les raies et les rigoles.
Fig. 19—Moissonneuse lieuse de Deering
Que fa’: on du grain lorsqu'il a fini de javeler et de mürir ?
On le transporte dans la grange, pour attendre le battage,
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ations, et les
En = al do © A = d am d pe do un d = = © mn à S Lo LS] a L= bn Fa
murir ?
ndre le
TRAITÉ D'AGRICULTYRE 163
Quell:s conditions doivent réunir les tasseries destinées à recevoir le grain ?
Elles doivent être protégées contre l’humidité et le mauvais temps par une toiture et des lambris étanches, munies d’un plancher ausei bien joint que possible et élevé d’une dizaine de pouces au-dessus du sol, pour prévenir les effets de l'humidité.
Que fait-on quand le plancher est mal joint et pas assez élevé ?
On le recouvre d’une couche de paille, sur laquelle on dépose ensuite le grain, qu’on étend par couches égales, quand il est en vrac ou non engerbé.
Comment dépose-t-on les gerbes dans la tasserie ?
On les dispose en rangs réguliers, ayant la précaution de placer celles du rang extérieur l’épis tourné vers le centre de la tasserie et le pied vers les parois, afin d’empêcher les ravages des volailles et de la vermine.
Comment se fait le battage des grains ?
À bras ou à la machine.
Quel instrument s'emploie pour le battage à bras ?
C’est le fléau, qui n’est guère en usage que pour le battage des pois, du sarrasin, du maïs et du lin, ou pour les autres grains, dans les endroits nouveaux ou les
vieux établissements où l’amélioration de la culture est
peu avancée.
Quels sont les appareils en usage pour faire le battage à la machine ?
On x abandonné presque partout les anciens roux
Fig. 80—Batteuse Fearless, de Harder
leaux à dépiquer et l’on n’emploie que les batteuses, mues par des chevaux ou des machines à vapeur.
Quelle différence y a-t-il entre Ile pouvoir à cheval et le manége ?
Le pouvoir à cheval, ou horse-power, est un plan incliné mobile, où le cheval n’agit que par sa pesanteur ; dans le manége, le cheval r’agitque par traction sur de grands leviers qui actionnent un mécanisme commuriquant la force motrice. Il y a de ces manéges auxquels on peut atteler de six à huit chevaux.
L'usage des manéges est-il bien répandu dans certains pays ?
Dans la province d’Ontario et les Etats de l’Ouest,
quand vn emploie les chevaux pour faire marcher les batteuses, on se sert à peu près exclusivement des manéges, parce qu’ils donnent beaucoup plus de force motrice que les horse-powers en usage dans notre province.
Comment se fait le battage à la vapeur ?
Avec des batteuses ordinaires, mais plus fortes et
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et l’on atteuses, aux ou eur.
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eval, ou plan ine cheval santeur ; e cheval on sur de | action- 1e comrce moces mann peut uit che-
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l'Ouest, rcher les es manéprce moprovince.
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actionnées par des machines à vapeur locomobiles, montées sur des roues et qui 8e transportent facilement avec deux chevaux.
L'usage de ces machines n’est-il pas dangereux pour le feu ?
Il y en a, notamment celle dite Champion, qui sont munies d’arrête-flammèches et n’offrent aucun danger d'incendie.
Ces machines travaillent-elles rapidement ?
Il yen a qui battent, vannent et nettoient, prêts à porter au moulin, jusqu’à dix-huit cents minots en dix heures de travail,
L'usage des batteuses à vapeur est-il bien répandu ?
Ilest peu répandu en France, mais il l’est beaucoup dans Ontario et l’ouest des Etats-Unis, où l’on bat généralement le grain sur le champ.
Quels sont les avantages des batteuses à vapeur ?
Ces machines étant plus fortes et plus perfectionnées que les batteuses ordinaires, elles battent plus net et permettent de battre le grain sur le champ, ce qui économise souvent les frais d’engrangement. Enfin, elles dispensent aussi de la nourriture des chevaux, qu’il faut employer avec les autres machines.
Qu’appelez-vous batteuses à bras ?
pP?
Ce sont de petites batteuses mécaniques, mues à bras d'homme, passant jusqu’à 300 ou 400 gerbes par jour et qui seraient d’une grande utilité dans les endroits nouvellement défrichés, où il n’y a pas d’aires ou batteries pour séparer le grain de la paille.
Qu'est-ce que le vannage ?
C’est une opération qui a pour but de nettoyer ou de séparer de la balle et des mauvaises graines le grain battu au fléau ou à la machine.
De quels appareils se sert-on pour vanner ?
Du van, qui se manie à bras, et du tarare, vulgairement appelé crible.
Fig. 81—Tarare de Harder
De quel appareil se sert-on pour nettoyer et séparer le grain de la manière la plus parfaite ?
Du trieur qui, en épurant complètement le grain, lui donne plus de valeur pour la vente, surtout le grain de semence.
Quels soins faut-il donner au grain pour le conserver en grenier ?
Il faut le déposer en couches peu épaisses, dans un lieu sec, et le remuer de temps à autre à la pelle pour prévenir l’échauffement. Quand cela ne suffit pas, on le passe au tarare pour le rafraîchir et l’aérer.
$ 2—Arrachage
r ou de > grain Qu'est-ce que l’arrachage ?
Ce sont les différentes opérations que nécessite la récolte des plantes-racines.
Comment se fait l’arrachage ?
rement A la main, avec des instruments à bras ou à la ma-
chine.
De quels instruments d bras se sert-on généralement ?
De la houe, de la fourche, de la bèche et surtout du crochet à deux dents, qui agit très bien dans les sols compactes.
Quelles sont les machines traïînées par les chevaux, qu’on emploie pour l'arrachage ?
Ce sont le buttoir, l’arracheur de pommes de terre et l’arracheur de betteraves et de carottes.
le grain
Fig. 82—Arracheur de pommes de terre de Æoover
Comment se fait l'arrachage au buttoir ?
On passe le buttoir dans le sillon, en piquant assez profondément pour soulever toutes les pommes de terre, qui sont de suite ramassées à la main.
Comment fonctionne l’arracheur ?
Comme le buttoir, avec cette différence que la grille secoue la terre, en dégage plus efficacement les tubercules et les recouvre moins que le versoir du buttoir.
Y a-t-il des instruments qui servent pour l'arrachage des pommes de terre et des betteraves ?
Oui, notamment l’arracheur de Bajac, qui est muni d’un soc avec une grille, pour l’arrachage des pommes de terre, et qui se remplacent par deux lames, pour l’arrachage des betteraves.
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Fig. 83—Arracheur de Bajac
Que faut-il faire pour compléter l'arrachage des pommes de terre ?
Après avoir ramassé toutes les pommes de terre amenées à la surface par le buttoir ou l’arracheur, on donne un hersage en travers, qui achève de mettre à découvert les tubercules restés enterrés.
Comment fonctionne l'arracheur de betteraves ?
Par l’inclinaison de leur lame, les couteaux soulèvent forcément la betterave, dont l’arrachage est achevé par
Ai
pommes
le terre eur, on nettre à
ulèvent byvé par
la queue de ces lamec. La betterave retombe alors dans son trou, où l’on peut la laisser sans inconvénient durant plusieurs jours.
Faut-il encaver les plantes-racines immédiatement après l’'arrachage ?
Il faut mettre les pommes de terre en cave aussitôt qu’elles sont sèches, vu qu’elles verdissent et prennent un mauvais goût quand on les laisse un peu longtemps sur le champ, exposées à la lumière. Les betteraves et les carottes peuvent rester bien longtemps sur le champ, pourvu qu’on ait la précaution de les amasser en tas qu’on recouvre avec les feuilles de ces plantes, qui doivent être coupées après l’arrachage.
Conment conserve-t-on les plantes-racines en cave ?
On les met dans une cave sèche, par lits peu épais, afin qu’elles ne s’écrasent pas et soient moins exposées à chauffer. On recouvre le fond des lits avec de la paille ou des branches de sapin, ce qui est encore mieux, afin que ces matières absorbent l’humidité qui se produit. On les examine de temps à autre, pour enlever celles qui commencent à se gâter et feraient gâter les autres.
$ 3—-Fenaison
Qu'est-ce que la fenaison ?
C’est la récolte des plantes fourragères.
Quels travaux comprend la fenaison ?
Le fauchage, le fanage, le ratelage et l’engrangement.
Comment se fait le fauchage ?
A la faux ou à la faucheuse
Fig. 84—Faucheuse Toronto, évitant une souche
Quelle est la condition indispensable d'un bon fauchage ?
C’est que l’herbe soit coupée le plus près possible de la terre, parce que c’est près du sol qu’elle est le plus épaisse et qu’on en perdrait une partie en fauchant haut.
À quelle époque doit se faire le fauchage ?
Quand les plantes sont en pleine fleur et avant que la graine commence à mûrir.
Pourquoi faut-il faucher les plantes fourragères avant leur maturité ?
Parce qu’en mûrissant, les tiges se dessèchent et perdent une grande partie de leurs sucs nutritifs, qui sont absorbés dans la maturation de la graine.
Quels sont les foins qu'il faut couper en premier lieu ?
Ceux qu’on destine à l’alimentetion des bêtes à cornes.
TRAITÉ D'AGRIOULTURE 171 Quel temps faut-il choisir pour faucher ?
Un beau temps sec et travailler de bonne heure le matin, afin de profiter de la rosée, qui rend l’herbe plus
tendre à couper. (n attaque alors les parties élevées et quand le soleil est ardent, on fauche les endroits bas et frais, où l'humidité se conserve plus longtemps.
Qu’appelez-vous faucheuse ?
C’est une machine traînée généralement par deux chevaux, qui coupe le foin très près de terre et le distribue d’une manière uniforme sur le sol.
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Fig. 85—Faucheuse Toronto, passant par dessus un tas de pierres
Quels avantages présente l'usage de la faucheuse ?
Elle coupe plus rez terre et d’une manière plus uniforme que la faux, ce qui augmente la quantité du fourrage ; elle fait beaucoup d'ouvrage en peu de temps, ce qui économise la main d'œuvre et permet de profiter du beau temps pour couper le fourrage et l’engranger dans les meilleures conditions. Enfin, elle dispense généralement du fanage.
Quel appareil emploie-t-on pour aiguiser les couteaux des faucheuses ?
L’aiguiseur Higganum, qui se fixe en un instant à une roue de Ja faucheuse, s’actionne par une manivelle, aiguise mieux et bien plus promptement que les Fig. 86—Aiguiseur ‘‘ Z/igganum ” autres appareils.
Qu'est-ce que le fanage ?
le = Ans PPT ERA
C’est une opération qui a pour but d'étendre le fourrage d’une manière uniforme, après le fauchage, afin d’en accélérer la dessicuation.
Comment s'opère le fanage ?
À bras, avec la fourche et le rateau, ou mécaniquement, avec une machine appelée faneuse et mue par un cheval.
Fig. 87-—-F'aneuse à double effet
x des
an um, istant \ fau- | par iguise plus e les
> four-
, afin
iquepar un
Quand faut-il opérer le fanage ?
Si le temps est beau, il est préférable de faner le foin aussitôt qu’il est fauché ; le soir, avant la tombée de la rosée, on le ramasse pour le mettre en rangs, en veillottes ou muloches, qu’on ouvre le lendemain pour les éparpiller, après la rosée du matin. On refait les veillottes pour engranger le foin dgns l’après-midi, s’il est assez sec ou pour le protéger encore contre la rosée, qui le noircirait et lui ferait purdre sa saveur, sauf à l’engranger la troisième ou la quatrième journée. Quand on fauche par un temps couvert ou humide, ou quand il y à apparence de mauvais temps, on laisse le foin en andaïins et il peut se conserver plusieurs jours dans cet état sans bezucoup souffrir. Dès que le beau temps revient, on fane et on ramasse, en suivant les précautions qui viennent d’être énumérées.
Qu'arrive-t-ùl si le foin n’est pas assez sec quand on l’engrange?
de sa valeur, notamment pour la vente.
Il chauffe, prend un mauvais goût et perd une partie
Comment ramasse-t-on le fourrage fauché, pour le mettre en rangs ou en rouleaux ?
A bras, avec la fourche et le rateau ordinaire, ou avec le rateau à cheval.
Quel appareil emploie t-on pour charger le foin à la machine ?
La chargeuse, qui ratelle le foin et le monte sur la charrette ou le chariot destiné à le transporter à la grange.
Fig. 89—Chargeuse de foin
Qu'est-ce que l'appareil Acme ?
C’est un appareil employé pour ramasser le foin, le transporter et le mettre en meules. Le rateau, qui est très gra:1d, sert en même temps à transporter le foin, qu’il dépose sur une fourche, qu’un palan soulève et renverse sur la meule. Avec cet appareil, deux hommes peuvent mettre en meule vingt tonneaux de foin en une journée.
Comment conserve-t-on le foin ?
En fenil, en grange ou en meulon.
Quelles précautions fautil prendrepour bien mettre le foin en fenil ou en grange ?
Quand le plancher du fenil ou de la grange est exposé à l'humidité, on = le recouvre de paille, 1 | ù pour protéger le foin 1 contre cette humidité.
& Cu dispose ensuite le E foin en couches régu- ES lières, et s’il n’est pas bien sec, on le saupoudre de sel, pour prévenir l’échauffement et la moisissure, ce qui le / L rend d'ailleurs plus LT savoureux pour le bé-€ tail,
Fig. 90— A ppareil Aeme, pour rateler et mettre en meules
PARA ENGES.
Dans quelles circonstances est-il à propos de mettre le foin en meules ou meulons ?
oin, le
qui est
e foin, È
lève et Quand il n’y a pas assez d'espace dans la grange ou
hom- dans les champs très éloignés, d’où le transport à la
le foin grange prendrait trop de temps durant la fenaison, on met ordinairement le foin en meulons.
$ 4—Ensilage
€ En quoi consiste l’ensilage ? / À conserver les fourrages verts en silos, c’est-à-dire dans des fosses creusées en terre, ou dans des constructions en bois ou en maçonnerie, de manière à sous- 4 traire compiètement ces fourrages à l’action de l’air et de l’humidité.
Comment se font les silos en terre ?
On creuse dans le défaut d’une côte ou autre endroit d
—où l’eau et l'humidité ne sont pas à craindre —-une fosse de cinq à six pieds de profondeur et en talus, afin qu’il ne se fasse pas de vide le long des parois, quand le fourrage se tasse. On dépose le fourrage dans cette fosse, de manière à ce que la partie qui excède la surface du sol soit en cône ou en demi-rond. On tasse le fourrage autant que possible à mesure q:on le dépose, et l’on recouvre le tout avec la terre projetée de chaque côté pour creuser la fosse.
Fig. 91—Silo en terre chargé, mais non recouvert
Fig,92—S$ilo en terre chargé et recouvert de terre
-à-dire astruc- À sousl’air et
endroit e—une us, afin quand s cette la surasse le dépose, chaque
chargé et
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TRAITÉ D'AGRICULTURE 177 Dans quels pays ces silos sont-ils en usage ?
En Europe, principalement en Belgique, en France et en Allemagne.
Quels sont les silos les plus en vogue en Amérique ?
Ce sont les silos en bois. Fig. 93—Silo en terre, après la compression du fourrage
Comment se font les silos en bois ?
Tout simplement en construisant de petits bâtiments dont les parois sont imperméables.
12 Fig. 94—K$ilo en bois
En quoi consistent ces parois ou lambris ?
En un lambris de bois bien étanche. Pour mieux réussir, on fait un lambris double à l’intérieur, en ayant soin de bien couper les joints. On arrive à la perfection en mettant un papier goudronné entre les deux lambris.
Sur quel emplacement doit être bâti le silo ?
Sur un terrain sec, bien égoutté, afin que le plancher ne soit pas exposé à l'humidité, qui gâterait le fourrage, Il faut aussi instailer le silo près de l’étable, afin de n'avoir pas long à parcourir pour servir le fourrage aux animaux.
Peut-on installer le silo dans la grange même ?
Oui, c’est ce que font beaucoup de cultivateurs, qui se contentent de faire un carré imperméable dans le coin d’une tasserie.
De quoi dépendent les dimensions du silo ?
… De la quantité de fourrage à conserver, ou du nombre d'animaux à nourrir avec ce fourrage. Chaque animal consomme d’un pied à un pied et demi cube par jour de fourrage ensilé. Le pied cube pèse environ 40livres. En comptant un pied cube par jouril faudra pour chaque vache, pour six mois, ou 183 jours, 183 pieds cubes d’ensilage. Un silo de 15 pieds de largeur, 24 de longueur et 12 de hauteur, donne 4,320 pieds, ou assez pour nourrir 24 vaches durant environ six mois.
Quelles dimensions doit avoir la porte du silo ?
Huit ou dix pieds de hauteur et deux ou trois pieds de largeur, c’est-à-dire juste ce qu’il faut pour permettre à un homme de passer avec deux paniers, pour charroyer le fourrage aux bêtes.
d' gr:
nieux ayant ection mbris.
ncher rrage, fin de e AUX
8, qui le coin
Comment s'introduit le fourrage dans le silo ?
Par le haut ou par un pignon du silo, au moyen d’un ascenseur mécanique ou tout simplement avec une grande boîte qu’on élève avec une poulie.
Fig. 95—Hache-fourrage avec ascenseur de Silver et Deeming Dans quel état doit être le fourrage pour être ensilé ?
À la rigueur, l’ensilage peut se faire par un temps humide, quand le fourrage est mouillé; mais pour bien réussir, il faut couper le fourrage destiné au silo par un beau temps et même le laisser un peu essorer sur le champ, afin de le débarrasser autant que possible de toute humidité.
Qu’arrive-t-il quand le fourrage ensilé est trop humide ?
L’humidité empêche la chaleur de s'élever à un degré suffisant pour détruire les agents de la fermentation, qui se produit alors et gâte une partie du fourrage.
Faut-il hacher le fourrage pour l’ensiler ?
Cela n’est pas nécessaire pour le trèfle, l’avoine, le seigle et les autres fourrages semblables, qu’on dépose dans le silo tels qu’on les apporte du champ ; mais pour bien réussir avec le blé d'inde, il faut le hacher ou le couper par sections d’un demi-pouce à un pouce
de longueur, selon la grosseur des tiges. On hache d'autant plus court que les tiges sont plus grosses.
Pourquoi faut-il hacher le maïs ?
Parce nw’en branches, il ne se tasserait pas assez pour chasser l’air et les agents de fermentation qu’il contient.
Comment dépose-t-on le fourrage dans le silo ?
Par couches horizontales et uniformes de deux pieds et demi à trois pieds d'épaisseur.
Est-il nécessaire de fouler le fourrage à mesure qu’on le dépose dans le silo ?
Non: il est même préférable de ne pas le fouler, excepté dans les coins et le long des parois du silo, où le tassement s'opère plus difficilement.
Peut on s'exempter de fouler même dans les coins et le long des parois ?
Oui. Pour cela, quand on achève une couche d’ensilage, on forme au centre du silo un tas qui s’échauffe plus que le reste de la masse du fourrage ; avant de recommencer une autre couche, on jette le fourrage ainsi échauffé dans les coins et le long des parois, où le surplus de calorique dont ce fourrage est chargé compense la perte de chaleur occasionnée par le rayonnement ou la présence de l’air froid. On recouvre immédiatement avec du fourrage vert, pour empêcher la moisissure.
Faut-il absolument ervplir tout le silo sans interruption ?
Non: on dépose une journée dans le silo assez de fourrage pour former une couche de deux pieds et demi à trois pieds d’epaisseur, puis on laisse l’échauffement se produire, jusqu’à ce que la température s’élève
oue
hache
1 pour ntient.
x pieds qu'on le
fouler, silo, où
et le long
he d’enéchauffe t de rege ainsi le surpm pense ent ou atement sure.
uption ?
assez de ds et deichauffee s'élève
à environ 125° ; après un intervalle d’un ou de plusieurs jours, selon l’état du fourrage et le progrès de l’échauffement, on dépose une autre couche de la même manière et l’on continue ainsi tant que le silo n’est pas entièrement empli.
La chaleur joue-t-elle un rôle bien important dans l’ensilage ?
C’est d’elle que dépend le succès de l’opération. Si le fourrage n’atteint pas une chaleur assez élevée pour détruire les agents de la fermentation, celle-ci se produit et gâte une grande partie du fourrage, qui noircit ou pourrit.
À quel degré faut-il maintenir la température du fourrage durant le chargement du silo ?
Il n’y a pas d’objection à ce qu’elle s'élève à 150° et même plus, durant le chargement du silo; mais une fois l’échauffement commencé, il serait dangereux de laisser tomber la température au-dessous de 120°, vu que ce refroidissement donnerait un regain de vie et d'activité aux agents de la fermentation.
Faut-il que la température soit uniforme dans toute la masse du fourrage ?
Oui, car sans cela les parties où la température serait trop basse seraient attaquées par la moisissure, qui gàterait le fourrage.
Quels sont les instruments qu'on emploie pour prendre la température du fourrage ensilé ?
Le tube de Fry, muni d’un thermomètre à l’intérieur, ou encore une simple baguette de fer.
182 TRAITÉ D'AGRICULTURE Comment s'emploie cette baguette ?
On l’enfonce dans le fourrage, où il faut la laisser as. cz longtemps pour qu’elle prenne la température ambiante ; on la retire ensuite vivement et en la touchant aux différentes parties de sa longueur, on a la température de l’ensilage aux différentes couches. Si elle est assez chaude pour qu’on ne puisse pas endurer la main dessus, la température est assez élevée ; dans le cas contraire, elle est trop basse.
Comment recouvre-t-on le fourrage quand le chargement du silo est fini ?
Avec une couche de paille ou de foin grossier, d’une couple de pieds d'épaisseur. La chaleur et l’humidité qui se dégagent du fourrage ensilé assouplissent cette couverture, qui s’affaisse de suite et devient imperméa-
ble en peu de temps. Dans les coins et le long des parois, on met une couche de paille plus épaisse et l’on recouvre ce 1ebord avec des planches, pour augmenter la pression.
Quand peut-on commencer la consommation de la conserve et comment faut-il la prendre dans le silo ?
Il ne faut pas commencer la consommation de la conserve, ou du fourrage ensilé, avant trois ou quatre semaines après le chargement du silo. Pour cela, on ouvre la porte par le haut et l’on enlève le fourrage par couches horizontales, au moyen d’un rateau ou d’un racloir.
Quels sont les fourrages que l’on peut ensiler ?
On peutensiler tous les fourrages verts—trèfle, avoine, seigle, lentille, vesce, blé d’Inde—et l’on peut mêler à
laisser Jérature la touon a la hes. Si endurer dans le
ement du
r, d’une umidité nt cette perméa- ; des pa- > et l’on gmenter
L CONSETVE
le la conaatre 8ecela, on ‘rage par ou d’un
>, avoine, , mêler à
ces fourrages les courtes pailles ainsi que les balles, qui s’améliorent par leur contact avec les fourrages verts.
Quelle est la plante la plus avantageuse pour l’ensilage ?
C’est le maïs ou blé d'Inde.
Quel rendement en fourrage donne le maïs ?
Aux Etats-Unis,on récolte de 15 à 20 tonneaux de maïs vert par acre, et deux tonneaux de ce maïs ensilé valent une tonne du meilleur foin. Les bons praticiens prétendent qu’un acre de maïs peut donner assez de conserve pour nourrir six ou huit vaches durant six mois. Dans notre province, les bons cultivateurs récoltent de 12 à 15 tonnes de maïs à l’arpent, quand il est cultivé avec un peu de soin.
Comment sème-t-on le maïs destiné à l’ensilage ?
Les méthodes suivies par nos bons cultivateurs diffèrent joliment. Les uns le sèment en rangs, comme dans la culture ordinaire, et d’autres le sèment à la volée, ce qui est moins profitable,
Quelle est la méthode suivie aux Etats- Unis ?
Dans l'Ouest, le pays par excellence ‘du maïs, les meilleurs praticiens sèment le blé d’Inde en rangs éloignés de trois pieds les uns des autres et laissent un espece de six à dix pouces entre les tiges de chaque rang.