ASSOLEMENT OU ROTATION DES RÉCOLTES
Qu’'entendez-vous par assolement ou rotation des récoltes ? p
On entend l’ordre dans lequel les différentes plantes doivent se succéder dans une terre durant un certain nombre d’années, pour ne pas l’épuiser et en obtenir le plus de produits possible.
Sur quoi est fondée la théorie des assolements ?
Sur les faits observés dans la pratique et sur les données fournies par la science, notamment la chimie.
Quels sont les faits, observés dans la pratique, qui font voir la nécessité des assolements ?
Il est bien connu que lorsqu'on cultive une plante dans un même terrain durant plusieurs années consécutives, la végétation perd de sa force d’année en année, la récolte diminue et finit même par ne pas être suffsante pour indemniser des frais de culture.
Comment expliquez-vous ce phénomène ?
Chaque plante puise dans la terre, pour se nourrir et se former, une certaine proportion d’éléments minéraux; mais cette proportion varie avec les différentes plantes, qui, n’ayant pas les mêmes exigences, peuvent se succéder avantageusement dans le même terrain. Ainsi le trèfle, la pomme de terre absorbent comparativement beaucoup de chaux, de potasse et d’autres
alcalis, au lieu que le blé recherche de préférence les phosphates. Si vous cultivez durant plusieurs années la pomme de terre dans un terrain, elle lui enlève presque tous les alcalis qu’il renferme, mais elle laissera le phosphate à peu près intact; si vous semez du blé dans ce terrain qui ne donne plus qu’une chétive récolte de pommes de terre, vous aurez une bonne récolte de blé, qui recueillera le phosphate laissé presque intact par la pomme de terre. Il suffit de jeter un coup d’œil sur les tableaux faisant voir la composition chimique des différentes plantes, pour se convaincre de la nécessité de la rotation des récoltes.
Y a-t-il d’autres raisons qui expliquent la nécessité de la rotation des récoltes ?
Oui, notamment la manière dont les plantes se nourrissent, se forment et se récoltent. Certaines plantes, telles que les céréales, ne développent leurs racines qu'à la surface du sol et n’épuisent, pour se nourrir, que la couche supérieure de la terre; d’autres plantes, telles que le trèfle, la luzerne, forment de longues racines qui pénètrent avant dans le sous-sol, où elles vont chercher leur nourriture. et n’enlèvent rien à la couche supérieure. Il est évident qu’en mettant après le trèfle, qui n’enlève rien à la couche supérieure, une céréale, qui ne forme que des racines superficielles, cette céréale profitera de toute la richesse que la croissance du trèfle. aura laissé accumuler à la surface, De la même manière, le trèfle qui viendra après la céréale bénéficiera de tout l’engrais que la croissance de la céréale aura laissé accumuler dans le sous-sol. Enfin la racine et le bas de la tige du trèfle, qui restent dans le sol après la fauchaison, constituent un engrais dont bénéficient les plantes qui viennent après.
nce les
années ve presssera le du blé » récolte colte de e intact 1p d'œil \imique a néces-
té de la
se nourplantes, nes qu'à , que la 8, telles ines qui hercher 1e supé:
le trèfle, céréale, 8, cette oissance
De la , céréale #e de la
Enfin ent dans ais dont
La nature même des cultures joue-t-elle aussi un certain rôle dans la rotation ?
Oui. Il y a des cultures qui nettoient le sol et le préparent admirablement pour d’autres récoïtes. C’est ainsi que la culture des plantes sarclées, telles que le maïs, la pomme de terre et la betterave, débarrasse la terre des mauvaises herbes et la prépare admirablement pour le blé et les autres céréales, auxquelles les plantes adventices sont très nuisibles.
Quel est le but de la rotation des récoltes ?
C’est de donner à la terre le plus haut degré de fécondité possible et de conserver cette fécondité, tout en tirant de la terre le plus de produits possible.
Y a-t-il des formules fixes pour les assolements ou les rotations de culture ?
Non : il faut se guider sur les circonstances et certaines règles générales qu’un cultivateur sensé peut facilement appliquer à son exploitation.
Quelles sont ces règles générales ?
On peut les résumer ainsi :
1. Alterner les récoltes fertilisantes et les récoltes épuisantes ;
2. Alterner les cultures d’après la longueur de la racine des plantes, c’est-à-dire alterner les plantes à racines courtes et celles à racines longues ;
8. Alterner les plantes selon les substances qu'elles absorbent pour se nourrir et se former :
4. Etendre autant que possible la culture des plantes fourragères.
La rotation des cultures est-elle bien importante en agriculture ?
C’est d’elle que dépend le succès et même quand les différentes pratiques culturales sont un peu négligées dans les détails, un cultivateur réussit bien, amasse de l'argent et conserve sa terre en bon état, s’il guide ses opérations sur un système de rotation raisonné et bien appliqué aux circonstances dans lesquelles il se trouve.
agricul-
nd les gligées asse de ide ses et bien
trouve.
TABLE DES MATIERES