CHICORÉE
Description. — On connaît deux espèces de Chicorée, la sauvage et la commune : la première pour l'usage des animaux et la médecine, et la deuxième pour la nouniture de l'homme.
La fauvage est une pîante vivace, qui rend du lait lorsqu'on l'entame, et s'élève depuis un jusqu'à trois pieds ; ses fleurs sont ordinairement bleues ; elle est amère. Ce n'est pas comme plante de jardin que la sauvage est avantageuse, mais comme plante fouragère ; pourquoi on se réserve d'en parler lorsqu'on traitera de la grande culture.
Culture. — Quant à la chicorée commune, nommée endive, qui est celle que l'on cultive dans les jardins pour le besoin de l'homme, elle a les feuilles profondément découpées et toujours couchées sur terre 5 elle demande une terre légère, très fumée, et arrosée. Pour en avoir tout l'été, il faut en semer tous les quinze jours ; elle monte à graine bien vite ; il faut la lier pour l'en empêcher, ou l'abriter, et on la mange quand elle est blanchie.
Il ne faut la lier ou l'abriter que lorsqu'elle est bien sèche, et dépouillée de toute humidité.
On peut en conserver tout l'hiver, dans les caves, où elle blanchit, sans ligature, plantée serrée dans du sable.
Propriété et usage. — On mange la chicorée endive, en salade, à l'huile et au vinaigre.
On fait un fréquent usage des deux dans la médecine, pour rétablir les estomacs délabrés, pour faire écouler la bille et les urines dans la jaunisse, l'hydropisie, les obstructions, &c. On l'ordonne principalement le printemps soit en nature, soit en décoction.