‹ Traité d'agriculture [microforme]Chapitre 1 sur 43 · Traité d'agriculture [microforme] · texte numérisé non relu

Traité d'agriculture [microforme]

L ES efforts que vous faites depuis plusieurs an- | nées pour l’amélioration de l’agriculture, dans le à pays, m’est un garant que vous accueillerez favo-

rablement ce faible essai, pour coopérer autant

qu’il est en moi, à l’objet que vous avez en vue. | On sent depuis long-temps le besoin d’un ouvrage qui puisss améliorer cette essentielle branche de

Pindustrie qui est restée, à bien dire, dans l’état où

elle a éié introduite il y a deux siècles. Le défaut

d'éducation est l’unique cause qui jusqu’à ce moment, a retardé dans le pays, la connaissance des améliorations et des expériences que l’on a faites, | depuis quelque temps, dans différentes parties du monde ; mais comme cet obstacle va dans peu disparaître, par l’introduction générale des premiers éléments de éducation, savoir la lecture, le temps est venu où un pareil ouvrage peut être apprécié et donner l’essor aux écrivains et aux cultivateurs.

Le traité que je propose ne sera point fondé sur des théories douteuses et dispendieuses ; mais sur des expériences adoptées généralement.

En sorte que je prie les habitants de n’être point épouvantés de mon entreprise, d‘autant que je ne

VAR NE PRE ENT ts AA ii nn A dot RARE I M 6 Dr 4 AA ge #8

prétends pas changer leur culture, mais simplement améliorer.

Je diviserai ce traité en deux parties, la petite et | la grande culture.

La petite, ou le potager devrait être, suivant moi, enseigné aux élèves dans les éboles élémentaires de paroisses, et la grande, dans les colléges ! ou séminaires de comtés. À cette fin il devrait | être annexé à chaque école de paroisses un terrein | de deux à quatre arpents, et aux colléges ou séminaires de comtés une terre de soixante à quatre- | vingt-dix-arpents, que les instituteurs feraient cultiver aussi par les élèves, aux heures prescrites et d’après la manière ci-après indiquée. Par cel moyen on parviendrait dans peu à introduire dans À le pays une cuïture uniforme, judicieuse et lucrative.

Je commencerai par la petite culture ou le potager, dont je m’occupe depuis près de vingt ans, avec succès, dans le faubourg St. Louis de Québec, | à l’Asile Champêtre, ma demeure actuelle.

Page 1