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Le paysager, ou anglais

Mais comme j'entends me borner au premier, le potager, je ne parlerai point des autres.

Les jardins potagers sont les plus communs et les plus utiles, aussi en voit-on à toutes les portes des habitants ; plus leur utilité est grande, plus on doit les bien soigner et chercher à en perfectionner Ja culture ; c’est ce dont je vais m’occuper dans ce chapitre.

Si le terrein pour faire un potager est au choix du cultivateur, je lui conseillerais, à moins qu'il ne soit dans une plaine, de le fixer au bas d’un côteau, exposé au soleil levant, de faire attention aux vents dominants, aux moyens d’arrosement, à la qualité du sol, etc.

Il n’est donné qu’à bien peu de personnes de jouir, à cet égard, de toute la liberté nécessaire, car des circonstances étrangères au jardin même décident presque toujours de sa position, ce qui | sera le cas à l’égard des terreins pour les écoles de paroisses, qui doivent varier à l'infini, puisqu'ils ne seront pas au choix des habitants.

Le point principal, ass ce cas, sera de tirer le meilleur parti possible de celui qui sera annexé aux écoles : s’il est marécageux il faudra détourner les eaux ; s’il est sur un côteau, il faudra y attirer les eaux ; s’il est sur un fond de glaïise, il faudra en diminuer la ténuité, avec des terres sablonneuses ; si au contraire il est sur un fond sablonneux, il

faudra l'améliorer avec de la glaise ; s’il est sur un bon sol, il ne faut que lalimenter annuellement avec de bons engrais. |

L'eau étant l’âme d’un jardin potager, il faut s’en procurer à quelque prix que ce soit. L’eau courante est, sans contredit, la meilleure, aussi doit-on s’en pourvoir, par des fossés, des rigoles, ou des canaux, s’il est possible, par préférence à | celles des sources et des puits ; si'on est reduit à se servir de ces dernières, il faudra les exposer vingtquatre heures au soleil, ou au grand air, dans une cuve plus large que haute.

On aura attention de n’arroser les plantes que le matin et le soir, jamais à l’ardeur du soleil. Quand on n’est pas gêné par des propriétés voisines, on donne ordinairement à un jardin la forme rectan- | gulaire ; on le subdivise, selon son étendue, en un plus ou moins gr:nd nombre de carrés, coupés par des allées destinées aux passages et aux transports.

La grandeur des carrés des jardins potagers n’est pas aussi indifférente qu’on le pense communément, l’expérience a prouvé que huit, dix, et douze toises sur toutes les faces étaient la mesure la plus convevable,

Le jardin doit avoir dans le milieu d’un bout à l’autre, une allée de dix à douze pieds de large, il doit y en avoir deux, trois ou quatre sur le travers, suivant la longueur du terrein ; ilen doit régner une tout autour du terrein à quatre pieds de la clôture, ce qui laissera un espace suffisant RQUE y planter et entretenir une haie vive.

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On ne doit tenir nette que l'allée du milieu, pour la promenade, celles de travers et du contour se

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chaque année. Les carrés doivent avoir, tout au-

} tour, une platte-bande de quatre pieds, soutenue,

les unes de ciboulettes, les autres d’oseille, quelques-unes de percil, de cerfeuil, de pimprenelle, Sur le milieu de ces plattes-

bandes, doivent être plantés des groscilliers, des

1 gadeliers rouges, blancs et noirs, des framboisiers

et autres semblables arbruisseaux, excepté les

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mettre, afin de pouvoir labourer les carrés deux fois l’année, le printemps et l’automne.

Les allées doivent être plus basses que les carrés, et on doit en oter les terres et les jetter sur les carrés, de droite et de gauche, pour exhausser ces derniers. Les carrés doivent être divisés en planches de quatre pieds de large, partagées entre elles par un sentier de dix à douze pouces de large,

L’allée du milieu doit être couverte de gravois, de plâtras et de gros sable, afin qu’on puisse la fréquenter en tout temps, sans craindre la boue. On

er les mauvaises herbes, que l’on transporte dans un lieu destiné pour amasser les engrais.

La terre d’un Jardin potager doit être profonde et très-meuble ; pour y parvenir, lorsqu'elle n’a

pas ces deux qualités, il faut la défoncer et la re-

uer d’au moins trois pieds de profondeur, y trans-

porter des terres sablonneuses, si le fond est de glaise ou de ia marne, si elle est légère, une grande quantité de fumier et tous les débris des végétaux, qu’on aura à sa disposition et des animaux morts. L’époque des semences et plantations en Canada, dans les Jardins potagers, n’est bien déterminée

que vers le dix de Mai et continue jusqu’au quinze

de Septembre.

La manière de semer se modifie selon les lieux et l’espèce de plantes que l’on trouvera indiquée,

aux chapitres particuliers de chaque plante, que |

l’on peut cuitiver dans le pays, dont suit le Tableau.

A Cives.

Citrouilles.

Ail. Concombres Asperges. Couches.

Cresson.

Bettes.

Blé J'Inde. Échalotes.

Epinards.

à F arottes.

Céleri. Fêves.

Cerfeuil.

Chicorée. L Choux. Laitue.

Ciboulette, Lentilles.

d est de ine grande végétaux, x morts.

n Canada, léterminée ’au quinze

n les lieux indiquée,

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M Pimprengile.

Melons. Pois.

N R Naveaux. Raifort.

O Raves.

Oignons. | S Oseille. Salsifis.

Sariette.

P ee Panais. corsonère.

Patates.

Persil. T Piment. Topinambour.

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