LE CHARBON SIMPLE
E manifeste par une élévation sensible et prompte sur la peau de l'animal, accompagnée d’une grande chaleur; peu de temps après, le milieu de la tumeur s'affaisse, devient moins sensible et douloureux et se remplit d’une tumeur purulente ; ensuite la gangrène se manifeste si l’on n’y remédie, et les bords de la partie gangrenée restent durs et enflammés pendant quelque temps. Durant le cours de la maladie les fonctions vitales languissent un peu, sans que les fonctions de l'estomac en souffrent une altération marquée.
Le trop long séjour dans des étables mal propres, la mauvaise qualité des eaux et des aliments, la trop grande chaleur de l’atmos-
phère et la disposition particulière de l'animal, sont les causes ordinaires de cette maladie, Douze heures àprès l'apparition de la tumeur,
il faut couper le poil et appliquer sur la partie un onguent fait avec un demi-once de mouches cantharides et autant d’euphorbe, incorporées dans trois onces d’onguent de laurier; ce re- | mède est-il sans effet, on doit alors pratiquer
| dans différents endroits de la tumeur de pro-
| fondes scraifications et appliquer de nouveau
|| les vésicatoires, en ayant soin de les faire en- (| | trer dans les incisions et d'augmenter l’action
de l’onguent, en présentant à la partie une belle rouge. L’escorre étant tombé, on panse l’ulcère avec le digestifanimé avec de l’eau de vie camphrée jusqu’à parfaite guérison.
On recommande comme un spécifique assuré, des feuilles de menthe pilées avec de l'huile et appliquée trois à quatre fois par jour sur le boubon ; si faute d’avoir été prise à temps la maladie continue à faire des progrès, on fait prendre à l’animal des potions faites avec des
feuilles de menthe et de la EE bouillie M j< dans du vin blanc. ï LE CHARBON ESPECE MALIGNE,. B
ANNONCE par le dégout,letremblement, M ή l’abattement des forces, la fièvre etune À!
chaleur manifeste aux oreilles, aux cor- . nes, aux extrémités, qui précèdent l'é- | ruption et qui persiste quelquefois après.
D'autre fois cette chaleur ne se maniféste qué là ou doit se montrer la tumeur, quoi (
qu'il en soit, dès l’apparation de la tumeur il faut procéder sur le champ à l’amputation et à
l'animal,
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toucher les taches de cangréne avec un fer rougi jusqu'au vif; ensuite penser l'ulcère avec un onguent de deux onvces de styrax, de deux drachmes de térébentine et d'un drachme de quinquinna en poudre. Si l’ulcère tend à suppurer ou suppure, il suffit de donner un breuvage d’une once de thériaque d’une demilivre de décotion d’oseille et d'une demi once de camphre dissous dans l’eau de vie ; si la suppuration est imparfaite, si le plus est sanguinolant, dissous et fétide, il convient d'avoir recours au breuvage d’assa fétida, de gomme amoniac à la dose d’une demi once de chaque bouillie dans une livre de bon vinaigre. Si malgré ces remédes la mortification fait des progrès, on doit administrer le quinquina, l’'épecacuanha, le champhre dans une décoction de genièvre macérée dans le vinaigre. La plaie se pense avec le dijestif plus ou moins animé jusqu’à la parfaite guérison. L'’ulcère cicatrisé, on achève la cure par une médevine d’une once de feuilles de sené, sur laquelle on jette une livre d'eau bouillante, on y ajoute une once d’aloes et deux drachmes de camphre afin d'entraîner au dehors un reste d’humeurs. Le Belier est le mâle de la brebis et le mouton est ie bélier châtré.