‹ Traité d'agriculture pratique [microforme] (volume 2)Chapitre 14 sur 80 · ESPECE OVINE · texte numérisé non relu

ESPECE OVINE

ES animaux dans le pays sont petits et peu chargés de laine. Leur seul mérite est d'être exempts des maladies épidé-

miques qui attaquent si fréquemment les troupeaux d'Europe.

L'intérêt des cultivateurs ici est d'en

améliorer l'espèce au moyen de beaux béliers étrangers, qui les dédommageront amplement par l'abondance de leur laine, le haut prix de leur viande dans les marchés, qui doublent le produit des nôtres.

La nourriture des moutons, l'été, se trouve dans les pâturages, celle d'hiver consiste dans un peu de foin, dans du pesas et quelques racines et plantes légumineuses, comme patates, nayeaux, carottes, feuilles de choux, on y ajoute par fois de l’avoine et de l’orge moulus.

La partie la plus précieuse de ces animaux est la laine. La blanche est la plus estimée. La tonte se fait le printemps, lorsque les grands froids ne sont plus à craindre. Lorsqu'elle est achevée, on la plie et lie, avec de la paille ; on la tient en hottes dans un endroit sec, à l’abri du soleil et de la poussière. Les laines se con-

servent plus longtemps en suint que dégraissées, en sorte qu'on doit les garder dans cet état jusqu'à ce que l’on veuille les employer.

Preparation de la laine.

La première dépuration de la laine et qui enlève la presque totalité des ordures est, après avoir tiré les diverses sortes de laine qui composent une toison, de les mettre séparé- | ment dans des paniers, qu’on place sur le cou- | rant d’une rivière ou d’un ruisseau et qu’on retire et plonge de temps en temps, avant soin de remuer la laine avec un râteau à dents de bois, jusqu’à ce qu’il n’en sorte plus d’ordures, alors on les retire et on les fait sécher au s0leil.

La seconde opération, avant de l’employer,

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consiste à faire chauffer un bain composé de deux tiers d’eau et d'un tiers d'urine, au point qu’on y puisse pourtant tenir la main sans la brûler, dans lequel on met la laine; on l'y laisse une demi-heure ; ayantsoin de la remuer avec une fourche de bois; on l'en retire ensuite, on l’égoute, on la lave par petite quantité dans une rivière ou un ruisseau, jusqu’à ce qu’elle ne trouble plus l’eau, et on la fait sécher avant de l’employer.

Si on n’est pas à portée d’une rivière ou d’un ruisseau, on plonge les paniers remplis de laine dans une cuve pleine d’eau claire, qu'on re-

1 nouvelle jusqu'à ce qu’elle ne soit plus trou-

blée par ce lavage.

Elevage des agneaux. À

On doit avoir un œil attentif sur les brebis prêtes à mettre bas, les tenir séparées des autres, les mieux nourrir afin de les mettre en état d’allaiter leurs agneaux.

Aussitôt après la naissance de ceux-ci, il faut leur donner une litière sèche, s'ils naissent dans la bergerie, et si c’est au champ, les ramener doucement au logis ; ne les point exposer, ni leurs mères, à la pluie, ne les point mener au champ, tant qu’il y a de la rosée.

On sèvre les agneaux à deux mois, quand ils naissent dans le temps des herbes, et plus tard

{quand ils naïssent avant; on les sépare pour

cela de leurs mères qu’ils oublient facilement ; on châtre les mâles à deux mois ; quelques-uns recommandent de couper la queue à trois ou quatre doigts à la naissance.

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Maladies de l'esp2ce ovins.

Ces animaux sont sujets aux maladies épidémiques déjà décrites pour les chevaux et les bœufs, mais plus particulièrement au charbon, au claveau, au mal rouge, à la pourriture, aux diarrhées, que nous allons signaler pour en éviter les funestes effets.

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