ENGRAISSEMENT DU PORC
’AGE pour mettre ces animaux à l’engrais, est lorsqu'ils ont acquis tout leur développement. Les moyens pour les engraisser sont au nombre de cinq.
Le premier est la castration; le second le. repos ; le troisième la nourriture ; le quatrième la saison, et le cinquième les soins. *
L'opération de la castration peut se pratiquer à tout âge ; mais plus l’animal est
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jeune, moins les suites en sont dangereuses ; on doit choisir un temps doux ; car la chaleur ou le froid rendent la plaie dangereuse ; le verrat, les truies et leurs petits doivent être châtrés, avant l’engrais, sans quoi leur chair serait dure, coriace, de mauvais goût et peu économique.
Comme le repos convient pour hâter la grais- 8e, on place les cochons à l'abri de la lumière et du bruit, dans une porcherie éloignée des grondeurs.
Distribution de la nourriture,
Les semences farineuses sont, sans contredit, les matières les plus efficaces pour l'engrais : on choisit celles qui sont les moins chères et les plus communes dans le canton ; ce qui parait convenir d'avantage et la diversité des aliments cuits et réduits à une certaine consistance. L'expérience a appris que l’usage du soufre mêlée avec de l’antimoine mis dans leur manger, leur était utile.
L'automne est la véritable saison pour mettre ces animaux à l'engrais, elle est plus abondante en fruits sauvages et cultivés, elle fournit les débris des récoltes, les balayures et les
-criblures des grains, les plantes des jardina-
ges, etc. | Un des soins est de dispenser la nourriture, ainsi que la boisson, dans des formes et des
qualités et à des heures réglées. Les deux ou
trois premiers jours, on ne doit les nourrir qué faiblement pour exciter la faim ; à mesure que
‘Ton approche du terme de l’engrais et que l’animal gorgé d'aliment n’a plus d’appétit, il
faut délayer dans l’eau de la farine moulue grossièrement et la convertir par la cuison en une bouillie épaisse; quelques-uns finissent par leur faire manger quelques minots de pois, pour, disent-ils, affermir le lard.
Les maladies du porc.
Les maladies particulières aux cochons sont la boucle, la ratelle, la soie et la ladrine.
La boucle est un bouton ou tumeur qui se:
développe dans l’intérieur de la bouche du cochon et qui y porte la gangrène. On la traite comme la soie, ou pail, dont il est parlé plus
bas.
LA RATELLE NA ST une espèce de boucle, la différence:
est que les bubons on tumeurs de la ra-
telle se forment sur les viscères, ce.
qu'on ne peut constater qu'après la mort de l'animal ; mais quand on la
soupçonne, on employe les remèdes in--
diqués ci-après pour la sote.
La soie est une maladie particulière aux co-
chons, on la nomme aussi le soyon, le poil.
Elle se déclare sur un des côtés du cou, sur: les amygdales, à la jugulaire. et à la trachéeartère,
Les poils qui couvrent la partie affectée decette maladie sont hérissés, durs et différents des autres par leur couleur terne.
La douleur vive que l'animal ressent au.
moindre attouchement, démontre le siège du mal ; la soif la précède ; la tristesse, le dégoût
et l’inertie l’accompagnent ; la fièvre augmente avec le mal ; l’agitation du flanc et la bave an--
noncent le danger.
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Les principales causes de cette maladie sont, les grandes chaleurs, la sécheresse, la malpropreté des porcheries, l’air corrompu qui s’y renferme, un repos trop absolu ou un exercise violent, le manque de boisson convenable, enfin les aliments putréfiés.
Quoique cette maladie soit aussi dangereuse que le charbon, il ne faut pas cependant croire que la guérison soit impossible.
Dès que vous verrez la maladie parvenue à sa dernière période, pratiquez une fosse profonde en terre, jetez y les animaux qui en sont atteints, et après avoir fait brûler de la paille: sur eux, recouvrez les de la terre tirée de la. fosse et battez la avec force. Mettez ensuite: sous des toits séparés les animaux malades, même ceux quise portent bien, éloignés des autres.
Ne perdez point de temps à enlever la place où la soie commence à se déclarer ; au moyen d’un petit crochet de fer on soulève la peau et. on coupe le tour avec un instrument tranchant. jusqu’au fond de la tumeur ; si l’intérieur de læ plaie est noir, appliquez y un bouton de feu, à plusieurs reprises, et mettez chaque fois un petit morceau de soufre sur la brûlure.
On donne pour breuvage au malade une infusion de plantes aromatiques vinaigrée, ou de l’eau blanche, dans laquelle on fera dissoudre un peu de sel de nitre : on ne lui donne à manger que trois jours après: la plaie une fois ci-
1 catrisée on le purge avec deux gros d’aloës
délayé dans de l’eau tiède.
On conseille d'appliquer un bouton de feu à l'endroit où la soie a coutume de se montrer, à
‘Ceux qui ne sont pas encore malades ; on graisse
de beurre les laies et on mêle dans les aliments trois ou quatre gros d’antimoine en poudre très-fine, et autant de sel marin ; on ajoute
‘du vinaigre dans l'eau que l'on donne à boire.