‹ Traité d'agriculture pratique [microforme] (volume 2)Chapitre 3 sur 80 · ESPECE CHEVALINE · texte numérisé non relu

ESPECE CHEVALINE

E cheval est de tous les animaux domestiques, celui qui joint au plus haut degré, l’utile et l’agréable ; aussi on en

REX) fait un grand cas, et onen prend un soin particulier, il mérite la préférence | pour les travaux champêtres ; il double le pas lent du bœuf et donne un fumier bien supérieur à celui de cet animal, et il est un objet de commerce avantageux ; pourquoi on ne saurait trop en recommander la multiplication et l'usage à tous les agriculteurs du Canada.

La race du cheval canadien est excellente ;

quoique petits, ils sont robustes et pleins de

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feu ; s'ils étaient mieux soignés, dans leur enfance, ils seraient d’une plus haute stature, et conséquemment plus recherchés et d'une plus grande valeur ; il est reconnu qu’ils soutiennent, mieux que ceux de l'Amérique, les chaleurs et les travaux des Antilles, où ordinaire- & à ils sont transportés et justement appréciés.

Tout propriétaire qui désire se livrer à la propagation des chevaux doit d'abord 8e procurer un étalon qui se rapproche le plus de la perfection, ainsi que des juments poulinières de belle taille.

Par ce moyen on se procure de beaux poulains, auxquels on doit porter des soins particuliers, comme de :es bien nourrir, de les tenir à l’abri des froids, l'hiver, et des grandes chaleurs, l'été; ne les point faire travailler avant qu'ils soient parvenus à leur grandeur, et n'aient acquis de la force pour supporter le travail; encore doit-il être modéré dans les commencements et augmenté petit à petit.

On ne doit les laisser boire que six à sept mois ; si, par quelque accident, les mères ne peuvent les allaiter, on les élève aussi facilement que les veaux, en les faisant boire avec les doigts, du lait de jument ou de vache.

Quand on veut les sevrer on les sequestre des mères, on les nourrit au foin, en leur donnant de l’eau blanche, mais jamais le son avec lequel elle a été faite; on le donne aux cochons, ou aux volailles. "Si on les met à l'herbe,

on doît leur faire un enclos à part; quand on

les tient à l'écurie il faut qu’ils y soient sèchement, leur ôter la litière tous les jours, et les

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brosser tous les deux jours. On ne doit les étriller qu’au bout d’un an, et légèrement dans les commencements ; on les nourrit au foin et aux grains concassés dans les principes.

Les chevaux et les juments doivent être nourris au foin, étrillés tous les jours et changés de litière ; leur écurie doit être bien airée et balayée tous les jours ; c'est le meilleur moyen de les tenir en bonne santé et de leur faire éviter les maladies auxquelles ils sont sujets, comme l’enflure des jambes, l'obésité, le gras-fondu, la foulure et diverses maladies de la peau, la gourme et la pousse.

L'OBÉSITE

ST la corpulence ét l’excës de graisse les causes sont le repos continuel et les les plantes et semences mucilagineuses qu'on leur prodigue: on doit dans ce cas retrancher la nourriture trop riche, leur donner de la paille et

du son, les promener tranquillement une heure matin et soir, et augmenter tous les jours le temps et les difficultés de l'exercice.

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