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pied, et de l'épaisseur d’un pouce, à ce montant sont adaptées, à des distances égales, 2, 3, ou 4, baguettes de bois léger et sec, ayant la même courbure que la faulx et s'étendant aux deux tiers de sa longueur.
Il n’y aucun doute qu'un faucheur ne puisse, avec cet instrument, tripler et quadrupler dans une journée ce que des moissonneurs pourraient faire à la faucille; je le recommande fortement, surtout quand les récoltes pressent, ou lorsqu'on a de la peine à se procurer des moissonneurs. |
Faucilles.
La faucille est un instrument bien connu de nos habitants et dont ils se servent pour couper les grains et crocheter les pois: elle consiste dans une lame d'acier, courbée à peu-près en demi cercle, dont la base est emmanchée dans un morceau de bois assez court, a l'extrémité duquel cette base est rivée. La Faucille est tranchante ou armée de petites dents trèsfines.
La faulx à javellier est certainement préférable à la faucile pour abattre les grains parce qu’elle expédie la besogne plus vite et à moins de frais. |
Fleau. :
Le fléau est encore un instrument connu et usité dans le pays pour battre le blé et les autres grains ; il est composé de deux bâtons, de longueurs et de grosseurs inégales, attachés l’un au bout de l’autre, avec des courroies; ls bâton le plus long que tient le batteur est le manche et le plus court est le fléau qu’il applique dans toute sa longueur sur la paille et les
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épis pour en détacher les grains. Les courroies qui unissent les bâtons doivent être passées les unes dans les autres, de manière que le fléau paisse tourner facilement, quand le batteur le relève, après avoir frappé son coup; ce n'est pas seulement la force de ce coup qui détache le grain, le contre-coup et le soubrésaut qu’éprouvent la paille et l’'épi concourent aussi à produire cet effet.
La longueur de l'opération du battage à bras d'homme, la dépense qu'il exige et la fatigue du travail ont engagé plusieurs personnes à construire des machines qui pussent produire le même effet plus promptement, à moins de frais et sans tant de fatigue.
Fourches, | Les fourches sont d'une utilité journalière en agriculture; il y en a en feret en bois; celles en fer ont deux, trois ou six dents plates et un peu courbées ; elles ont une douille dans laqu’elle s'implante un manche en bois de quatre à cinq pieds de long, elles servent à remuer les fumiers, à biner, et à arracher les racines pivotantes ; celles en bois sont ordinairement d’une seule pièce et n’ont que deux ou trois fourchons, elles servent à remuer les foins et les fourrages.
Herse.
La herse est une espêce de chassis triangulaire ou carré, armé de dents de bois ou de fer assez longues, qu’on fait trainer. horizontalement sur la surface d’un sol nouvellement labouré, pour émietter la terre et enterrer le grain qu'on y a semé.
Quand les herses ne sont pas assez lourdes:
pour éraser les mottes de terre, on les charge-
de pierres, ou le conducteur monte dessus.
Les cultivateurs peu aisés qui n’ont pas de herses, ou lorsqu'elles sont hors de service, peuvent y suppléer en attachant des fagots.
d'épines à une pièce de bois qu’ils chargent de pierre pour lui donner de la pésanteur; elle
unit perfaitement une terre légère ; c’est sans:
doute la première herse qui ait été employée en agriculture; son unique défaut est'le renou-
vellement fréquent, des fagots qui s’usent par le-
frottement.
Paillassons,
Un paillasson est un assemblage de fétus:
entiers et d’égale longueur, rangés plus ou moins près les uns à côté des autres, sur une
certaine épaisseur, et liés entreux avec des.
baguettes ou de la ficelle, de manière qu’ils forment un tout régulier et plat, ayant ordinairement la figure d'une parallélogramme.
Ils sont destinés à servir d’abris portatifs, leur-
usage a pour objet le succès des semis et la conservation des plantes-délicates ; dans aucun: climat froid et même tempéré on ne peut s'en passer.
Ceux dont on se sert le plus communément sont faits de paille de seigle venue dans un terrain sec parce qu'elle est la meilleure ; si on se sert de ficelle pour lier la paille, il faut la choisir de bonne qualité et la cirer pour qu’elle dure plus longtemps.
La manière Ta plus simple pour fabriquer les paillassons, c'est de faire un lit %e paille d’en-
viron un pouce d'épaisseur, sur trois baguettes.
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ou lattes parallèles, d’une longueur égale et placées à une égale distance, de lier, au moyen de fil de fer, ces baguettes avec d’autres parfaitement semblables et qui leur correspondent en dessus.
Une autre manière, c'est de coudre en points croisés la même épaisseur de paille, dans plusieurs endroits, avec de la ficelle cirée.
Un point important dans leur fabrication est de n’employer que de la paille bien saine et bien sèche ; on doit aussi disposer les têtes et les gros bouts des pailles de manière qu'il y ait toujours moitié des uns et des autres à chaque extrémité du paillasson.
Dans le jardinage, on fait un usage très étendu des paillassons ; on en garnit les vitraux des serres et des couches pour empêcher en hiver le froid d'y entrer et les préserver en été des effets de la grèle ; on en couvre les semis sur couches, ou en pleine terre, toutes les fois que les gelées sont à craindre ; par leur moyen
on garantie les plantes délicates et les arbresen fleurs des mêmes gelées, des brouillards, des
mauvais tenips, des hâles et des pluies d'orage ; on ombrage les semis d'été et les fleurs épanouies qui craignent l’ardeur du soleil; on
soustrait à l'influence trop forte de cet astre-
les jeunes boutures et les plantes nouvellement transnlantées jusqu'à ce que leur reprise soit assurée.
Il faut avoir soin de ne les pas placer trop
près ni trop loin des objets qu’ils doivent ga--
rantir, la distance convenable est de quatre à six pouces.
Les nattes remplacent les paillassons dans.
beaucoup de circonstances.
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Pic.
Le pic est un outil de fer courbé et pointu, qui à un manche de bois; on s’en sert pour ouvrir le sein de la terre dans les terrains pierreux ; il y en a qui n'ont qu'un seul taillant et d'autres deux. Celui a deux taillants sert <omme le premier à faire des fouilles dans les terrains pierreux ou de tuf peu solide.
Pioche.
La pioche, comme le pic, est un instrument ‘de fer dont on se rert pour fouiller la terre, faire -des rigoles, des renchausages et autres opérations, elle est d’une grand utilité en agriculture ; la pioche ordinaire est large de trois à «quatre pouces et longue de sept à huit ; elle est recourbée et emmanchée à angle droit à l’ex-
trémité d’un morceau de bois de deux pieds de “demi à trois pieds de longueur ; les unes sont ‘ovales et d’autres ont le fer à deux côtes.
Rateau.
Le rateau est un instrument dont les agri- -Culteurs et les jardiniers se servent pour ramasser les foins, rassembler les pailles des champs, nettoyer les chemins et les allées des jar- ‘dins, pour épierrer la surface des labours et pour unir le sol des terrains avant et après les Semailles.
Un rateau est composé de plusieurs dents parallèles, fixées à une traverse, à laquelle $'adapte un manche ; ces dents sont de fer ou de bois, droites, ou tant soit peu courbées, plus ou moins pointues, longues et ‘espacées ; la traverse et le manche sont ordinairement de bois, dans les rateaux de jardin le
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manche est sverpendiculaire à la traverse qui porte les dents, et oblique dans ceux des champs pour ramasser le foin, ce qui permet à l’'ouvrier de suivre une place vide et d :essembler le foin non devant lui, mais à côté de lui,
Tombereau.
Le tombereau est une voiture destinée particulièrement à transporter du fumier, de la terre, du sable, des pierres &c., il consiste dans une cage ou bôite en planche, mise en équilibre sur un essieu passé dans deux roues; cette boite repose en avant sur une traverse prise dans le brancard ou elle est retenue par un crochet ou cheville, pour l'empècher de se renverser dans le trajet ; lorsque le tombereau est rendu à sa destination, on dégage le crochet ou la che-
| ville et il renverse sa charge sans trouble.
Van.
Le van est en usage en Canada; toute la différence qu'il a avec celui d'Europe, c’est qu’il est fait d'une planche mince au lieu d’osier, sa forme est la même, c’est-à-dire en coquille, avec deux anses; on s’en sert pour séparer des grains la poussière, les pailles, les ordures et autres corps étrangers qui s'y trouvent mêlés; l’arrière du van est un peu élevé et courbé en rond et son creux diminue insensiblement jasque sur le devant.
Pour s’en servir utilement il faut agiter d’une certaine manière le grain qu’on a mis dedans, et employer, dans ce mouvement, un tour de poignet et de genoux que l'adresse naturelle et l'habitude seule peuvent donner; on en dé-
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