‹ Traité d'agriculture pratique [microforme] (volume 2)Chapitre 59 sur 80 · IRRIGATIONS · texte numérisé non relu

IRRIGATIONS

TRRIGATION est l’art d’arroser les ter- ( res; cet art est inconnu et inusité en Canuda, quoique d’une grande utilité dans certains pays méridionaux, et pour certaines plantes.

Cet art se divise naturellement en deux

parties principales ; la {héorie et la pratique. On comprend dans la éhéorie la connaissance

des diffèrentes propriétés des eaux et leur des- |

tination, les moyens d’en corriger les mauvaises qualités et de les employer dans les circonstances et temps convenables, les diffèrentes espèces d'irrigation, les travaux qu'elles exigent, et leur mécanisme. | |

Et par pratique on entend les différentes applications que l’on peut faire de là théorie suivant les circonstances particulières des localités.

On sait généralement que les eaux répandues

Po A SE

ot. PS 7 bd

tivé con-uire plus t arpents que vous pratique, la terre a ut.

tez-lesien tez-les en

233 Moyens serait ré- Es, BRUY-

er les ternmusité en de utilité x, et pour

nt en deux atique.

naissance

mauvaises irconstanntes espèexigent, et

‘rentes aphéorie suides loca-

leur des- |

répandues

sur les terres en quantité suffisante et en saison: convenable, sont pour elles un puissant amendement; mais elles ne sont pas toutes également bonnes pour les irrigations, et même il yen a de pernicieuses à la végétation.

Les meilleures sont celles dans lesquelles les

légumes cuisent facilement et qui dissolvent

bien le savon; les eaux chaudes doivent être

refroides et les froides réchauffées, en les battant avant de les employer.

Lesirrigations en été sont généralement favorables à la végétation, mais il faut savoir les

proportionner à la nature du sol, à l'espèce de:

produits, et à la température du climat; par

exemple dans le Bas-Canada on doit s’empres-ser de retirer les eaux des irrigations avant bes.

gelées.

Je concluerai donc par conseiller seulement à ceux qui ont à leur disposition des eaux en quantité suffisante et de bonne qualité d’en

faire usage, pourvu qu'ils puissent le faire à.

peu de frais, au moyen de canaux, de fossés et

de rigoles ; et de conduire les eaux dans toutes

les parties de leurs champs pour les arroser pendant les sécheresses, particulièrement dans

les prairies; mais afin de les distribuer à leur gré, il faut sur le maître canal faire des em-. pellements qui puissent à volonté arrêter et

donner les eaux et n’en pas répandre plus que

la terre n’en puisse absorber dans peu de jours ;

parceque si elles y séjournent long temps, elles seront plus uuisibles que profitables.

LT NI RS Em à De ee

Page 1