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| :CHAULAGE DES GRAINS.
ill 2 pébiilage est une opération que j'enga- ch
l | ‘ge les cultivateurs canadiens à pratiquer opé
| pour détruire la carie et le charbon, deux inc:
1f fo) maladies des grains assez communes dans tem
1 S le pays.
À Il y a trois manières de chauler le blé.
Î La lre consiste à laver à grande eau le blé. | A destiné à être chaulé, ensuite à le mêler tout || mouillé avec une petite, mais suffisante quantité de chaux vive réduite en poudre : après avoir: continuellement remué le tas pendant une demi heure, on l'éparpille, pour donner moyen: à la chaux qui n'aura pas été atteinte par l'eau.
attachée au blé, de s’éteindre. Le
La 2e consiste à délayer de la chaux vive: ont
dans une suffisante quantité d’eau pour qu’elle: pays
devienne en consistance de bouillie claire, d'y |laiss
tremper le blé préalablement mis dans "des le fre
paniers à claire voie, et de l'y laisser, après ant
l'avoir remué une ou deux fois avec un baton, |:é6qui
pendant un temps plus ou moins long et |i six
proportionné à la force de la chanx. à let
La 3e manière tient le milieu entre les deux :
précédentes ; c'est-à-dire qu’on mêle la poudre de chaux vive avec le grain sur une surface mince, et qu’on verse dessus, en le remuant sans cssse, autant d’eau qu’il est nécessaire: pour éteindre la chaux et la réduire en bouill'e,
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Cette dernière manière me paraît être préférable,
Le chaulage intéresse si puissamment les:
cultivateurs que j'ose croire qu'ils l’adopteront, non-seulement pour le froment, mais encore pour les'autres grains, comme l'orge, le seigle et l'avoine qui sont fréquemment infestés du charbon : le trouble et la dépense de cette opération sont peu de chose et l'avantage est: incalculable, puisque la chaux agit en même temps mécaniquement et chimiquement.
DEFRICHEMENTS. | E mot s'étend dans ce pays-ci, de la conversion d’une terre en bois de bout en une terre labourable ; ainsi abattre une forêt; mettre en valeur des landes. des & bruyères, des moissons et les convertir en terres labourables, c’est défricher.
… Bois debout.
Les défrichements des terres en bois debout ont été faits bien inconsidérement dans ce
pays, par les premiers colons; ils n'ont pas
laissé un seul arbre, un bosquet pour respirer le frais et abriter leurs animaux ; leurs descendants ont suivi ce mauvais example et sont réduits de nos jours à aller chercher à cinq à six lieues et même plus, les bois nécessaires à leur exploitation ; dans peu, sans doute, la législature les forcera à faire des plantations dans les parties incultes de leurs terres que leurs pères ont si inconsidérément dégarnies de leur unique production.
Puissent leurs descendants être plus prudents dans l’ouverture ou le défrichement des terres ;
et laisser ça et là quelques arbres le long des routes et une bonne lisière de bois dans la profondeur de leurs terres pour subvenir à deurs besoins.
Les Américains nos voisins nous donnent l'exemple d’un défrichement plus judicieux que celui de nos devanciers; ils commencent par couper les broussailles et crouter les gros arbres en enlevant une partie de leur écorce. Ils les laissent sécher sur pied, sèment à l’entour de leurs troncs et se procurent dès la première année des moyens de subsistance que nos ancêtres n'obtenaient qu’au bout de plusieurs années.
Suivez cette manière d'ouvrir les terres, jeunes Canadiens, et vous n'aurez pas autant de répugnance à vous y livrer, quand vous serez certains que des la première année, la terre fournira à vos plus pressants besoins, sans vous extenuer ; laissez croitre les plus beaux arbres le long des routes et des lignes, de distance en distance; ne les coupez point dans les sols pierreux et stériles, vous les trouverez bien par la suite; n’en débarassez pas le bord des rivières, ils les préservent des déboulis, que la crue des eaux occasionne; n’en dégarnissez pas les côteaux ils abrient les plaines ; laissez en épars par-ci par là dans vos champs, ils détournent la foudre de vos demeures ; ne vous pressez pas d’abattre ces productions . majestueuses et utiles à moins que vous ne soyez assurés d’être amplement dédommagés des Sueurs que vous répandrez dans cette pénible et longue entreprise. .
Faites-vous des cabanes temporaires dans le
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commencemeat et au bout de quelques années, employez ces arbres que vous avez croutés à vous faire des demeures pour-vous et vos animaux. Ils seront incorruptibles, en raison de leur aôutement. |
Bruyeres.
Si le sortne vous donne à cultiver que des terres de bruyère, de perdez pas courage ; car si elles vous donnent peu de profit, elles n’exigent point un travail pénible. La terre est une bonne mère, qui nourrit ses, enfants, pour peu qu’ils soient laborieux.
Les terres de bruyère consistent dans un mélange de sable et de débris de végétaux ; on les regarde ordinairement comme stériles, quoiqu'il soit possible d'en tirer parti; elles sont rares dans le Bas-Canada. Comme elles ne produisent que des broussailles, leur défrichement est assez facile, ainsi que leur culture.
On arrache les plus grosses touffes de bruyère, de genets, de joncs, et autres plantes, à la pioche ; on en fait des composts, mêlés avec de la cendre des gazons et les plantes qu'on tire du fond de l’eau, que l’on trouve ordinairement dans les bas fonds ; aussitôt que l’on a défriché une certaine étendue de terrain, on y sème del’avoine, parce qu’elle vient bien dans tous les défrichements : l’année suivante on fait un nouveau défrichement, dans lequel on sème de l’avoine, et dans le premier défrichement des fèves, des pois, des choux, des patates, et autres lègumes ; la troisième année on pourra semer, sur le premier terrain défriché, du blé ; la quatrième du sarrasin et des naveaux; la
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cingième du trefle; la sixième du blé; ainsi des autres années.
La, terre de bruyère est très propre et recher-
chée pour certaines plantes et arbustes. :
Landes, | On entend en général par landes, uné éten-
due de pays où la terre est denuée d'arbres et --que l’on suppose stérile ; cependant avec de la
persévérdnce et quelques faibles travaux on parvient à en tirer partie, commedes bruyères,
‘en se conformant à ce qui est indiqué à cet article, anquel je renvoie le cultivateur qu a le “malheur d’étre obligé d'y vivre.
Marais.
On' comprend sous cette dénomination de vastes terrains couverts d'eaux, qui n’ont aucun
ou péu d'écoulement et qui ne disparaissent
naturellement que par l'évaporation ou Tinfil-
‘tration.
-Un maraïs abondonné à lui-même gét un
dangereux voisin à tout être vivant lorsqu'il
s’assèche ; mais il peut par l’industrie humaine
‘devenir at lieu charmant, former de belles
prairies et alimenter hommes et bétes, en suivant les directions données à l’article Bruyères
-et Desséchement.
Dessechements. | L'eau est indispensable à la végétation, mais
-8a trop grande quantité est nuisible et. fait
même périr une grand nombre de plantes; il
a faut donc utiliser judicieusement.
Il y a des terrains qui ont une surabondance
d'eau dont il fant les débarasser au moyen du dessèchement ; ily a de grands et de petits
\insi des
t recher-
né :étenrbres et rec de la vaux on ruyères, à cet arqui a le
ation de nt aucun , raissent u l'infil-
est un lorsqu'il humaine le belles , én Sui- Bruyères
on, mais et. fait ntes; il
ondance oyen du e petits
âesséchements ; : je ne parlerai que des derniers qui concerhneut chaque cultivateur.en partiçulier et qu'il est de son intérêt de faire.
Dans.les terrains très en pente les dessèchements se font facilement par le moyen de fossés tantôt parallèles, tantôt perpendiculaires à la pente, qu'on laisse ouverts, ou qu'on couvre de longues pierres, ou qu’on remplit de pierres ou
de fagots d’épines et sur lesquels on jette la
terre qu’on a tirée de:ces fossés. | Dans les terrains peu en pente on pratique des trous profonds pour:contenir les eaux; on
percé l'argile ou le lit de pierres qui les suppor-
tent et elles s'écoulent.
Dans les champs cultivés on fait des sillons avec la charrue, et dans les prairies,des rigoles qui conduisent les eaux dans les fossés de ligne.
Un bon cultivateur ne doit point laisser sé-
journer les eaux sur ses terres, et encore moins
les y laisser croupir; il, doit après chaque
abat de pluie, sortir avec sa pioche, visiter ses
champs et accélérer l'écoulement des eaux, en
faisant des rigoles, | Friches.
‘On. appelle friche des terrains qui ne ont point cultivés, qui ne produisent qu’une herbe -Chètive et quelqnes broussailles de peu de valeur ; on donne encore ce nom aux terres qu'on laisse reposer, et sur lesquelles on met paccager les animaux. |
Ces terres laissées en friche sont malheureusement trop communes en Canada, et dimi-
.muent beaucoup'trop les produits agricoles du
pays.
TG TR A TS PSS D re is sonate gr sé
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Un arpent de ces friches, clos et cultivé con-venablèment, pourrait cependant produire plus de nourriture aux animaux que vingt arpents dans cet état ; ilest temps, Canadiens, que vous ouvriez les yeux sur cette pernicieuse pratique, fondée sur une erreur grossière, que la terre a besoin de repos et qui est rejetée partout.
Si ces terrains sont labourables, mettez-lesien Arr eS sis ne le sont point, plantez-les en
oÏs..
Je n’entrerai puint dans le détail des moyens d'utiliser ces friches, attendu que ce serait répéter ce qui se trouve aux mots LANDES, BRüYy- ÈRES, et MARAIS.