PRAIRIES ARTIFICIELLES
L est de toute nécessité de faire précéder l’année de l'établissement d'une prairie artificielle par une culture améliorante ; c'est-à-dire une culture qui exige d’abon-
HO] dants engrais et surtout des sarclages, © des houages, des buttages, ou un fauchement eu vert, ou une consommation par les animaux sur le champ, ou enfin un enfouissement du produit comme moyen d’engraissement et de nettoiement.
Le terrain ainsi préparé doit être labouré profondément, ameubli et divisé suffisamment pour que les racines pénètrent aisément à une profondeur convenable, la herse et le rouleau doivent compléter la division et le nettoiement de la terre.
Il est très important de ne semer que de bonnes graines et bien nettes ; de n’employer que celles qui conviennent à la nature du sol et qui sont propres à la nourriture des animaux -qui doivent en consommer le produit.
Les plantes connues et usitées en Canada pour les prairies sont: le trèfle, le mil, le sainfoin ; elles peuvent être semées ensemble ou séparément ; mais comme elles mürissent à des époques différentes, je conseillerais d’en faire des prairies distinctes et séparées, ne fusse que par ce qu’elles faciliteraient la fauchaison à des époques différentes et rendraient cette opération plus régulière et moins pressante,
rrain le ons qui ‘e si en-
récéder
prairie orante ; d'abonrclages, fauchepar les fouissegraisse-
labouré amment nt à une rouleau oiement
que de mployer e du sol animaux
Canada le sainmble ou int à des 'en faire fusse que son à des pération
On ne doit pas perdre de vue que pour faire du--
rer ces prairies un peu longtemps, il faut les faucher au moment de la floraison et ne pas attendre la maturité de leurs graines, qui épuisent la. terre de telle sorte qu’elles ne peuvent se soutenir que peu d'années ; je ne crains pas d'avancer que des prairies coupées à l’époque de la floraison des plantes dureront deux fois plus de temps, que celle coupées lors de la maturité des graines et produiront une plus grande quantité de fourrage par l'abondant regain qu'elles donneront à la seconde coupe.
On ne doit laisser venir à maturité qu’un petit morceau ds ces prairies, lorsqu'on veut en.
former de nouvelles.
Aussitôt qu'on s'aperçoit que ces prairies diminuent en produit on doit les labourer,.
les ensemencer de céréales, les alterner, pendant trois ou quatre ans, de plantes améliorantes et les convertir de ncuveau en prairies.
TREFLE.
E trèfle dit M. de Père réussit bien dans les terrains argileux quand ils sont égoutés parfaitement, bien ameublis et amendés ; on ne doit pas, dit-il, en tenter la Ÿ culture sur ceux qui sont épuisés par défaut d'engrais ou par une longue succession de récoltes épuisantes, ni sur les terrains couverts de pierre ou de graviers, ni: sur les terres ferrugineuses, submergées ou
marécageuses.
Quand on n’a pu fumer la terre avant de semer du trèfle, il convient de le faire l'automne suivant, en le couvrant légèrement soit de fumier, soit de chaux, de poudrette, de cendre, de charbon pulvérisé, on de suie.
ne mm
D D ESPRRS MNT RE ER
Es
a co RE QE
Er 2h
pe
Un des plus grand ‘inconvénients du trèfle «est la difficulté de son fanage; il est prudent de le mêler, quand on l'a seché convenablement, avec du vieux foin ou de la paille, pour 1e préserver et donner bon gout à ces fourrages.
Le trèfle soit en vert, soit en sec, offre à tous les animaux une nourriture saine et abondante, on ne doit leur en donner qu'avec réserve ; car l'excès lorsqu'il est vert les relache et les resserre lorsqu'il est sec.
Le trèfle est la plante par excellence pour alterner les récoltes sur les terres auxquelles il convient ; lorsqu'il est bien cultivé, toutes les céréales qui lui succèdent donnent des pro- -duits plus avantageux qu'après la jachère absolue ; il résulte de tout cela cette précieuse vérité, qu'une belle récolte de trèfle assure une belle récolle de blé.
Mr. de Père, qu’on se plait toujours à citer, dit qu'on doit éviter le retour fréquent de cette plante, même sur les terrains qui lui conviennent le mieux; il recommande la rotation suivante: 1, des fèves; 2, du froment; 3, du trèfle ; 4, du froment.
FEVE A CHEVAL.
A fève de marais, dite gourgane, est une plante annuelle, estimée pour la culture des terres compactes, marécageuses
fc) et humides.
“S On peut avoir trois objets en vue en la cultivant :
1. De Ia récolter en grains; 2. de la convertir en fourrage ; et 3. de l’enfouir en vert pour “engrais.
trèfle rudent nablen pour rrages.
à tous idante, re ; CAT es res-
e pour ielles il utes les eg proère Aabécieuse ure une
à citer, de cette onvienotation : 3, du
est une la culageuses
eenla
converert pour
Jon sait que les fèves engraissent les terres ou
Pour quelques fins que ce soit qu’on cultive la fève de marais, elle doit être semée à la volée,
si c'est pour en faire du fourrage, et en rayon.
si c'est pour la graine, sur un champ préalablement !2bouré, hersé et même roulé. Si on a
semé en :4yons suffisament espacés, on passe .
dans les raies vides une petite charrue à deux oreilles, lorsque les circonstances exigent qu’elles soient sarclées et renchaussées ; on répète. cette vpération aussi souvent que le besoin le demande.
Si les pucerons les attaquent, le plus sur moyen de s'en débarasser est d'en faucher les extrémités attaquées: on a remarqué que cette opération accélerait la maturité des fruits lors-
qu'elle était à l’époque de la floraison, et aug-
mentait le produit en beauté et en quantité.
Le moyen le plus expéditif pour les récolter
est de les faucher ; ensuite on les lie et met à ‘* couvert lorsqu'elles sont bien sèches, on ne doit les battre qu'a fure et à mesure qu’on en a
besoin,
Le fourrage.qu'on obtient des fèves est très nourrissant soit en vert soit en Sec, on peut. en obtenir plusieurs coupes, parceque le fauchage des tiges en fleurs leur fait ordinairement pousser des jets latéraux qui fournissent une nourriture tendre et succulente.
Avant que d’enfouir les fèves pour servir d'en-
grais, il est bon de passer dessus un rouleau
pour les coucher, lors de la floraison, à la suite
de. la pluie ou avant que la rosée soit éva-
porée.
Olivier de Serres a dit, il y a longtemps. que.
elles ont été semées et recueillies, en y laissant quelque vertu agréable au froment qu'on y sème après.
Il est d'expérience que l’on peut soutenir longtemps le cours suivant. 1. ©. fèves fumées *29©, froment; 3°, fevès; 4°. froment, on peut entrer le trèfle et le maïs dans cette rotation POIS.
E pois des champs est le seul dont je me propose de parler dans cet article; les
terrains frais, un peu tenaces sont ceux
qui conviennent le mieux aux pois des $ champs. Ils exigent un petit nombre de
labours, et de l’'engrais si on a plus en vue dans sa culture la préparation et amélioration du sol pour les récoltes subéquentes, quele produit des graines.
Pour semer on doit choisir premièrement les:
pois dernièrement rècoltés ; les répandre sur le champ, à la volée ; les enfouir ensuite par un hersage énergique ; on les enlève, avec la faucile ou la faulx après la maturité, si on désire en conserver les graines, ou on les coupe lors de la floraison, si on veut les employer comme fourrage vert ou sec.
Si on sème les pois en sillons, assez espacés pour les sarcler et renchausser, on obtiendra une récolte plus abondante et la terre se trouvera mieux nettoyée pour les récoltes subséquentes.
On ne doit semer les pois sur le terrain qui en a produit, que six à dix ans après ; on fait suivre avec avantage, le froment après une récolte de pois.
| laissant \ ysème
soutenir 3 fumées ent, on ns cette:
nt je me cle; les mnt ceux pois des mbre de plus en améliotes, que
ment les ndre sur
e par un c la faun désire upe lors r comme
espacés btiendra se trous subsé-
On sème avec succès les pois sur un seul labour, après le défrichement des paturages et
des prairies.