‹ Traité d'agriculture pratique [microforme] (volume 2)Chapitre 77 sur 80 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Telle est la totalité des cultures et des améliorations que j'ai cru devoir présenter et recommander à mes compatriotes cultivateurs canadiens pour les mettre au niveau de ceux d'Europe et les enrichir comme eux par leur adoption.

Je ne leur recommande rien qui ne soit pratiqué depuis longtemps, soit en France soit en Angleterre ; qu’ils en fassent l'essai et je ne doute nullement du succès.

Le commerce des pelleteries qui, pendant longtemps, a fait regarder cette province, comme le plus beau brillant de la couronne d'Angleterre, est réduit à rien, le commerce du bois qui lui a succédé, va de même bientôt disparaître; il ne vous reste que la fertilité de vos terres ; faites-les donc valoir; mais pour vous rendre recommandables auprès de la mère patrie adonnez-vous à la culture du chanvre, dont elle a tant de besoin et pour le produit duquel elle envoye, avec regret, chez l'étranger, des millions de livres sterling qui vous enrichiront plus efficacement que le commerce des pelleteries n’a jamais pu le faire et que celui du bois ne fera pas d'avantage. Le produit du chanvreau contraire durera aussi longtemps que l’Angleterre tiendra le sceptre de la mer, c’est-à-dire, jusqu’à la fin du monde.

Vos terres et votre climat sont favorables à

cette culture; elle a été, sous le gouvernement

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