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climat soit peu favorable à sa production et à sa qualité.
On élève le plant sur couches et on le repique le printemps, après les gelées, sur un terrain bien ameubli par des labours et couvert du plus riche engrais, le mieux préparé et incorporé dans le sol; le fumier de mouton est préférable étant un des plus riches et des plus chauds. |
Dès que le plant a trois ou quatre feuilles, il faut le transplanter, à la veille de la pluie, pour en assurer la reprise, sur des lignes parallèles, éloignées de quinze à dix-huit pouces ; on fait, avec un plantoir, un trou dans la terre, on y enfonce doucement le plan jusqu’à la naissance des feuilles et avec le même plantoir on approche et affermit la terre tout autour ; on doit avoir soin de le sarcler avec la petite charrue, aussitôt qu’on aperçoit les mauvaises herbes, et renouveler ce travail aussi souvent que la pousse des mauvais : herbes le requerra ; avant la floraison il faut ététer les plants avec une serpette et retrancher les feuilles qui sont près de terre.
La récolte doit commencer lorsque la teinte verte des feuilles prend une nuance jaunâtre ; on retranche d'abord les feuilles inférieures, ensuite celles du centre et enfin les supérieures, dont on fait des tas distincts à cause de la qualité inférieure des premières et de la qualité supérieure des dernières ; on les prépare ct on les trille d'après leurs qualités; an les met en tas pour développer un commencement de fermentation; on les suspend ensuite après les avoir enfilées par liasses pour achever de les sécher au froid.
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On les détache après, par un temps humide, pour être livrées au commerce, ou Lt fabriquées à la maison.