TOPINAMBOUR
! OPINAMBOUR plante vivace, tubéreuse, peu connue en Canada où elle mérite
d’être cultivée en raison des avantages
hiver et procure de bon printemps une
nourriture saine aux hommes et aux animaux.
Culture.
Elle se cultive comme la patate, et comme
qu’elle procure et de ses qualités, puisqu’elle brave les gelées du plus rude
«lle, on la coupe par morceaux que l’on met dans des sillons faits à la charrue, ou à la pio-
che; on laisse la même distance entre les sillons et les pieds du topinambour que pour les patates ; on fait pareillement suivre la charrue par deux petits garçons, dont l’un jette les morceaux et l’dutre les couvre avec un râteau, æn pulvérisant la terre.
Quant le plant a six pouces de hauteur, on le renchausse soit à la charrue, soit à la pioche ; on le bine, on le sarcle et on l’éclaircit Jde manière qu'il reste un espace de neuf à dix pouces entre chaque pied.
On en cueille une partie l’automne pour le besoin et on laisse le reste en terre jusqu’au printemps suivant, où il est d’une grande utilité pour les hommes et les bestiaux.
Preprietes et usages.
Le topinambour est un des p'us robustes végétaux; il ne craint ni la gelée, ni la sécheresse, ni la chaleur ; il s’accommode du meilleur <omme du plus mauvais sol ; on ne connaît pas d’insecte qui lui nuiïse, ni de maladie qui ralentisse sa végétation : il est donc précieux sous
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ces rapports et mérite que: sa culture soit plus étendue dans le pays qu’elle ne l’est; si on ajoute à cela qu’il assure dans les disettes une subsistance pour l'‘ùomme et le bétail, que ses tiges peuvent servir d'échalats, à chauffer le four, faire bouillir la marmite, on doit s’attendre que les cultivateurs éclairés adopteront sa culture.
On fait bouillir le topinambour dans l'eau, avec un peu de sel pour l'usage des hommes et des animaux ; sa tige desséchée au soleil est mise en bottes ; se préserve dans les bâtiments et sert à nourrir les moutons, ou à faire du feu.