LES CANARDS
Il y a beauconp de canards en Canada et de différentee espèces ; mais comme ils sont sauvages et difficiles à apprivoiser, je me bornerai à ne parler que de ceux privés d'Europe, et particulièrement de ceux qu’on nomme barboteux, qui sont répandus dans le pays et y réussissent très bien, comme étant les plus aisés à élever et donnant le plus d'œufs,
Leur plumage est si varié qu'il n’y en & pas deux qui se ressemblent parfaitement.
Quiconque est près d’une rivière, d’un ruissau, d'un marais, doit s’adonner à en élever, car leur dépense est peu de chose et leur produit assez considérable pour le dédommager des soins qu’on leur donne ; pourvu qu’ils ayent de l’eau et une retraite pendant Ja nuit, c’est tout ce qu’ils exigent ; tout leur est bon, substances animales ou végétales ; s'ils mangent beaucoup, ils engraissent vite ; aussi les tue-t-on à six ou huit mois, après les avoir nourris abondamment, pendant huit à dix jours, avec de la potée cuite de légumes, ou de patates.
Un mâle du canard suffit pour huit à dix femelles,
Une canne, dit-on, peut pondre cinquante œufs, si on les enlève à mesure et avec prudence, c'est à dire en lui en laissant quelques-uns, sans quoi elle abandonne le nid. u
Pendant la ponteet l’incubation il sera bon de donner aux cannesune nourriture plus abondante quede coutume ; on met sous les couveuses huit à douze œufs qu’elles couvent pendant trente jours.
La meilleure nourriture pour les cannetons, les premiers jours de leur naissance, est de la mie de pain, des lésumes cuites, de l’orge bouilli, mais jamais de son. | |
Au bout de huit jours ils peuvent se passer de tous soins particuliers et suivent leur mère.
On plumeles canards comme les oies et dans le même temps ; on sèche le duvet et on hollande leurs plumes, comme il est enseigné pour les oies ; leurs maladies et remèdes étant les mêmes qu'aux autres volailles, je me dispenserai de les répéter 1ci, ceux qui voudront s’en instruire auront recours à ce que J'ai dit plus haut.