IT. CHAPITRE DES BATIMENS
Comme cet ouvrage n’a été entrepris que pour des établissemens d'éducation rurale dans les campanes,je n’entreprendrai pas de décrire la construction des bâtimens ruraux des cultivateurs, je me bornerai à ceux que je crois propres aux fins que je me LE suis proposées, c’est-à-dire, à ceux indispensables pour les séminaires ou collèges que je désire voir établir dans les comtés du pays, pour l’enseignement théorique et pratique de l’agriculture aux jeunes gens destinés à suivre la profession de leurs pères. est à souhaiter * qu’une terre de quatre-vingts à
uit ans.
ils pon.
e les pifin de la rideur.
lant dix > couple 5 en s0rde cent e quinze
des aniceux qui il est plus re
cent arpens, dans le centre de chaque comté, dans le pays, soit affectée pour un obiet de cette impor. tance ; que le sol en soit bon, ou au moins susceptible de le devenir par lss moyens d’améliorations connus ; que l’on -puisse s’y procurer de bonne eau soit naturellement, soit par des travaux qui ne soient pas trop dispendieux ; qu’elle soit en partie boisée : pour éviter des plantations d’arbres absolument né cessaires pour l'exploitation d’une terre, et qui ne procureraient d'avantage qu'après de longues années. ;
Le placement des bâtimens ruraux étant de ‘a dernière importance, je commencerai par insister à ce qu’ils soient situés au centre du local, afin de pouvoir en. embrasser l'inspection entière du chef-lieu; surveiller l’exploitation, voir les animaux étrangers . dommages faisant, diminuer les transports et éviter les visites des allants et venants ; à moins que des NAERoNR impérieuses n’y mettent un grand obstacle,
L’orientement de ces bâtimens est aussi d’importance ; il faut faire en sorte que leurs pignons soient toujours opposés aux vents dominants du canton et leurs portes d’entrées exposées autant que possible au soleil. +,
Ces bâtimens doivent former un quarré et laisser au milieu une vaste cour, dans laquelie sera faite une citerne ou un puits et une large fosse pour recevoir F fumiers et les y faire fomenter, avant de les employer. rh
Le principal corps de logis, c’est-à-dire le Collège, fera une des faces de ce quarré, avec deux grandes portes cochères, une à chaque extrémité ; les étables et écuries lui feront face au fond de la cour, à un arpent de distance ; d’un côté seront les hangars et granges, et de l’autre lcs remises, les bergeries, les souts et autres petits bâtiments, comme un
foamil, avec noulailler dans le bas et pigeunrierie dus le haut, laiterie ot latines:
Ces bâtiments doivent être proportionnés aux besoins de l’exploitation etau nombre d'animaux epaon'se propose d'entretenir.
Hs doivent être faits de mains du maîtres, avec les meilleurs matériaux que la localité peut fournir ; de pres s’il yen a de bonnes; de chaux et de sable s’il y en a sur les lieux ; smon:des meilleurs bois de construction ; à condition que l'on: aura attention de les aôuter, en cernant les arbres au moins un an daris la forêt; avant de les abattre pour les employor. i |
Le collège devrait avoir cent pieds de long sur trente de large, ôtre à deux étages, avec cave et er tout du long ;'Pélévation entre les planchers
oit être de douze à quinze pieds ; il devra y avoir deux cheminées, une à un des pignons, où sera logé le maître dans un appartement de vingt pieds de Jong, et l’autre dans le mur de division qui partagera les quatre-vingts pe restant de la longueur de Pédifice, dans laquelle on placera de chaque côté des pierres de taille perforées pour recevoir des tuyaux de puéles à dix pieds de hauteur ; la. masse de cette cheminée ne doit pas avoir plus de deux pieds et demi de largeur sur deux de protondeur, et le conduit de la fumée en dedans avoir neuf pouces de longueur sur six de largeur dans le bas et sera monté en évantail, ensorte qu’il ait dix-huit pouces de longueur au plus haut, sans augmentation sur la largeur, et toutes deux seront couvertes d’une pierre assez longue et large pour excéder de trois pouces la masse entière des dites cheminées ct sera perforée proportionnellement à l’ouverture du conduit de la fumée.
Le premier appartement à la suite de celui Gu maître servira d’attelier, et le suivant de salle d'é-
mrierie
és aux nimaux
8, AVEC arnir ; « et de eilleure ura atres au abattre
ong: sur cave et anchers ÿ avoir ra logé eds de )artageeur de e côté des tuasse de x pieds , et le pouces et sera it pountation s d’une e trois ct sera du con-
elui du die d'é-
rude, dans }6 haut celui audessus de: l’attelier servira de réfeutvire et celui aadessus de la salle d'étude de dortoir.
Comme chacun de ces appartements a quarante pieds de Jong sur trente de profondeur, ils sufiront pour um plus grand nombre d'élèves qu'on ne s'imagine, s’ils sont convenablement employés.
L’attehier pourra contenir douze établis de dix
pieds-de-long et de trois de large, dont on formera quatre rangs de trois établis chaque, sur la longueur de l’appartement en laissant trois: pieds entre chaque, tant sur la longueur que sur le: travers de chacun des établis, pour communiquer facilement a pasver de Pun à l'uutre. On aura soin dé lisser un passage de six pied:, le long du front pour come muniquer à la salle d'étude ; audessous de ces établis on pratiquera une ou deux tablettes pour déposer les outils ; chacun de ces établis pourra conte. hir six élèves, savoir deux de chaque côté et un à chaque bout, conséquemment on se trouveroit en état d'employer soixante et douze:élèves journellement et par mtervales soixante.et quatre; quand on emploira deux établis à blanchir et emboufièter des planches ou des madriers. C’est dans cet apparte: ment que doit être la porte d'entrée et l'escalier pour monter dans le haut, où se trouvera le réfectoire, qui aura des tables à manger sur le long de l'appar: tement, de dix pieds de long chacune et de trois de large, avec des bancs tout autour, où pourront aisément s’asseoir seize enfans à chaque table:et conséquemment admettroient cent quatrevingtdouze enfans, si, comme dans l’attelier, on en fuit quatre rangs de trois tables chaque. On aura soin comme dans l'‘attelier de laisser un passage de six pieds de large sur le front, pour communiquer au dortoir.
Il doit y avoir dans çe dortoir cinq rangs d'$eha-
fauds sur le travers de la profondeur, de trente.qua. tre pieds de long, afin de laisser à chaque extrémité un passage de trois pieds de large, qui complèté- rontles quarante pieds de Jongueur de lappaitement.
Ces échafauds auront quatre lits les uns audessus des autres, les couchettes auront un pied de haut ; on laissera uñ vide de deux pieds neuf pouces entre chaque lit, ce qui formera les quinze pieds de hauteur de l’appartement.
Pour y monter on établira des appuis sur les poteaux qui divisent la longueur des lits, et les supportent.
Les premiers lits de chaque rang auront six pieds de long, les seconds cinq et demi, les troisièmes cinq, les quatrièmes, cinquièmes et sixièmes quatre et demi et les septièmes seulement quatre pieds de long ; faisant en tout trente quatre pieds.
. Tous ces échafauds auront de dehors en dehors deux pieds et demi de large, les rinq allées pour tourner, autour deux, deux pieds deux pouces et deux lignes et demie, prendront vingt-quatre pieds, en ajoutant six pieds de passage le long du front de l'édifice, or complètera les trente pieds de profondeur de l’appartement.
. Chaque rang contenant sept lits sur la longueur et quatre de hauteur, donnera vingt-huit et multiplié par cinq, qui est le nombre des rangs, on trouvera que l’appartement contiendra cent quarante lits pour autant de pensionnaires.
La salle d'étude audessous sera divisée, à la moi. tié de sa hauteur, par deux jubés ou galeries qui seront separés par un espace vide de six pieds de large et qui conséquemment auront chacun dix: sept pieds de profondeur sur trente de longueur, ct pourront contenir trois rangs de bancs et pupitres
de dix pieds de long sur sept de suite desrière les
1te-que.
trémité ymplète-
appaite-
udessus e haut ; es entre de hau-
‘les poles sup-
six pieds
ans des autres ; c‘ comme chacun d’eux prendra deux pieds et trois pouces d’assiette, il résulte qu’it ne restera sur le derrière qu’une allée de quinze pouces.
Comme il reste sur la longueur des jubés dix pieds, on les-emploiera à former quatre allées qu'exigent les trois rangs de bancs et pupitres.
On établira une estrade pour le maître, appuyée oh deux poutres qui soutiennent et séparent les
ubés.
? Le dessous de ces jubés servira de salle de ré: création, dans laquelle on ménagera l’espace néces- + pour dériger deux escaliers pour monter aux jubés, £ La partie de l'édifice + ste à l’usage du maftre “era divisée dans le bas en deux ; lu première division sur le front servira de salon ét aura vingt pieds de long sur douze de lurge, et l'autre partie
our servir de cuisine sera de vingt de tong sur dixfuit de large; dansle milieu de cette largeur sera bâtie une grande cheminée, avec un fonrneau de chaque côté assez large et long pour contenir deux grands chaudrons ; dont un des côtés sera pour dresser le manger des élevès et l’autre celui aes ant. maux. Cette cuisine aura une porte de sortie sur la cour et un chassis pour l’éclairer, il sera construit un escalier pour communiquer dans les appartements du second étage qui seront divisés à la demande du maître, .
On creusera au dessous de la cuisine un paits, dans lequel sera placée une pompe pour donner de l’eau dans la cuisine et un évier pour conduire les la vures dans la cour. |
Dans la séparation entre l’attelier et le sallon et vis-à-vis l'allée desix pieds, sera construite une porte de communication pour aller trouver celle du front de l’édifice, avec deux fenètres.
L'édifice surn sur sa façade sept ouvertures, trois fenètres de chaque côté de la porte-d’entrée, au premier étage el sept fenètres au second, le der. rière en aura autant,
Founrniz.—Un fournil est la pièce d’une habitation rurale, dens laquelle on pétrit et cuit le pain, où se font les lessives et autres gros ouvrages ; il ne doit pas être éloigné du corps de logis ; celui d'un cullège devrait être de vingt à vingt-quatre pieds quarrés sur dix pieds de haut entre les 2 om un four not der de rer long.sur nouf de large et un. et demi ut, que je:
sosuffisant pour l’usage d’un DV a Ce fournil doit être divisé en deux par une forte
cloisan ; avoir une porte d’entrés et deux fenètres
sur le devant ; dant une doit être vis-à-vis la bou. che du four, pour qu'on :puisse en voir l'intérieur et l'autre doit-éclairer le poulailler, que l’on doit établir à l’'autre-extrémité et le pigeonnier au desaus.
La forme d’un four est ordinairement un hémis. phère creux applati : ses parties sont l’âtre, la voute, le bouche, la tablette, le dessous etle desaus ; ses dimensions:aont relatives à la consommmation.et à la l'espèce de pains que l'on veut faire
Le maître nommera tous les mois par rotation un nombre suffisant d'élèves pour boulanger ; il aura soin d’en garder une ‘couple pour instruire les nouveaux à chaque rotation.
Les trois principales opérations à leur enseigner Seront, da préparation du levain, le nétrissage de la pâte, et la cuisson du pain.
Toute eau potable est bonne pour faire du pain, pourvu qu’elle soit chaude et employée en quantité suffisante pour délayer la: farine et non la noyer : le sel'est un ingrédient nécessaire dans la pâte.
La veille de la cuisan, sur le.soir, on doit faire tremper du son dans l’eau qu’on ge propose d’em-
ployer pour la pâte ; on la brasse le lendemain, avant de s’en ærvir, et on la coule pour en ôter le son, que l’on donne aux animavx.
On fait aussi la veille le levain, on le délaye dans de l’eau chaude l'hiver et dans de la froide l’été. On en foit une pâte consistante avec de la farine qu’il faut bien travailler ; on la laisse passer la nuit à un des bouts du pétrin, enveloppé d’un linge ; il doit former en été le tiers de la totalité de la pâte qu’on doit employer, et en hiver la moitié.
Le levain est regardé comme parfait lorsqu’il a acquis le double de son volume, qu’il est tombé et qu’il repousse la main quand on l’appuye dessus,
Le levain consiste dans les ratissures du pétrin, auquel on a ajouté un peu de farine et d’eau froide pour le grossir et que l’on doit travailler, comme il est dit ci-dessus.
Le pétrissage de lu pâte s’opère en faisant un creux suffisant dans la farine que l’on veut employer, pour contenir Je levain, qu’on a délayé, avec une partie de l’eau blanche destinée au pétrissage ; quand il est parfaitement délayé, on ajoute le restant de l’eau que l’on mêle bien exactement, de manière qu’il ne reste aucun grumeau, et que le tout soit bien divisé et fondu ; on y ajoute ensuite Îc restant de la furina que l’on incorpore promptement dans la masse ; on la retourne sur elle-même jusqu’à ce quelle acquière la consistance néccésaire.
Pour continuer le pétrissage, on pratique, avec les poings, des cavités dans la pâte, on y verse de l’eau roide, qui, ajoutée après cout et confondue à force de travail, achève de diviser, de dissoudre et d’un toutes les parties de la farine, et par un mouvement vifet prompt, donne à la pâte plus de légèreté ct d'égalité ; plus on travaille la pâte plus on obtient de pain.
La pâte étant faite, onla retire du pétrin par por-
tions pour la mettre sur le couvercle du pétrin, où On la divise en pains, que l’on soutient avec un linge, Quque l’on met dans des moules, saupoudrés de pétit son ; on les laisse fomenter a ngr bien abrités dans l’hiver, et à l'air dans l'été.
. Quand les pains sont suffisamment levés on les ‘met promptement au four, au moyen d’une longue
elle, sur laquelle on les renverse, de manière que le dessus se trouve dessous ; on les place avec a. dresse à côté des uns des autres.
Lorsqu'ils sont tous enfournés, on ferme la porte du four.
La cuison du pain prepd ordinairement une heore et demie. On reconnait que le pain est cuit quand en frappant dessous du bout du doigt, il résonne avec force, et que la mie de la baisure, légèrement pressée, repousse comme un ressort, alors on les retire du four et on les range à côté des uns des autres, sur les couvercles des pétrins, et après qu’ils sont entièrement refroidis, on les renferme dans les pétrins.
Le froment est de tous les grains celui qui donne le meilleur pain ; on n’est excusable d’en employer d’autres que dans les tems de détresse.
On en peut faire avec du seigle, de l'orge, de l’avoine, du blé-d’inde, du sarrasin, des patates et
. des fèves, soit en mêlant ces matières avec de la farine de froment, soit en les employant seules : on indiquera la proportion quon doit en mettre, pour faire du paid mangeable, lorsqu’on ‘traitera ces articies: |
On ne saurait mieux terminer ce chapitre qu’en
recommandant aux cultiÿateurs de ne point envoyer moudre le blé au moulin, qu’il ne soit bien vané et sec ; de le mettre dans des poches nettes, et au retour du moulin, de les exposer dans un lieu bien ar ré et à l’abri des vermines.
strin, où in linge, idrés de ent bien
s on les e longue ère que avec à-
la porte
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atates et avec de la Lt seules :
mettre, “‘traitera
bien ai-
La farine se conserve plus facilement que le grain, pourvu qu’elle soit sèche, séparée du son, tassée, à l'abri de l’air et de l'humidité, dans des sacs ièolés les uns des autres. re
PouiaizLer.—C'est le lieu destiné. à renfermer les volailles la nuit, pour les mettre à l’abri des animaux varaces, et le jour pour y couver et pondre,
Comme à l’article des poules nous avons observé que pour accélérer la ponte le printemps, et la pro- Jonger l’automne, il EE fallait un poulailler chaud, et que nous avons signalé le fournil comme étant le lieu le plus convenable pour cette fin, nous recommanderons de l’établir au derrière du four, que l’on divisera en deux parties sur Ja langueur et la hauteur, la partie basse de l’une pour les pondeuses et couveuses et leurs poussins, la partie haute pour les autres ; dans la paitie basse de l’autre division seront les oies et les canards, et dans le haut les din. des, que l’on pourrait subdiviser pour les couveuses et leurs petits; on doit ménager à chacune de ces divisions des guichets extérieurs, tant dans le bas que dans le haut, pour l’entrée et la sortie des vohilles, avec des échelles à ceux du haut, que les vo: lailles s’accoutumeront bien vite à monter pour se jucher sur les juchoirs que l’on y placera dans lés angles, Comme les pondeuses et les couveuses s’habitueront promptement à fréquenter les appartements du bas, on aura soin d’y établir des nids et de les entretenir propres.
Le maitre aura attention de nommer tous les mois un élève pour prendre soin de ces volatilles, un pour les poules et poussins, un autre pour les oïes et canards, et un troisième pour les dindes ; il les obligera d'observer strictement ce qui est recommandé de faire pour chacune de ces espèces au chapitre
| desanimaux.
Il sera indispensable de pratiquer en dedans du
D qi RS
fournil de chaque côté du four une porte de communication de la boulangerie à ces poulaillers.
PIGEONNIER.—Le pigeonnier gra établi dans le grenier au-dessus du fournil, adossé à la cheminée qui le réchauffera suffisamment, si on le latte, crépi et renduit ; il devra être garni tout autour de ta. blettes, divisée par de petites planchettes qui formeront des nids.
Il sera pratiqué dans le pignon non seulement un chassis de quatre vitres en coulisses, mais ,encore plusieurs ouvertures, avec saillies, pour faciliter l’entrée et la sortie des pigeons, avec des tirettes pour lee fermer le soir, et ouvrir soigneusement le matin.
Le maitre n’oubliera pas de nommer aussi tous les mois un élève pour en prendre le soin qui est indiqué à l’article P1GEoN de cet ouvrage,
En employant ainsi les élèves, à tour de rôle, à prendre soin des animaux de l’établissement, on les
erfectionne dans l’économie rurale, et on perpétue es bons moyens de préserver les animaux domestiques en santé, et d’en tirer le meilleur parti possible ; il n’y a aucun doute que, rentrés chez eux ou devenus maitres à leur tour, 1ls mettront en pratique les leçons qu’ils auront reçues ; et à cette fin le maitre exigera que chacun d’eux copie dans un cahier ce qui est enseigné pour chaque espèce d’animaux qui lui sera confiée, et cela avant qn'il en prenne soin.
Erages.—Le climat est si rigoureux dans le Bas-Canada, qu’on est obligé d’établer les animaux domestiqnes la majeuro partie de l’année, et de les
nourrir,
Les étables où on loge plus particulièrement les bœufs et les vaches, sont une partie d’architecture rurale, à laquelle on doit porter une attention particulière, afin de les préserver du froid qui les ferait indubitablement périr, et des maladics qu’un long
erpétue domes- \rti pos- , EUX OÙ ratique À fin! le j un Cae d’aniqn'il en
dans le animaux t de les
ment les ritecture tion parles ferait ’un long
séjour dans des étables mal construites leur donnerait.
Les plus saines sont celles qui sont construites en bois ; celles en pierre sont froides et humides.
Leur grandeur doit être proportionnée au nombre de bœufs et de vachee ne se propose de garder.
Je suppose qu’un collège comme celui que je pro pose, qui peut contenir cent quarante pensionnaires et autant d’externes, doit avoir quatre bœufs de charrue pour l’exploitation de ia terre, et huit vaches pour la nourriture des élèves.
Je proportionnerai la grandeur d’une étable à cette quantité, ce qui.pourra servir d'échelle pour au+ quantité plus ou moins grande.
étable donc pour douze bêtes à cornes doit a. rente pieds de long sur vingt-quatre de large, Le solage sera élevé d’au moins un pied au-dessus du sol environnant; on remplira ce vuide, en dedans, de sable, de gravier, ou de pierre concassée pour entretenir la sécheresse ; on les pavera, par dessus, en madriers de trois pouces, de manière à lui donner une pente douce pour écouler les urines dans une rigole qui traversera, dans le milieu de l’étable, toute sa profondeur, et portera les urines dans le réservoir au fumier.
La hauteur entre les deux planchers devrait être de douze à quinze pieds,
Soit que les animaux fassent face aux pignons, soit qu’ils soient placés sur deux rangs, têtes contre têtes, dans le centre, ils auront, chacun, des stalles de quatre pieds de large, sur huit ou dix de long,
* Séparées par des cloisons en madriers de trois pou.
ces d'épaisseur, sur quatre à cinq pieds de hauteur, emboités dans des poteaux de quatre à cinq pouces quarrés, qui doivent être pris dans la poutre du haut ct dans la lambourde du bas.
Les abreuvoirs et rateliers seront-posés devant les animaux à une hauteur raisonnable, et s’étendront sur toute. la longueur des pignons.
Les rateliers seront en barrotins, et s’éléveront jusqu'au plancher, pour ne rien perdre du tan: à qu’on y jettera per une ouverture au-dessus, laquelle ouverture servira en mêmetems d’éventouse pour évaporer lec exhalaisons des animaux, et entretenir un-couraut d’air si nécessaire à leur santé.
Les. abreuvoirs doivent dépasser l’extériour.. de l’étable, à chaque bout, d’au moins un. pied, pour à un bout. y jetter de l’eau, et à l’autre la vuider, quand on veut la renouveller, et afin d’empécher l'air a pénétrer, dans l’hiver, on pratique une tirette thaque extrémité.
Il devra y avoir au centre de la façade de létable une jone de quatre pieds de large sur six de haut, en planches doubles, garnies de cloux en carreaux ; on ouvrira sur le devant et le derrière de cette étable, à quatre à cinq pieds au-dessus du plancher, deux fenêtres ou guichets de trois vitres de long sur deux de haut, posées sur des coulisses à l’intérieur, et à l'extérieur un contrevent aussi en coulisses à chaque, fait de planchettes mises les unes sur les autres, de manière à laisser passer l’air et empêcher . mouches de tourmenter les animaux pendent
été.
On ouvrira une lucarne sur la couverture, en.front du: bâtiment, pour entrer le fourage, vis à-vis de Jaquelle il y anra une échelle solide, pour, que les élèves puissent. aller jeter.le fourage aux bestiaux.
Le maitre en nommera deux chaque mois. pour faire le service recommandé pour ce bétail à l’article de BŒUrS ET VACHES.
Une étable construite de cette manière sera non seulement salubre, mais aisée à servir.
Ecurie.—L'écurie est aux chevaux ce que l’étable
est aux bœufs et aux vaches ; elle doit être bâtie avec des matériaux semblables, avoir les mêmes proportions et distributions ; non pas que je craie que l’établisement sera tenu d’en entretenir douze ; mais comme il y en aura au moins quatre, le surplus des places sera pour mottre à couvert ceux des et. ternes éloignés, qui viendront, soit à cheval, soit en voiture.
Le service de l'écurie se fera par un ou deux élèves que le maitre nommera tous les mois, et qui se conformeront strictement à ce qui est recommandé à l'article CHEVAL.
La seule chose à prévoir de plus pour l'écurie des chevaux est de mettre, dans l’allée du milieu, et aux poteaux, des stalles, des crochets de bois, pour suspendre les harnais et attelages.
HanGars, GRaNGEs ET ReMisEs.
Les hangars sont des espèces de remises destinées à mettre à couvert les voitures, les charrues, les outils et ustensiles du labourage, le bois, &c. et les greniers à mettre les fourages ; pour quoi ce sont des bâtiments essentiels dans toutes les fermes, et qui méritent d’être construits convenablement pour remplir ces fins.
Il doit donc y en avoir un nombre proportionné à l'exploitation, et être chacun de trente pieds de long sur vingt de large ; être partagé sur toute la longueur par une forte cloison; laquelle cloison sera divisée sur le devant et le derrière en quatre compartiments, et chaeun de ces compartiments avoir ‘une grande porte cochère pour entrer et sortir les chatrettes, chartues, &c. la hauteur entre le sol et le plancher doit être de huit à dix pieds, et les greniers ‘élevés, ayec üne large lucarne,
Un de ces compartiments sera destiné au placement des menus outils et ustensiles d'agriculture, et à cette fin il sera posé tout autour des tringles,
RTE DS