‹ Traité d'agriculture pratique [microforme] (volume 4)Chapitre 8 sur 24 · PT RE · texte numérisé non relu

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des crochets pour les nl suspendre avec ordre, c’est à dire, chaque espèce de suite, et séparées les unes des autres, afin que l’on puisse reconnaitre, par les vuides, s’ilen manque quelqu’une.

Le maitre nommera ua élève, à qui il donnera un état de la quantité et qualité de chaque charrette, charrue, outil, &c. lequel sera tenu de veiller à ce que chacun mette chaque chose à sa place et bien nettoyée ; c’est à lu à qui le maitre s’en prendra pour les négligences des élèves ; il aura soin de remplacer ceux qui auront été mis hors de service, de les faire raccominoder, de manière qu’il Y'en ait toujours une quantité suffisante pour le service,

On mettra dans un autre compartiment les char. rettes, dans un troisième les charrues, dans un quatrième les herses ; et si un seul ne suffit pas pour un de ces objets, on en prendra un ou deux autres, mais vraisemblablement un seul hangar suffira pour tout.

Outre ces hangars, il doit y avoir des remises ouvertes pour recevoir Les voitures des étrangers et des externes.

La GranGe est un bâtiment destiné à serrer ot conserver les grains en gerbes.

1! est plus convenable, si l’exploitation de la terre est considérable, d’avoir autant de granges que d’espèces de grains ou de graines ; une pour le froment, une pour l’avoine et autres menus grains, comme le seigle, l’orge, et le sarrasin, un autre pour !es vois, les fèves, enfin, d’autres pour les chfférents fourages.

Je conseillerais de donner à chacune de ces granges une trentaine de pieds de long sur vingt de large, de les partager en trois, avec chacune une grande porte cochère dans le centre, où se trouverait Ja batterie, qui doit être séparée par de bons madriere, à la hauteur de dix pieds, qui seront mis en coulisse dans de forts poteaux qui seront pris dans les lambourdes, et s’élèveront jusqu’au toit.

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La batterie doit être planchée de madriers embouffetés, de deux à trois pouces d’épaisseur.

On remplit les espaces de chaque côté de la batterie, jusqu'au faîte, de gerbes, et si ces espaces ne suffisent pas pour toute la quantité, on fait un plancher temporaire, au-dessus de la batterie, avec de fortes perches, pour placer le surplus, que l’on bât le premier.

On aura soin de garnir le sol des compartiments où l’on met les gerbes de grosses perches, afin qu’elles ne prennent pas d'humidité.

Le maître aura attention de faire ouvrir tous leg matins, lorsque le temps sera beau, les portes des granges et hangars pour les airer et de les faire fermer soigneusement tous les soirs ; et afin que les animaux ne puissent y entrer, d’y faire poser de bonnes barrières en barotins, pendant qu’elles resteront ouvertes,

Quand la saison du battage sera arrivée. le maître expédiera un rombre suffisant d'élèves, à chaque grange, pour en battre les grains, sous la direction du plus expert, qui non seulement aura soin de ie bien faire exécuter, mais encore fera vaner, sur le sotr, ce qui aura été battu, dans la journée, mettre les balles et les graines à part, faire les bottes de paille, avant que de fermer la grange.

Le but du battageest de séparer les grains ou graines de leurs épis, ou capsules.

Le fléau est l'instrument que l’on employe ordinairement pour cette opération, et jusqu'à ce moment on n’a point trouvé de moyen plus efficace.

Quatre élèves pourront battre ensemble dans une Latterie de dix pieds de large sur vingt de long, en ee mettant deux par deux, à quelque distance, vis-àvis les uns des autres, ils doivent aller et venir dans toute la longucur des cerhes étendues sur. le plancher de la batterie, afin aueles épis des chaumes

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