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3. En donnant une plus facile entrée à l'air, ils favorisent son action, pour rendre soluble une portion du terreau, et produisent probablement d'autres effets que nous ne connaissons pas encore.
Il n'y a pas de doute que les labours n'augmentent la fertilité du sol.
On peut labourer à toutes les époques dé lannée pour certains terrains, le temps des grandes gelées et des pluies excepté.
Dans toutes les exploitations rurales où le système des assolements est admis, on laboure la terre aussitôt qu'elle est dépouillée de la récolte, et on s'en trouve bien.
Il est d'usage de labourer l'automne les terres
[destinées aux céréales, et ensuite le printemps,
avant les semailles.
Il est des terres si dures par leur nature, qu'on ne peut les labourer qu'après la pluie ; il en est d'autres si susceptibles d’absorber et conserver l’eau des pluies, qu'on ne peut les labourer qu'après une plus ou moins longue sécheresse ; ces deux cas, qui se rencontrent fréquemment, doivent donc influer sur l’époque des labours.
Les terrains secs et légers doivent être labourés les premiers au printemps, et les argileux les derniers.
Puisque le principal motif du labour est de diviser la terre, plus elle sera tenace, plus il faudra de labours; par conséquent les terres légères en demandent moins que les terres argileuses.
La profondeur des labours dépend de la na.
ture du sol et de l’objet oour lequel on les en. trepend; la mesure cominune doit être entre six ou huit pouces selcr ia qualité du sol,
Une chose à laquelle on doit faire attention est de tenir les raies extrêmement droites et les planches de même largeur.
La bonté du labour dépend beaucoup de l'habiloté du laboureur; quelque facile qu'i paraisse de conduire une charrue, c'est w talent qui ne s’acquiert que par un long exer. cice ; il faut un coup d’œil juste pour faire les raies droites, et ne pas les devier. Il doit
savoir comment s’y prendre pour faire piquer, plus ou moins, et maintenir sa charrue, afin de ne prendre toujours que la même quantité de terre, soit en profondeur, soit én largeur, &c.
PRAIRIES NATURELLES, N donne Je norn de pré, ou de prairie
à naturelles, ou d’herbage, à toute espèce herbe assez abondante ou assez haute
pour pouvoir être fauchée à sa maturité,
Je réunirai ici tout ce que les agronomes on fourni de meilleur sur la culture des unes e
de terrain qui produit naturellement une d ‘ et convertie en foin.
des autres.
L'auteur de la nature a donné aux divers paturages un caractère particulier, qui peut les
faire connaitre par les animaux qui le
broutent.
Les paturages les plus secs que l’on rencontre
sur les lieux les plus élevés paraissent des tinés à la nourriture des chèvres et des bêtesa
laine ; À les vallc que dan plaines.
D'aprè classes € moyennes
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laine ; les bètes chevalines se tiennent dans ls vallons, et celles à cornes ne prospèrent que dans les paturages les plus gras des plaines.
D'après ces observations on admettra trois classes de prairies naturelles : les huules, les moyennes, et les basses.
Prairies hautes, Les prairies de 1& première classe peuvent tre bonifiées par la culture ou les irrigations ; lles donneraient alors des herbes fines et suc-. ulentes, au lieu que dans leur présent état lles n'offrent que de bien faibles ressources.
Prairies moyenne.
Celles de la seconde classe sont ordinairement encloses et fournissent de meilieures kerbes, étant sur un meilleur fonds et plus humide ;. elles doivent être convenablement ettoyées l'automne, les fossés et rigoles bien urés, afin de profiter des eaux de cette saison, ui. fournissent des alluvions de la première qualité. ; Les travaux d'améliorations, le printemps, ont l'extirpation des mauvaises plantes, eb le emplacement des vides par des graines vonenant à, la nature du sol.
Oa ne doit pas négliger de répandre des enais sur ces prairies; tous sont bons: les umiers, les bonnes terres, l'argile, la marne, !e lâtre, La chaux, toutes sortes de cendre, les ses, les varecs, les irrigations d'eaux troubles ju claires, &c.
Si l'usage de ces engrais était trop dispen-. lieux, il vaudrait mieux défricher ces prés, ,
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les cultiver en céréales et les convertir en prés-gazons, pour les défricher encore lorsque leurs produits viendront à diminuer.
La meilleure manière de consommer les produits de ces prés serait de les faire pâturer tous les deux ans ; d’abord par les bêtes à cornes, et ensuite par les moutons; de ne les faucher que dans les années interñédiaires.
Prairies basses,
Les travaux de prairies de la troisieme classe sont absolument les mêmes qne ceux de la deuxième.
On doit, un peu avant les pluies d’automme, retirer les animaux de ces prairies, curer les fossés, les rigoles, réparer les empellements et assurer par la l'écoulement des eaux pour dor:ner la première irrigation ; renouveler ensuite ces soins jusqu’au printems pour alors activer la végétation, et même après la première coupe; défricher les parties trop humides pour favoriser la destruction des mauvaises herbes; y mettre des engrais qui feront d'autant plus d’effet qu’ils seront de meilleure qualité: dans ces parties humides et marécageuses, on doit'faucher, dans le mois de mai, les joncs, les roseaux, les glayeuls et pour les détruire on jette dessus des cendres qui, en entrant dans leurs tige ouvertes, les brülent.
La combustion de ces joncs. &c. sur les lieux mêmes produira le même effet avec moins de frais ; aussitôt après ce fauchage, on met les bestiaux dans ces prairies pour quelques jours seulement, pour consommer ce qui à échappé à la faulx ; ensuite on les retire si on veut faucher une seconde fois:
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Les prairies marécageuses et les marais n'ont pas besoin d'engrais ni d’irrigations ; on doit au’ contraire les défricher par tous les moyens les: moins dispendieux; on ne doit point épargner les fossès et les rigoles pour les égouter, ou les: digues pour contenir les eaux supérieures, afin qu'elles ne séjournent pas sur la place; les portions défrichées seront destinées à faire des pâturages et les autres seront fauchées.
Remarques generales,
On les divisera donc en paturage de différentes: espèces suivant l'humidité naturelle plus ou moins grande de chaque portion ; on les séparera par des fossés, des clôtures et des plantations convenant à la nature du terrain, et. après en avoir extirpé les joncs et glayeuls, on en obtiendra pendant plusieurs années, d’abon-. dantes récoltes, davoine, de chauvre, après quoi On les sèmera rn prairies, |
Les travaux de conservation de ces prairies ainsi défrichées consistent dans l'entretien des canaux, des fossés, des rigoles, des clôtures et dans l’extirpation des mauvaises herbes,
Le moment le plus favorable pour récolter:
ls foins est lorsqu'ils sont généralement en fleur,
Un beau temps fixe est nécessaire pour fairede bons foins ; si le foin est rouillé, par quelque qause que ce soit, le mieux est de le faucher immédiatement afin de procurer de bons regains: qui dédommagent du rouillé que l’on ne doit employer qu'à faire de la litière.
Les regains sont ordinairement très faibles dans les prairies de la seconde classe, ceux dela trosième et quatrième sont plus-abondants.
Ces foins demandent à être serrés dans un «état de siccité complet; ils sont excellents pour les veaux d'élève et les poulins.
Le meilleur foin est celui qui provient des prairies sèches ; on le réserve pour les cheveaux ; le plus mauvais est celui des prairies très humides et marécageus®s, dont on ne devrait faire usage pour les bêtes à cornes que dans un cas de disette de fourrage et avec beaucoup de précaution, en le mêlant avec -de la paille.