ROTATION DES PLANTES
N a désigné sous ce nom l’ordre de rota-
sa) tion dans lequel les végétaux soumis à
nos cultures ordinaires veuvent se guivre
GS avantageusement sur le même champ,
pendant une suite d'années plus ox
moins prolongée, conformément aux
principes d’assolements, qui sont comme suit:
Le Seigle Est très propre à être alterné avec le sainfoin, sur les terres peu fertiles.
L'Orge
Se sème avantageusement avec le trèfle ou
le sainfoin, et peut être suivie immédiatement
du froment et du seigle, ou même précédée
d’une récolte de pois hâtifs faite de bonne heure.
Le Sainfoin
Peut être alterné sur les sols ingrats,. avec
le seigle, l’orge, le sarrasin, la: pomme de terre, le topinambour et autres plantes.
Lentille.
La lentille s'intercale avec les céréales sur les terres meubles, plutôt sèches qu'humides.
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Atrès-bien dans les nouveaux abattis, avant la:
Le Lupin Etait en grande vogue chez les anciens.
Rosier remarque qu'après les prairies artificielles, c’est la meilleure plante pour altener les: champs, il croit sur les plus mauvaises terres,. les sables, les graviers et les terres rouges.
Haricot.
Le blé réussit très-bien sur le champ où on arecolté des haricots ou fèves, on peut les semer avec le maïs et le topinambour, dont les. tiges leur servent de rames.
Raves et Navets.
Ces plantes présentent trois manières d’entrerdans les assolements ; la première est de les intercaller dans une année de jachère, entre deux cultures de céréales, après un ou deux labours et des engrais bien consommés : la seconde est de leur faire suivre immédiatement, dans la même année, sur un seul labour ou même sans labour ni engrais, une première récolte principale, faite de bonne heure:
et la troisième est de les semer de bonne heure au printemps, avec ou sans engrais, pour four-rage ou pour eugrais vert après une récolte:
épuisante faite l’année précédente.
Sarrasin
. Ou blé noir ; il peut entrer dans les assole-ments, soit comme récolte seule, une année, intercalée dans deux récoltes de graminées ou autres plantes, soit comme récolte secon-daire très-propre à remplacer celles. qui ont. été détruites par accident.
Patates.
Les pommes de terre ou patates réusissent:
-coupe des gros arbres: on peut après le premier renchaussage semer des raves et des navets dars les rangs vides ou sillons; il est démontré par des expériences réitérées, que toutes sortes de productions prospèrent, soit céréales ou plates légumineuses quelconques, dans un champ où l’on a récolté des patates.
Topinambour,
C'est une plante dont la culture introduite depuis peu en Europe est fort recommandée dans ‘la grande culture, en plein champ.
En partant d'une récolte de grains à laquelle on désire substituer l’année suivante une culture de topinambours, voici les rotations qui paraissent les plus convenables pouf atteindre “le but désiré. |
lre Année, topinambours ; 2e année, prairie artificielle avec grains de printemps ; 3e année, prairie ; 4e céréale ; 5e année, topinambours.
lre Année, topinambours pour tubercules ; 2e année, topinambours pour paturage seulement:
puis la même année, sarrasin, blé d'inde pour fourrage ; 3e année topinambour.
Tournesols.
Le tournesol ou soleil, est une plante annuelle recommandée par Mtre. Cretée de Pattuel, dont le nom est si avantageusement connu des cultivateurs. Cette plante doit nécessairement par ses nombreuses racines fibreu”*s et chevelues emprunter beaucoup de Ia terre, mais elle le rend avec usure per ses feuilles larges et poreuses, c’est pourquoi elle doit être regardée comme une culture préparatoire, qui peut être utilement intercalée, dans les sillons
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Cette plante a des propriétés particulières qui la rendent recommandable. Dans la Virginie ses grains servent à faire du pain et de la bouillie; ses jeunes tiges se mangent cuites,
comme des asperges ; les grains donnent une bonne huile, servent à nourrir les volailles et se donnent aux vaches ; les tiges déssechées ser-
vent à chauffer le four et à faire bouillir la marmite, Froment.
Le froment est la plante par excellence, en ce qu’elle fournit le meiïlleur pain. Le désir irréfléchi d'obtenir des récoltes de ce premier de tous les grains, fait qu'on emploie toutes sortes de moyens pour s’en procurer ; mais la providence a voulu exiger du cultivateur l’em-
ploi de toutes ses facultés intellectuelles et cor-
porelles, afin que la sentence portée contre le
premier homme füt exécutée en son entier, de
ne manger son pain qu'à la sueur de son front. Comme j'ai déjà traité de sa culture à l’ar-
ticle FROMENT, je ne parlerai que de sa rota-
tion ; ainsi j'observerai que la répétition du sémis pendant plusieurs années consécutives, de cette graminée sur le même terrain, est pernicieuse ; qu'on ne doit pas le permettre même pour deux années du suite, quoique avec
les meilleurs engrais, parce que c’est de toutes
les graminées celle qui affecte ou appauvrit le plus la terre ; il faut donc l’alterner.
On doit toujours faire précéder le froment par une culture améliorante et préparatoire ; ne jamais semer sur le champ où l'on récolte
du froment, des grains épuisants C'orge, deseigle, d'avoine &c. &c.
Le plutôt on sème le froment sur ix fin de l'hiver, plus le produit est abondant.
Il y plusieurs exemples qui prouvent que du froment fauché, après avoir été endommagé par quelqu’accident au moment où il allait épier, a fourni une bonne récolte, au moins un abondant fourrage.
Avoine. ;
La culture de l’avoine est ordinairement très productive après les dessèchements d’étangs et de marais, les défrichements de bois et de prairies naturelles ou artificielles.
Elle devient très précieuse et avantageuse pour succéder le printemps à toutes les récoltes préparatoires, faites trop tardivement pour recevoir après elles un semis de froment ; dans ce cas elle convient particulièrement après la pomme de terre.
Elle est généralement très avantageuse, sur uu seul labour bien fait, pour détruire les prairies dont ou a voulu conserver le paturage aux bestiaux pendant l’automne ou après la culture des navets.