MAIS
OMME j'ai déjà parlé de cette p:ante au mot blé-d'Inde, je me bornerai, dans cet article, à sa culture en grand.
Je remarquerai qu'il exige un sol de première qualité, c'est-à-dire, trèsmeuble, profon&, frais et riche tout à la fois, quoiqu'on l'idmette souvent, A ES sur des terres d'une moindre La semaille ne doit s’en faire que lor gelées du printemps ne sont Dhs à ue sur deux labours, un d'automne et l'autre le printemps ; elle s'exécute à la volée ou en ayons ; lorsque c'est à La volée, on le répand clair dans un des sillons que trace la charrue ayant attention de laisser un ou deux sillons sans semence, de chaque côté de celui ensemencé, si c'est au sillon. Un semeur suit la charrue, s’agenouille, jette quelques graines dans le sillon, se relève, fait un pas, s’agenouille de nouveau, jette encore quelques graines dans le même sillon, et continue ainsi jusqu’au bout de la planche ; il couvre la semence avec
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un rateau, pendant que la charrue trace d'eutres sillons. Aussitôt qu'elle a labouré un espace de quinze à dix-huit pouces, le semeur met dans le sillon suivant ses graine: comme la première fois, ayant soin de partir du même point que la première fois, afin que les plantes soient en ligne, et qu’on puisse, lorsqu'ils sont levés, passer la petite charrue à deux oreilles dans les raies vides, tant sur le long que sur le travers des sillons, afin de renchausser et butter les plants en tous sens, aussitôt qu'ils seront levés à six ou huit pouces audessus du niveau de Ia terre.
Lorsque les grains ont été placés à angles droits et à des distances convenables, cette opération se fait aisément ; plus on la répètera, plus la récolte sera abondante ; il faudra avoir bien soin d’éclaircir les plants à distances égales et surtout d'enlever les rejettons qui se forment aux pieds.
Le moment de la récolte arrivé, qui s’annonce par le dessèchement et le déchirement des enveloppes des épis, on doit en profiter, pour séparer les épis de la tige. Garnis de leurs enveloppes, on les met en tas pour achever la dessication ; quand elle est complétée, on met les épis à l'abri, on les conserve en cet état, ou on les suspend, entrelacés avec leurs tuniques, à des perches horizontales attachées au plafond.
Il est peu de végétaux aussi utiles que le maïs pour la nourriture des hommes et des animaux; il procure aux hommes un aliment aussi sain qu'agréable, soit en potage, soit en bouillies, soit en gateaux ou en galettes, soit enfin en boissons. |
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Les bestiaux en sont avides, soit en herbe, soit en graines : un champ ensemencé dru en maïs pour fourrage vert, fauché au moment de la fioraison, présente une prairie élevée, abondante et nourrisante.
Aux grands avantages que réunit cette plante pour la nourriture de l’homme et des animaux, il faut ajouter ceux non moins précieux qu’elle offre pour les assolements.
Comme récolte principale et préparatoire, le maïs fournit la récolte la plus productive; il rend souvent au-delà de mille pour un.
“Ila procuré, dit M. Parmentier, dans nos départements une abondance qu’on n’y connaissait pas, lorsqu'on n’y semait que du froment ; il permet à d’autres végétaux de croître sous son ombrage et ne préjudicie nullement à leur récolte.” |
Voici la place qu'on devrait assigner au maïs dans une rotation de récoltes alternes ; lo. froment ou seigle; 20. maïs; 30. avoine avec trèfle ou bien racines, fèves ou choux; 40. froment.