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tête est souvent gonflée ainsi que les jambes de devant; elles cherchent l'ombre.
Quand le mal est dans sa force elles portent la tête basse, jusqu'a plonger le museau dans ja terre : l’épine du dos se courbe ; les quatre pieds se rapprochent ; les bêtes restent immo- | biles et meurent. Cette maladie dure de six à douze jours.
. Lorsque cette maladie est déclarée, on doit essayer sur les bêtes qui ne sont pas désespérées quelques remèdes, comme plusieurs verres d'une décoction d’écorce moyenne de Sureau ; quelques jours après on remplacera cette décoction par une autre faite avec la sauge, l'hyssope ou toute autre plante aromatique, en y joignant un gros de sel de nitre, ou deux gros de sel marin par pinte d’eau. On aura soin de ne point exposer les bêtes malades au froid, ou à la pluie,
LA PSURRITURE
FFECTE particulièrement les bêtes à laine, c’est une véritable cechexie.
Le tempérament mou et pituiteux des bêtes à laine est une des causes de leur disposition à la pourriture ; le régime
et l’intempérie des saisons en sont aussi des causes; pourquoi on doitéviter de les conduire dans des pâturages humides, marécageux et couverts de rosée.
On peut prévenir cette maladie en évitant les causes qui y donnent lieu, c’est-à-dire qu'il faut éloigner les troupeaux des terrains humides et marécageux, ne les conduire aux champs que dans les beaux moments de la journée et
lorsque la rosée est dissipée ; les mettre à l'a. bri des pluies et des brouillards ; leur donner une nourriture saine, telle que du trèfle, de la bonne paille, soit du froment, d'avoine ou de seigle, arrosées avec de l'eau dans laquelle on aura fait fondre du sel ; ne les abreuver que d'eau pure, éviter celles qui sont froides et dures ; les tenir proprement, enlever les fumiers et airer. |
On leur.donne un opiat de racine de gentiane pulvérisée, depuis un demi-gramme jusqu'à un décagramme, incorporé avec suffisante quantité de miel, on ajoute quelques pincées de sel, un ou deux grammes de carbonate de soude,
La pourriture des pieds.
Une autre maladie particulière aux moutons est la pourriture de leurs pieds, qu’on peut re- ‘ garder comme analogue au panaris des hommes, et elle est contagieuse.
Elle se divise en trois degrés: dans le pre.
mier les bêtes boitent peu, elles sont sans fièvre et conservent l'appétit. L'inspection du pied n'offre qu'un peu de rougeur à la réunion des doigts et un léger suintement autour du sabot, quelquefois même seulement de la chaleur.
Les brebis qui ont la maladie au second degré, boitent tout bas, ont de la fièvre, paraissent tristes, mangent mollement et souvent à genoux.
Lorsque la maladie est arrivé au troisième degré, la fièvre est continue, la tristesse et la
maigreur des bêtes augmentent, elles se lèvent
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purulens se forment sous le sabot, rongent la totalité de la chair, le font tomber, carient les os des pieds : la puanteur devient insupportable et l'animal meurt,
Si donc les brebis paraissent boïter on en examinera la cause, et dans le cas où 'on re- | connaîtrait citte maladie, on les mettra à l'infirmerie ; on épongera le suintement sanieux, avec l’eau de Goulard, ou on y appliquera de la poudre de vitriol, de cuivre ; on enveloppera le pied.
Dès que l’on aura découvert par des tätonnements le point où est l’abcès, on ouvrira le sabot, avec un canif, et on pansera avec de l'eau de Goulard, ou avec l'acide nitrique, ou muriatique affaibli. Il ne faut pas craindre de tailler dans le vif: tous les jours on fait un
1 pansement.
Quand la maladie est prise à temps, il est rare que cinq à six jours ne suffisent pas pour guérir l'animal ; maïs comme cette maladie est sujette à de fréquents retours il ne faut pas se presser de cesser le traitement ni de remettre l’animal dans le troupeau.
LA DIARRHEE
Nfa ST une maladie dans laquelle les matières fécales sont évacuées plus fréquemment que dens l'état naturel et sortent CRC? sous une forme liquide.
La diarrhée qui survient aux mou- S tons et en fait périr un grand nombre, provient d'une indigestion, d’une nourriture trop humide, peu propre à rétablir les forces
de l'animal, ou gatée ou moisie, qui altère les sucs digestifs et débilite l’estomac.
Lorsque la diarrhée n’est point accompagnée de fièvre, de dégoùt, de tranchées, ou d’autres ‘accidents, on doit la regarder comme un bé.
néfice de la nature et ne pas s’empresser de l'arrêter. On la laïssera donc durer trois à ‘quatre jours ; après quoi il faudra donner, de temps en temps, de l’eau de riz, ou bien, si on veut couper court, un gros de thériaque dans ‘un demi-verre de bon vin.