‹ Traité d'agriculture pratique [microforme]Chapitre 63 sur 120 · ESPECE PORCINE · texte numérisé non relu

ESPECE PORCINE

E quadrupède est remarquable par sa A conformation, ses habitudes, sa lascivité et sa gloutonnerie. Il prospère dans

toutes les contrées et est peu difficile k

dans le choix de sa nourriture.

L'éducation des cochons est d’une fa.

cilité extrême ; les bénéfices qu'ils don- ‘bent sont incontestables ; sa chair, son sang, ses entrailles, jusqu’à son poil, tout est prof: table, son fumier même est un engrais puissant. Ils fournissent dans les métairies une viande prête à devenir un mets fondamental du repas, ‘ou à assaisonner les herbages, les légumes et les racines potagères, dont l'usage convient aux cultivateurs.

Quoiqu'ils paraissent avoir du plaisir à se vautrer dans la fange, cependant ils n'engraissent jamais dans la malpropreté ; en sorte “qu’il est avantageux de les laver souvent à grande eau, et de les tenir nets en enlevant leurs ordures et leur donnant souvent de la litière, quand ils sont renfermés dans leurs por- «“cheries.

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Choix des reproducteurs,

Il y a plusieurs races de cochons, la première est celle à grandes oreilles ; mais comme elle n'est ni robuste ni féconde, on a donné lapréférence à la seconde, quoique nroins robuste, parce qu'elle donne plus de profit au cultisateur, qu’elle s'engraisse plus facilement et plus promptement. Elle a la tête iongue et grosse, le front saillant et coupé droit, l'oreille large et pendante. La troisième race a le poil noir et rude, le cou court et gros, le corps large et ramassé. C’est du croisement de ces races qu'est sortie la race pie, fort répandue dans le pays et la plus estimée. Elle se distingue par les couleurs du poil mêlé de blanc, de noir et de roux.

Un cultivateur qui entend bien ses intérêts doit avoir soin d'améliorer la race de cochons qu'il possède, si elle n’est pas la meilleure; sils sont de la meilleure race il doit la propager, en faisant choix d’un bon verrat; et à cette fin il en choisira un qui ait les yeux petits et ardents; la tête grosse, le cou grand et gros et les jambes courtes et grosses, le corps long, le dos droit et large, d’un an et demi ou de deux ans.

Il doit choisir des truies conformées comme le verrat, du même âge, d'un naturel tranqu:lle et fécondes, avec un ventre ample, des mamelles longues et nombreuses et des soies douces. Elles portent cent treize jours. Leur portée est de huit à douze petits.

Porcherie des truies portieres, Aussitôt qu’elles sont pleines, il faut les sé-

porer du verrat et augmenter leur nourriture D jeune, moi ron pas au point de les engraisser, mais sim. A doit chois plement pour qu’elles aient suffisamment Qu M lefroid re lait pour allaiter la famille naissante, les truies Quand elles sont délivrées il faut les forti Mavant l’e fier en leur donnant un mélange d’eau tiède dure, cor! avec du lait et de l'orge ramollis par la cui. Muique.

son, et ensuite tout ce qui sort de la cuisine et Comme de la laiterie qu’on laisse sàrir exprès. se, on pla. El d et du brui

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Les premiers soins qu’on donne aux cochon.

nets est de les accoutumer à têter : au bout de D nr ae fes LA doit ôter As ARR ECRAE et Les sem n'en laisser à chaque mere que six ou huit. les matièr

Au bout de deux mois on les sèvre et les sé.

pare des mères : on leur donne du petit lait chaud, dans le commencement, dans lequel on délaie du caillé, du son gras, de la farine d'or. | ge, de seigle ou "de blé-d’inde. Un mois après on augmente leur nourriture de feuilles de | choux, de patates et d'autres racines potagéres on doit les accoutumer petit à petit au régime, ordinaire.

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