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d’urine rendue après le repas

UlllNE.

Par l’iizotalo Parl’azolale d'argent. do mercure.

i. lü d’urine rendue avant le repas. .. . 189,0 188,5 de chlorure de

sodium.

10 d’urine rendue avant le repas. . . .

10 d’urine rendue avant le repas. . . .

10 d’urine après l’ingestion de thé. .

10 d’urine après l’ingestion de bière.

10 d’urine après l’ingestion de bière et avant le coucher

10 de la même urine

10 d’urine de femme

10 de la même urine

Pour obtenir avec l’azotate de mercure des résultats exacts, il importe d’aciduler légèrement la liqueur, et, pour ne pas ajouter un trop grand excès d’acide azotique, on neutralise la liqueur filtrée, après en avoir mis de côté une petite portion qui sert ensuite à saturer un excès d’acide dans le cas oli cela serait nécessaire. La liqueur étant neutralisée, on mesure 15 centimètres cubes.

ARTICLE III. — Rosage de l’ammoniaque contenue d.4ns l’urine.

L’urine fraîche ne contient que de faibles quantités d’ammoniaque ; cependant il importe d’en déterminer la proportion afin de pouvoir rechercher ensuite si elle est sécrétée, comme l’urée, ou bien si elle est tout simplement éliminée par les voies urinaires, et si, par conséquent, elle est fournie par les aliments.

Le dosage de l’ammoniaque contenue dans f urine, présente de grandes difficultés, par la raison que la décomposition des sels ammoniacaux ne peut s’effectuer sans l’intervention d’un alcali puissant, tels que la potasse, la chaux, la magnésie, etc., et qu’on s’expose ainsi à réagir sur l’urée qui se ü'ansfoi’me facilement en ammoniaque.

Cette crainte est d’autant plus fondée que quelques

DOSAGE DE l’aM.MONIAQUE CONTENUE DANS l’uRINE. 559

auteurs admettent que l’urée se change promptement en ammoniaque, non-seulement par l’action des alcalis, mais «encore par la seule influence de l’eau bouillante.

M. Boussingault a fait, il y a quelques années, des re- { cherches intéressantes sur le dosage de l’ammoniaque dans ' les urines ; il a étudié l’action des alcalis sur l’urée, et il 1 ;S est assuré que, dans des conditions déterminées, l’urée ! m’est pas facilement détruite par les alcalis, j Voici 1 appareil dont M. Boussingault a fait usage pour 'doser 1 ammoniaque. Il se compose d’un ballon «, d’un ilitre de capacité, et maintenu par un support b dans l’eau d une petite chaudière placée sur un fourneau (fig. 168).

l’ig. 168.

'Au ballon est adapté un bouchon percé de deux trous qui ’eçoivent, l’un, un tube droite/ qui pénètre jusqu’à quelques

URINE

millimètres du lond, et auquel est ajusté un robinet r, 1 autre un tube cV courbé à angles droits, et communiquant avec une éprouvette e, qui contient 10 centimètres cubes d’acide sulfurique normal, pouvant saturer 05’',212 d’ammoniaque, ou 3/i centimètres cubes d’une dissolution de potasse caustique. De l’éprouvette e part un tube muni d’un robinet /, qui établit ou intercepte la communication de l’appareil avec une cloche posée sur le plateau d’une machine pneumatique. Les diverses ouvertures de l’appareil sont garnies de tubes en caoutchouc et de bouchons de liège.

L’éprouvette e, qui renferme l’acide sulfurique titré , plonge dans un vase à précipiter f qui sert de réfrigérant, et que l’on maintient, autant que possible, à une basse température. On introduit ensuite dans le ballon delà chaux hydratée, on dispose l’appareil, et l’on ouvre le robinet r du tube droit d. Le robinet d étant fermé, on fait le vide dans la cloche, et, à l’aide d’un petit entonnoir g, on introduit la dissolution de sel ammoniac dans le tube de verre d. Avant de verser cette dissolution, on ouvre en partie le robinet r', communiquant avec la cloche, afin que le liquide pénètre facilement dans le ballon. On y ajoute ensuite les eaux de lavage. Cela étant fait, on ouvre entièrement le robinet r', on ferme le robinet r, et l’on fait le vide.

Dans ces conditions, il suffit que la température du baiiiinarie soit de 35 à AO degrés pour que le liquide entre en ébullition ; on ferme alors le robinet r'; la distillation continue, le liquide se condense dans l’éprouvette, et bientôt il ne reste plus dans le ballon qu’un résidu sec. L’opération étant terminée, on fait arriver dans la liqueur acide les vapeurs ammoniacales qui restent dans l’appareil, en faisant rentrer l’air par le robinet r et en établissant la coniinu-

DOSAGE DE l’aMMOMAQUE CONTENUE DANS l’UUINE.

nicatioii avec la cloche vide. Enlin on donne quelques coups de piston avec la machine pnemnatique. Il ne reste plus alors qu’à déterminer le titre de la liqueur acide, à l’aide d’une dissolution normale de potasse.

M. Boussingault a fait plusieurs expériences pour savoir si l’urée est détruite par l’action de la chaleur ou par les alcalis dans le dosage de l’ammoniaque. Il a introduit dans un ballon a (lig. 169) une dissolution d’urée contenant 1 pour 100 de cette substance, et dans l’éprouvette 6 10 centimètres cubes d’acide sulfurique normal, dont il a été question précédemment; enfin il a engagé un papier de tournesol rougi dans le tube c qui fait communiquer le ballon avec l’éprouvette. L’appareil étant ainsi disposé, il a fait bouillir fortement la dissolution d’urée de manière à la réduire à la moitié de son volume. 11 a examiné ensuite la liqueur acide, et il a reconnu ({u’elle n’avait pas changé de titre, c’est-à-dire quelle exigeait encore pour sa saturation 3 A centimètres cubes de dissolution alcaline. Il ne s’était donc pas dégagé d’ammoniaque pendant la distillation.

L’ébullition fut continuée, et, lorsque la dissolution liit réduite au cinquième de son volume, le papier de tournesol indiqua d’une manière évidente qu’il se dégageait de l’ ammoniaque ; cela tenait à ce que l’urée déposée sur le verre, ipar suite de l’évaporation, était décomposée par l’action de la llarnmc de la laiii])e à alcool.

roOCIAI.K.

URINE

Il résulte de cette expérience que l’urée dissoute dans une grande quantité d’eau, n’est pas décoinposée pendant une ébullition de peu de durée.

M. Boussingault a dû examiner, dans une autre série d’expériences, l’action des alcalis sur l’urée en dissolution étendue , puisqu on ne peut éliminer l’ammoniaque de l’urine sans l’intervention des alcalis. 11 a essayé d’abord la magnésie. Il a fait bouillir un mélange de d’urée dissoute dans 20 grammes d’eau et de 2 grammes de magnésie hydratée. L’appareil était composé d’un ballon a (fig. 170), d’une éprouvette h contenant l’acide sulfurique titré , et d’un tube aspirateur d destiné à faire passer un courant d’air pendant l’opération. Après une heure d’ébullitioir, les 10 centimètres cubes de liqueur acide introduits dans l’éprouvette n’exigèrent que 3/i,5 de liqueur alcaline, au lieu de 3/i,9. L’acide avait donc absorbé 0*'’,002/i d’ammoniaque.

Dans une deuxième expérience 0'',5 d’urée produisirent 0s'‘,008 d’ammoniaque.

On substitua la chaux à la magnésie ; 0"'',5 d’urée dissous dans 50 grammes d’eau et traités par 2 grammes de chaux donnèrent, après une ébullition d’üne heure et demie, Os^Oll d’ammoniaque. La potasse, jdus puissante que la chaux et la magnésie, décomposa ilne quantité plus considérable de matière.

Ainsi, à la température de l’ébullition, l’urée dissoute dans l’eau éprouve une décomposition lentCi

DOSAGE DE l’aMMONIâQUE CONTENUE DANS l’URINE. 563

M. Bonssingaiilt examina alors si la chaux qui agit sur l’urée, à la température de 100 degrés, excerce la même action sur ce corps, à une température moins élevée. 11 mêla 0®‘‘,2 d’urée avec 5 grammes d’hydrate de chaux dans 20 grammes d’eau, il chauffa le tout à ZiO degrés, et, à l’aide d’un aspirateur, le mélange fut traversé pendant deux heures par un courant d’air. Il n’y eut pas dans cette expérience de dégagement appréciable d’ammoniaque.

Dans d’autres expériences, M. Boussingault a constaté qu’en faisant passer, pendant cinq heures, un courant d’air à travers une dissolution de chlorhydrate d’ammoniaque décomposé par la chaux hydratée, on ne parvient pas à retirer la totalité de l’ammoniaque, mais qu’on en opère facilement le déplacement par une ébullition dans le vide

Ià la température de 35 à AO degrés. C’est pour réaliser cette double condition qu’il a imaginé l’appareil que nous avons décrit en premier lieu.

M. Boussingault a exécuté avec cet appareil plusieurs expériences comme moyens de vérification ; je me bornerai à citer les deux suivantes :

1“ On a dissous O^^h de chlorhydrate d’ammoniaque dans ÔO grammes d’eau, on y a ajouté 6 grammes d’hydrate de i chaux, on a chauffé au bain-marie à AO degrés, et au bout î d’une heure tout le liquide était distillé.

L’acide titré saturait avant l’expérience 33",1 de solui tion alcaline, et après 88,5 seulement. La différence, 2A,6, 'î représente 0®’’,1597 d’ammoniaque. Le sel ammoniac con-^ tenant O^^lOOl d’ammoniaque, on voit que la décornposi- 3 tion a été complète.

Une seconde expérience, faite sur les mômes quantités de B matière, a démontré que pour séparer toute l’ ammoniaque,

I il est nécessaire de pousser l’évaporation jusqu’à siccité.

2“ La décomposition du phosphate ammoniaco-magné=

UIllNE.

sien que l’on U’onve dans ruriiie de l’honmie, a oiïerL quelques diflicultés. Ainsi, employé en poudre cristalline, ce sel, qui contient par gramme O-qOG/iô d’ammoniaque, ne donna que 0=',0388 d’ammoniaque par l’hydrate de chaux, O^qO/ilS par le bicarbonate de soude, et 0=q0551 par le carbonate de soude.

Ces dillerences tiennent à la résistance que présentent les particules de phosphate ainmoniaco-inaguésien ; aussi, en le dissolvant dans de l’eau acidulée, le dégagement d’ammoniaque est complet.

Le dosage de l’ammoniaque des urines, fait par ce procédé, donne donc de bons résultats. M. Boussingault a déterminé en môme temps tout l’azote contenu dans ces mêmes urines; de sorte qu’en retranchant l’azote qui existe à l’état de sel ammoniacal, le reste appartient cà l’urée ou aux acides azotés de l’ urine.

11 résulte des expériences faites, à l’aide de ce procédé, sur diverses espèces d’urines, que ce liquide ne renferme f[u’une faible proportion d’ammoniaque, au moment de son émission. Dans l’urine alcaline des herbivores, la proportion d’ammoniaque est encore plus faible.

M. Boussingault a résumé dans le tableau suivant, les résultats qu’il a obtenus, et il a recherché le rapport existant entre la totalité de l’azote de chaque urine et l’aminoniaque fournie par l’analyse.

DOSAGE DE l’URÉE DANS l’UIUNE.

URINES

Dans 100 Âzüie.

liii-lies.

Ammonia que.

Ammoniaque rappurlée à lüü d’nzolc de l’urine.

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