‹ Traité d'analyse chimique par la méthode des volumesChapitre 102 sur 123 · REMARQUES · texte numérisé non relu

REMARQUES

D’un finfiint. dp, R mois

Urine rendue le

F.nfanf. dp. R. n ns.

malin à jeun.

Id.

Hnmmp dp ‘10 ,nns

Id.

Hnmmp dp Afi .ms

Id.

Le niêoie jour ,

Hnmmp dp AG ans

1 lieure après le déjeuner.

Api ès le dejeuner.

Kpmmp diahpiimip

Urine reudue le

Homme de 35 ans, graveleux. . .

Jeune liomme de 17 ans, fiévreux.

traces

malin.

Id.

Id.

Jd.

d’ime nnf.rp. vaelip

Id.

d’iinp antre vanhe

Id.

H’iin r.lipval

d’un niit.rp c.hpval

d’un autre cheval

rlp plijïmpnii

Urine du iiialiii.

d’plpnhant.

Rendue pendanl la

Jp rhînnr.pros

nuil.

Urine du matin.

d’im tanin

d’un autre lapin ........

ARTICLE IV. — Dosage de i.’urée dans l'urine.

La formation de l’urée joue un rôle tellement important dans les phénomènes physiologiques qu’on attache avec raison un gi'and intérêt au dosage de cette substance. Malheureusement la plupart des méthodes analytiques employées jusqu’ici laissent beaucoup à désirer, soit parce qu’ elles donnent des. résultats incertains, soit parce qu’ elles exigent un temps considérable, des appareils compliqués 011 un grand nombre de liqueurs titrées.

La méthode, imaginée par M. T/iebig pour doser l’urée

URINE

dans l’urine, est basée sur la propriété qu’a ce principe d’être précipité par l’azotate de mercure et de se combiner avec l’oxyde de mercure. M. Liebig a reconnu, en effet, que lorsqu’on ajoute de l’azotate de mercure à une solution d’urée, il se produit un précipité blanc, floconneux, composé d’urée et d’oxyde de mercure ; il a constaté en outre qu’il peut se former trois combinaisons différentes d’oxyde de mercure et d’azotate d’urée, d’après les proportions suivant lesquelles les deux dissolutions sont mélangées.

La combinaison AzO%U + /iHgO s’obtient en versant une solution d’urée très étendue et chaude dans une dissolution d’azotate de bioxyde de mercure également chaude.

Le composé AzO%U -f- 3HgO se prépare en ajoutant à l’urée une dissolution étendue d’azotate de mercure tant qu’il se forme un précipité, et en chauffant pendant quelque temps, à 50 degrés environ, ce précipité qui se transforme peu à peu en lames hexagonales et transparentes.

La troisième combinaison AzO%U-4-2HgO se forme lorsqu’on verse une solution d’azotate de mercure cristallisé dans une dissolution d’urée, moyennement concentrée et acidulée par l’acide azotique jusqu’à ce qu’il se produise un léger trouble permanent. On filtre ensuite, et, au bout de vingt-quatre heures, on trouve dans la liqueur filtrée de petites tables rectangulaires et brillantes.

Si l’on verse peu à peu, dans une solution étendue d’urée, une dissolution également étendue d’azotate de bioxyde de mercure, et si l’on sature l’acide libre du mélange par une solution de carbonate de soude, il se forme un précipité blanc, floconneux ; mais si l’on continue à ajouter du sel de mercure à du carbonate de soude, il arrive un moment où le carbonate de soude produit une coloration jaune. Le phénomène ne se manifeste que lorsque toute l’urée est pi'écipitée, c’est-à-dire lorsque la

DOSAGE DE l’üRÉE DANS l’URINE.

liqueur contient un léger excès de sel mercuriel. Le précipité hlanc, qui n’est pas coloré eu jaune par le carbonate de soude, est formé de 1 équivalent d’urée et de h équivalents d’oxyde de mercure.

M. Liebig a obtenu du reste trois combinaisons de l’urée avec l’oxyde de mercure : l’une d’elles se prépare en ajoutant de l’oxyde de mercure à une dissolution d’urée ; les deux autres se formeut en précipitant une dissolution d’urée alcaline par l’azotate de bioxyde de mercure.

Il résulte des faits c[iii précèdent que la quantité de dissolution mercurique employée permet de calculer celle d’urée précipitée.

Préparation de la liqueur titrée d’azotate de bioxyde

de mercure.

Pour préparer la liqueur titrée d’azotate de mercure devant servir au dosage de l’urée dans l’urine, on fait dissoudre à chaud iOO grammes de mercure pur dans l’acide azotique également pur ; on évapore la solution au bainmarie en consistance sirupeuse, et l’on y ajoute assez d’eau pour former 1/i 00 centimètres cubes de liquide ; 100 centimètres cubes de cette liqueur étendue contiennent exactement 78%1/i de mercure métallique.

Mais, avant d’employer cette liqueur, il faut en vérifier le titre. Pour cela, on prépare une solution normale d’urée, en dissolvant k grammes de cette substance dans l’eau, et en ajoutant assez d’eau pour former 200 centimètres cubes de liqueur titrée. 10 centimètres cubes de cette solution renferment 200 milligrammes d’urée; 20 centimètres cubes de solution mercurique titrée précipitent exactement l’urée contenue dans 10 centimètres cubes de cette liqueur nor male. 11 faut pour cela, suivant M. Liebig, que 10 centi-

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mètres cuJjes de solution mercuriqiie contiennent assez d’oxyde de mercure pour former avec 100 milligrammes d’urée la combinaison AzO%U + ZiHgO, et, en outre, un léger excès d’oxyde de mercure qui indique que toute l’urée est précipitée. Pour que le dosage soit exact , chaque centimètre cube de la liqueur titrée doit contenir gmiiiig,2 (P oxyde de mercure.

On peut également préparer la solution mercurique titrée avec l’azotate de protoxyde de mercure cristallisé. On le transforme d’abord en azotate de bioxyde de mercure, et on le dissout dans une quantité convenable d’eau pour obtenir la liqueur normale.

Si l’on veut déterminer la quantité de bioxyde de mercure que contient une dissolution concentrée d’azotate de mercure, M. Liebig conseille de prendre 10 centimètres cubes de cette solution, d’y ajouter cinq fois son volume d’eau distillée, et de déterminer approximativement la quantité d’oxyde que contiennent 10 centimètres cubes de cette solution étendue, à l’aide du phosphate de soude et de la dissolution titrée de chlorure de sodium, en suivant le procédé que nous avons décrit (p. 391).

La quantité de sel marin qu’il a fallu employer pour dissoudre le précipité de phosphate de mercure permettra de calculer quelle est la quantité d’eau qu’il faut ajouter pour avoir une solution normale. 10 centimètres cubes de solution mercurique devant renfermer 772 milligrammes d’oxyde de mercure, le titre sera tel qu’il faille 38",5 de solution titrée de chlorure de sodium pour opérer la dissolution du phosphate de mercure.

L’exactitude du dosage de l’urée tenant essentiellement à la préparation de la liqueur titrée, M. Lie])ig recommande de contrôler l’essüi précédent par le moyen suivant : on ajoute à 10 centimètres cubes de la solution d’urée nor-

DOSAGE DE l/URÉE DANS l’üKINE.-

male la solution inercuriqiie étendue approximativement, et contenant un peu moins d’eau cpie ne l’indique l’essai précédent, et l’on continue à verser jusqu’à ce que quelques gouttes du mélange, traitées dans un verre de montre par du carbonate de soude, se colorent en jaune, et indiquent ainsi un léger excès de sel de mercure. La quantité de solution de mercure employée permettra de calculer l’eau qu’on doit y ajouter pour que 20 centimètres cubes de solution mercurielle normale précipitent entièrement l’urée contenue dans 10 centimètres cubes de solution titrée, c’est-à-dire 200 milligrammes d’urée.

Les liqueurs titrées étant préparées, on procède au dosage de l’urée dans l’urine. On prépare d’abord une solution de barvte saturée à froid, et une autre solution d’azotate de baryte également saturée à froid ; on môle 2 volumes de la première avec 1 volume de la seconde, et l’on prend J. volume de ce mélange que l’on ajoute à 2 volumes d’urine. Cela étant fait, on verse les 3 volumes de liqueur dans un vase à précipiter, et, après avoir agité, on fdtre.

On prend de la liqueur fdtrée 15 centimètres cubes qui contiennent 10 centimètres cubes d’urine, et l’on y verse, en agitant sans cesse, à l’aide d’une burette, la solution titrée d’azotate de mercure. Lorsque le précipité cesse de se former et que la liqueur ne s’épaissit plus, on met quelques gouttes de matière dans un verre de montre, et l’on y fait couler, à l’aide d’une petite pipette, un peu de carbonate de soude. Si le précipité conserve sa teinte blanche, on continue à ajouter de l’azotate de mercure jusqu’à ce que l’on obtienne, avec une petite portion de matière et le carbonate de soude, une coloration jaune. On lit alors sur la burette le nombre de centimètres cubes de liquem* titrée qu’il a fallu employer, et par un calcul bien simple ou trouve la proportion d’urée, puisque chaque

uruNE.

centimètre cube de solution mercurique correspond è 10 milligrammes d’urée.

M. Liebig a fait observer que ce j^rocédé comporte deux causes d’erreur, lorsqu’on l’applique au dosage de l’urée dans l’urine. La première dépend de la quantité d’urée contenue dans la liqueur. En effet, la dissolution de mercure est titrée en vue d’une solution d’urée contenant pour 10 centimètres cubes 200 milligrammes d’urée ou 2 pour 100 d’urée ; mais les résultats cessent d’être exacts, si la quantité d’urée est plus élevée ou plus faible. 15 centimètres cubes de la solution normale d’urée exigent 30 centimètres cubes de solution mercurique, qui contiennent un excès de 156 milligrammes d’oxyde de mercure. Nous avons vu que cet excès est nécessaire pour obtenir la coloration jaune; mais il serait trop considérable, si la solution contenait 3 ou Zj pour 100 d’urée. La quantité de sel mercuriel nécessaire pour précipiter l’urée serait moins considérable , et l’expérience indiquerait moins d’urée qu’il n’y en a réellement.

M. Liebig corrige cette cause d’erreur, en mêlant aux 15 centimètres cubes d’urine une quantité d’eau égale à la moitié de la différence entre 30 centimètres cubes, et le nombre de centimètres cubes de solution mercurique qu’il a fallu ajouter dans un premier essai. Supposons qu’on ait employé 46 centimètres cubes pour produire la coloration jaune, on fera un essai définitif, après avoir étendu les 15 centimètres cubes d’urine de 8 centimètres cubes d’eau.

Si l’urine contenait moins de 2 pour 100 d’urée, l’expérience ferait évaluer trop haut la quantité de ce principe. Pour corriger cette .cause d’erreur, M. Liebig relranclie du nombre des centimètres cubes de solution mercurique ajoutée à l’urine, autant de fois 1 dixième de centimètre

DOSAGE DE l’URÉE DANS l’UIUNE.

t cube que le nombre 5 est contenu dans la différence entre 1 30 centimètres cubes et le nombre de centimètres cubes (employés. Ainsi, si l’on a versé 20 centimètres cubes de •solution de mercure, la quantité d’urée ne correspond 1 réellement qu’à

Le dosage de l’urée dans l’urine présente une autre t difficulté que M. Liebig a essayé de vaincre, et qui tient à la 'présence du chlorure de sodium. Nous avons vu que lorsque l’on verse dans 10 centimètres cubes d’une solution d’urée pure 20 centimètres cubes de solution mercurique, le carbonate de soude détermine dans ce mélange une colo- : ration jaune; mais si l’on y ajoute 200 milligrammes de •sel marin, le carbonate de soude ne produit plus ce phénomène. Pour obtenir le précipité jaune d’oxyde de mercure, il faut ajouter un excès de sel mercuriel, et, par conséquent, l’expérience indique plus d’urée que la liqueur n’en renferme.

Voici comment on peut se rendre compte de ces phénomènes : l’azotate de mercure est transformé en bichlorure de mercure par une quantité correspondante de chlorure de sodium, et comme le carbonate de soude n’exerce aucune action sur un mélange d’urée et de bichlormu de :mercure, la coloration jaune ne peut se produire qu’ après ■avoir ajouté un excès de sel mercuriel.

Pour le dosage de l’urée dans l’urine, M. Liebig re- ! tranche 2 centimètres cubes du volume de la liqueur imercurielle employée , lorsque l’urine contient de 1 à il I pour 100 de chlorure de sodium ; on trouve ainsi le ipoids de l’urée contenue dans 10 centimètres cubes de cette urine, mais il est diflicile de croire que l’urine ne renferme jamais d’autres matières animales précipitables par le nitrate de mercure dans les mêmes conditions que l’urée.

ÜIUNE.

Dcins le cas où l’on voudrait déterminer rigoiirensenient la proportion d’urée contenue dans l’urine, il faudrait précipiter le chlore par une solution d’azotate d’argent correspondante à la solution d’azotate de mercure, cpie nous avons employée pour le dosage du chlorure de sodium. A cet effet, on mesure 10 centimètres cubes d’urine ; on en détermine le chlore à l’aide de la solution titrée de sel mercurique, et l’on verse ensuite, dans 10 centimètres cubes de la môme urine, un volume d’azotate d’argent égal à celui de l’azotate de mercure. On procède ensuite à la détermination de l’urée.

Le procédé de M. Bunsen pour le dosage de l’urée repose sur la propriété qu’a cette substance en dissolution dans l’eau de se transformer eu carbonate d’ammoniaque, à une température élevée. Ainsi, chauffée à 2ù0 degrés, sa décomposition est complète au bout de trois ou quatre heures.

M. Bunsen chauffe l’urée avec une dissolution ammoniacale de chlorure de baryum, et obtient du carbonate de Jmryte équivalant à l’urée détruite.

Voici comment on opère :

On verse dans un ballon environ 50 grammes d’urine, et, après en avoir déterminé exactement le poids A, on y a] ouïe un poids connu B d’une dissolution concentrée de chlorure de baryum contenant un peu d’ammoniaque libre. On agite, et aussitôt que le précipité s’est déposé, on verse le liquide qui surnage sur un fdtre sec et pesé; pnis, à l’aide d’un entonnoir, on fait couler 25 ou 30 grammes de ce liquide dans un tube taré, et contenant environ 3 grammes de chlorure de baryum solide. On détermine ensuite le poids il de ce liquide; on ferme le tube 5. la lampe a 1 décimètre environ au-dessus du niveau du liquide.

Cela étant fait, on lave d’un côté le précipité bary tique,

DOSAGE DE l’URÉE DANS l’ URINE

OU le dessèche et on le pèse, et de l’antre, on cbanire Je tube dans un bain d’huile. Au bout de trois ou quatre heures, on cesse de chauffer ; on coupe le tube avec précaution, et l’on dépose les cristaux de carbonate de baryte qui se sont formés dans un petit fdtre pour en avoir le poids K.

M. Bunsen calcule ensuite l’urée au moyen de la formule :

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