‹ Traité d'analyse chimique par la méthode des volumesChapitre 27 sur 123 · x . . . x = 1,S4 d’iode · texte numérisé non relu

x . . . x = 1,S4 d’iode

1 gramme de cyanure de potassium aurait absorbé 3,68 d’iode.

On trouvera la quantité de cyanure qui correspond à 3*‘‘',68 d’iode par une seconde proportion :

3,172 : 8U :: 3,68 : X ... »= 0,9443 ou 94,43 p. 100.

MM. Forclos et Gélis ont dressé, du reste, la table suivante , qui fait connaître les quantités d’iode cjui correspondent à chacun des degrés.

ClILOKOMliTRIE.

Table indiquant les quantités d’iode qui correspondent a chacun

des degrés.

QUANTITÉ d’iode absorbée (Grammes).

DEGRÉS

QUANTITÉ d’iode absorbée (Grammes).

DEGRÉS

QUANTITÉ d'iode alisorbe'e (Grammes).

DEGRÉS

QUANTITÉ d’icde absorbée (Gframiiies).

as

3,7-iO

On observe quelquefois, dans le dosage du cyanure de potassium, que la liqueur colorée se trouble par un excès d’iode ; ce caractère est l’indice de la présence d’un sulfure alcalin dans le cyanure. Il faudra, dans ce cas, éliminer le sulfure en ajoutant à 5 grammes de cyanure à essayer, dissous dans l’eau quelques gouttes d’une dissolution de sulfate de zinc. Le sulfure de zinc se précipite et le cyanure de potassium en excès retient le cyanure de zinc. On fdtre, on lave et on complète le volume d’un litre. Le reste de

COMBINAISONS DU CYANOGENE.

l’opération se fait comme nous l’avons dit plus liant.

MM. Fordoset Gélis ont reconnu, à l’aide de ce procédé, que les cyanures que l’on vend dans le commerce sous la forme d’une masse fondue ne renferment en moyenne que 55 pour iOO de cyanure réel.

Ce procédé très simple et très rapide permet d’apprécier avec exactitude la valeur du cyanure de potassium ; il est d’autant plus important de l’employer que les caractères physiques de ce composé ne fournissent aucune indication utile.

^ 3. Cyauoferrnre de potassium.

^ La fabrication du bleu de Prusse et la dorure galvanique consomment des quantités considérables de cyanoferrure de potassium, et les besoins de la teinture tendent à augmenter encore cette consommation. Un mode de dosage exact et . facile de ce composé serait donc extrêmement utile.

Quelques chimistes déterminent le cyanofemire de potassium par une dissolution normale de permanganate de potasse. On dissout i gramme de cyanoferrure dans 1000 centimètres cubes d’eau distillée acidulée par l’acide chlorhydrique et on introduit la dissolution dans un ballon de verre. Puis on verse , à l’aide d’une burette , la solution de permanganate de potasse, en agitant souvent. La couleur rouge de ce réactif disparaît et le cyanoferride de potassium formé communique au liquide une teinte vert jaunâtre. Par de nouvelles additions de caméléon la solution prend une coloration grisâtre, qui permet cependant de distinguer la couleur rouge du permanganate de potasse.

Le cyanoferrure de potassium se comporte dans cette réaction comme un sel de fer au minimum. Le chlore produit par l’action de l’acide chlorhydrique sur l’acide permanganique, se combine avec 1 éituivalent de potassium

CULOIlü.MÉTRIE.

et déplace 1 éqiiivEilent de cyanogène qui forme avec ‘"2 équivalents de protocyanure de fer, Fe^Cy’, et, par suite, du cyanoferride de potassium, comme l’indique la formule suivante :

2(FeCy,2KCy,3HO) -f Cl — (Fe2Cy3,3KCy) + KCl + 6HO.

Les résultats fournis par ce procédé présentent un peu d’incertitude ; le trouble produit par l’acide chlorhydrique empêche de bien saisir le moment où le cyanoferrure est complètement changé en cyanure rouge.

On peut, du reste, en essayant de temps en temps une goutte de liqueur avec le perchloruie de fer, s’assurer que tout le cyanoferrure est converti en cyanoferride.

Le nombre de centimètres cubes de permanganate de potasse titré, nécessaire pour pi’oduire la coloration rouge dans le cyanoferrure de potassium essayé, fera connaître la richesse de celui-ci. Supposons, en effet, qu’on ait employé 50 centimètres cubes de caméléon pour un poids connu de cyanoferrure de potassium pur et Zi5 seulement pour celui qu’on a essayé, on trouvera la quantité eu centièmes de cyanoferrure réel par la proportion :

§ 4. Cyanoferride de potassium.

On peut doser le cyanoferride de potassium par la mér thode de M. Bunsen au moyen del’iodure de potassium, de l’acide sulfureux et de l’iode. En ajoutant au mélange de l’acide chlorhydrique , il se foi’ine de l’acide cyanoferrhydrique, et de l’iode est mis en liberté. Nous avons vu comment on prépare les liqueurs titrées nécessaires pour l’application de cette méthode et comment on opère.

En luti'e procédé plus généralement employé consiste à

SÜLFIIYDROMETIUE.

réduire le cyanoferride de potassium par le sulfate de protoxyde de fer, et à titrer par le caméléon le cyanoferrure qui s’est formé. On ajoute au cyanoferride un excès de potasse caustique, on fait bouillir et l’on y verse le sulfate de protoxyde de fer. Lorsque la réduction est opérée, on fdtre et l’on titre par le permanganate de potasse.

Le protoxyde de plomb est également employé pour ramener à l’état de cyanure jaune le cyanure rouge. Il se forme du bioxyde de plomb que l’on sépare du sel par la fütration. Le cyanoferrure de potassium doit être mêlé avec un excès de potasse caustique ; on fait bouillir et, lorsque l^la solution est décolorée, c’est-à-dire que le cyanure rouge est réduit, on fdtre et l’on détermine la proportion de cyanoferrure au moyen du permauganate de potasse, après avoir acidulé la liqueur fdtrée par l’acide chlorhydrique.

Page 1