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X -, ou 128,57 X

On vérifie d’abord la liqueur alcaline, en procédant, comme nous l’avons dit pour l’essai de l’acide sulfurique normal. Supposons que l’expérience donne encore 50.

D’un autre côté, on pèse 50 grammes de l’acide azotique que l’on veut essayer, et l’on y ajoute assez d’eau pour former 500 centimètres cubes de liqueur. L’essai se fait comme pour l’acide sulfurique du commerce. Si , par exemple, le nombre des divisions de la burette exprimant la quantité de liqueur alcaline, est de 22, on trouvera !

Ainsi 100 kilogrammes de cet acide contiennent 5(3''“, 5 d’acide azotique monohydraté. Cette détermination pourrait être vérifiée par la densité qui, d’après la table suivante de Thénard, donne la quantité d’acide réel pour 100 parties.

Docsile,

Acide réel pour 100 parties.

ESSAI DES ACIDES DU COMMERCE

§ 4. Dosage de l’acide azotique et des azotates.

Plusieurs procédés ont été proposés pour le dosage de l’acide azotique et des azotates par la méthode des volumes. Nous rapporterons ceux de MM. Gossart, Gay-Lussac, Pelouze, Schlœsing et Martin.

Le procédé de M. Gossart s’applique particulièrement à l’essai du salpêtre. Il a cherché à apprécier le degré dq pureté de ce sel, en le mêlant avec de l’acide sulfurique et en le décomposant par une dissolution titrée de sulfate de fer. L’opération est terminée lorsque , après avoir chauffé le mélange et en avoir séparé une petite quantité, on y reconnaît, à l’aide du cyanoferride de potassium, la présence du fer au minimum. Ce procédé, qui, suivant la remarque de M. Pelouze, présente des imperfections, est fondé sur le principe que divers chimistes ont appliqué à la chlorométrie et à l’essai des manganèses.

La méthode alcalimétrique de Gay-Lussac s’applique également à l’analyse de l’azotate de potasse. Elle consiste à décomposer les azotates alcalins par le charbon et à déterminer avec l’acide sulfurique normal la proportion des carbonates, qui en résultent. On calcule ensuite la proportion d’azotate contenue dans le produit qu’on examine. Nous reviendrons sur ce procédé lorsque nous traiterons du dosage de la potasse du commerce.

Procédé de M. Pelouze.

Le procédé ingénieux , que M. Pelouze a mis en usage pour doser l’acide azotique, et plus particulièrement l’azotate de potasse, est fondé sur la réduction de l’acide hypermanganifpie par le protochlorure de fer; il consiste à reconnaître la quantité d’azotate nécessaire pour faire passer un poids connu de fer dissons dans l’acide chlorhydrique,

ACIDIMÉTRIE.

de l’état de perchlorure à celui de protochlorure de fer.

Nous verrons plus loin que, d’après les expériences de M. Margueritte, une dissolution d’hypermanganate de potasse suroxyde presque instantanément le protochlorure de fer, et que la plus petite quantité d’hypermanganate de potasse ajoutée au sel de fer ainsi peroxydé communique à la liqueur une teinte rose. C’est là un indice certain que le sel de fer est passé au maximum.

M. Pelouze a reconnu que 2 grammes de fils de clavecin, que l’on peut considérer comme du fer pur, dissous dans un excès d’acide chlorhydrique, exigent, pour être portés à l’état de perchlorure, 1® ,216 d’azotate de potasse en moyenne. Ces quantités correspondent à 6 équivalents de fer et à 1 équivalent d’azotate de potasse. Les deux équations suivantes rendent compte des phénomènes qui se passent dans ces réactions :

1” 6Fe -1- 6HC1= GFeCl + 6H.

2" 6FeCl + AzO^KO + 4HC1 = 4H0 -f KCl + AzQ2 -}- 3(Fe'2CP).

• Des expériences directes ont prouvé que la présence des chlorures et des sulfates sont sans influence sur la quantité d’azotate nécessaire à la suroxydation du fer.

La quantité de fer qui a été peroxydée donne la proportion d’azotate; ainsi, supposons qu’ayant opéré sur 2 grammes de fer et 1«%216 d’azotate de potasse impur, l’hypermanganate de potasse indique que 0'%200 de fer n’ont pas été peroxydés, on aura la proportion de 1 azotate de potasse en établissant l’équation suivante :

l^^SOO représente le poids du fer employé et l«',09/i celui de l’azotate de potasse réel.

Pour doser l’acide azotique et les azotates par ce procédé.

ESSAI DES ACIDES DU COMMEllCE.

OU introduit dans un matras 2 grammes de fds de clavecin et environ 100 grammes d’acide chlorhydrique concentré ; on ferme le matras avec un bouchon de liège portant un petit tube effilé et l’on chauffe doucement. Lorsque la dissolution du fer est achevée, on ajoute 1®' , 216 de salpêtre, si c’est ce produit que l’on veut titrer, on bouche immédiadiatementet l’on porte le liquide à l’ébullition. Aussitôt des vapeurs abondantes d’acide chlorhydrique et de hioxyde d’ azote se dégagent et s’opposent à l’introduction de l’air dans le matras. Après une ébullition prolongée pendant quelques minutes, la liqueur devient transparente. On cesse lifelors de chauffer et on la vei’se, ainsi que les eaux de lavage dans un ballon de 1 litre, qu’on remplit presque entièrement avec de l’eau commune. Il s’agit alors de déterminer, avec une 'dissolution titrée de permanganate de potasse, la proportion deüer qui reste à l’état de protochlorure. Pour cela, on verse peiKà peu, à l’aide d’une burette graduée, une dissolution titree de permanganate de potasse, on agite souvent, et l’on cesse d’ajouter cette liqueur au moment où la masse liquide prend une légère teinte l’ose. On lit sur la burette la quantité de permanganate de potasse qu’on a dû employer pour peroxyder le fer.

Pour calculer le résultat obtenu, il faut connaître le titre de la dissolution de i:>ermanganate de potasse. Supposons que /iO centimètres cubes de cette liqueur portent au maximum 1 gramme de fer et qu’il ait fallu, pour terminer l’opération précédente, 6 centimètres cubes de la même liqueur, la proportion suivante fera connaître la quantité de fer qui correspond à la dissolution titrée employée ;

40" ; iï'-jOOO 0"- : x... x = 0B^150.

Si ZiO''’' peroxydent 1 gramme de fer, 6“ feront passer au ‘a-ximum O'^LlbO du même métal.

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