‹ Traité d'analyse chimique par la méthode des volumesChapitre 4 sur 123 · TEMPÉRATURE · texte numérisé non relu

TEMPÉRATURE

DENSITÉS

ARTICLE II. — AnÉojiÈTnES.

J.es aréomètres sont de petits instruments destinés à faire connaître la densité des liquides, dans lesquels on les

densité des gaz et des liquides.

j)loiige. On distingue les aréomètres en aréomètres à volume constant et à poids variable, comme celui de Nicholson, 3), et en aréomètres à poids constant et à volume variable, comme le pèseacide. Dans les laboratoires on se sert 23articulièrement de ce dern ier.

L aréomètre à volume variable est fondé, comme l’autre, sur ce j^vincij^e : qu un corj)s flottant sur un liquide en déjolace un volume dont le poids est égal Fjg. 3. au sien jirojire. Le j)oids de l’instrument ne varie pas; mais celui-ci s’enfonce plus ou moins dans les liquides suivant leur densité., Ces aréomètres sont formés d une sphère vide, d’une petite sphère 2:>leine de mercure ou de petits plombs destinés à lester l’instrument, et d’une tige mince, égale, cylindrique, dans laquelle on fixe avec soin une bande de papier pour inscrire les divisions, qui indiquent les densités (fig. h). Pour graduer les aréomètres à poids|constant et à volume variable, on les l^longe dans l’eau distillée, et l’on marque 0 au point d’affleurement. On plonge alors l’instrument dans une solution de 85 parties d’eau et de 15 parties de sel marin bien pur,'] et l’on marque 15 au point de la tige qui affleure le liquide ; on divise alors cet espace en 15 parties, et l’on reporte a'u- Fig. 4. dessus et au-dessous la même graduation. Tous les degrés sont égaux et se comptent de haut en lias. J.a densité des liquides plus pesants que l’eau est donnée- par les degrés placés au-dessous de 0, et celle des liquides plus légers parles degrés placés au-dessus.

AREOMETRES,

Un aréomètre ainsi construit pourrait servir à déterminer la densité de tous les liquides, mais comme il aurait une tige trop longue, on préfère avoir des aréomètres particuliers pour les liqueurs denses et pour les liqueurs légères. Le 0 des premiers se trouve à la partie la plus élevée de la tige, celui des autres touche la sphère remplie d’air. On a construit ainsi des aréomètres pour les acides de 0 à 70 degrés, pour les sels, de 0 à ZiO degrés, pour les sirops de 20 à 36, pour le lait, pour le vin, pour le moût de raisin, pour r urine, etc.

Ces aréomètres sont d’autant plus sensibles que le tube est plus fin et plus léger. On doit prendre le degré au niveau réel du liquide, au-dessous de la courbure qui est produite par l’effet de la capillarité.

L’aréomètre de Baumé est le même que celui que nous venons de décrire pour les liquides plus denses que l’eau , mais pour les liquides plus légers son point de départ n’est pas le même. Nous ferons connaître plus loin cette modification, ainsi que faréomètre de Cartier et l’alcoomètre de Gay-Lussac.

Les aréomètres font connaître si un liquide est aussi dense ou plus dense qu’un autre, mais ils n’indiquent pas la densité réelle de ces liquides. Cependant ces instruments satisfont aux besoins les plus ordinaires des arts.

Quelques observateurs ont cherché à établir une coïncidence entre les densités des liquides et les degrés de l’aréomètre de Baumé et de l’aréomètre de Gav-Lussac. Nous

donnons ici les densités qui correspondent aux degrés de Baumé et nous ferons connaître dans la suite les rapports de la densité et des degrés de f alcoomètre.

Rapport des degrés du pèse-acide et de la densité.

DEGRÉS

DENSITÉS

DEGRÉS

DENSITÉS

DEGRÉS

DENSITÉS

lOOO

GO

ARTICLE III. — Densité des càz.

Pour déterminer la densité des gaz on prend un ballon muni d’un robinet, on y fait le vide , puis on le pèse. On ouvre ensuite le robinet , on y laisse rentrer 1 air et on le pèse encore. On le remplit après du gaz dont on veut connaître la densité, et par une nouvelle pesée on a le poids de ce gaz. Si le vide était parfait et si 1 on opei ait a la môme température et à la même pression pour les trois pesées, on aurait les rapports de poids d’un môme volume, en établissant la proportion suivante :

1» : P' :: i ; oc-

DENSITE DES GAZ.

P représente le poids de l’air, P' le poids du gaz, 1 la densité de l’air et a: la densité du gaz.

Mais il faut tenir compte de la température de l’air ambiant et du ballon, de la pression atmosphérique, du poids de l’air déplacé, de la pression , du poids de l’air qui reste dans le ballon et du poids apparent du ballon donné par l’expérience, afin de pouvoir faire les corrections nécessaires.

Les corrections relatives à la dilatation du verre, du gaz et de l’eau, l’application de la loi de Mariette peuvent donner des erreurs dans le même sens et conduire, suivant MM. Dumas et Boussingault, à des résultats qui manquent d’exactitude. Voici quelle est la marche que ces deux savants chimistes ont suivie avec un grand succès dans la détermination de la densité de quelques gaz.

Ou fait arriver dans un ballon vide, à l’aide d’un tube, le gaz pur et sec, et on règle sa production et son introduction dans le ballon de manière qu’il y ait toujours dans l’appareil qui sert à le produire et à le purifier une pression supérieure à la pression ordinaire. Lorsque le ballon est plein de gaz, on y fait le vide et on le remplit de nouveau.

On procède alors à la pesée du ballon plein de gaz , à celle du ballon vide, à celle du ballon plein d’air sec, et fou obtient ainsi le poids du gaz et le poids d’un volume égal d’air.

Dans cette méthode ingénieuse il n’est pas nécessaire de connaître la tension exacte du gaz dan’s le ballon vide. La pression du gaz et celle de l’air étant égales à celle de l’atmosphère, on les mesure sur le baromètre luimême.

Pour connaître exactement la température du gaz et celle de l’air, MM. Dumas et Boussingault placent dans le ballon

un thermomètre, qui permet de lire les centièmes de degré. La tige de ce thermomètre est reçue dans un tube de verre interposé entre la douille et le robinet de ce ballon.

Le ballon est mis en équilibre de température dans une enceinte ou cave artificielle formée par un grand vase

cylindrique de zinc à double paroi (Xi (fig. 5). L’ouverture de la cave N M est fermée par un couvercle mobile dans l’épaisseur duquel se trouve une couche d’eau de 2 décimètres. L’espace annulaire que les deux parois laissent entre elles est rempli d’eau dont on détermine exactement la température, cà l’aide des deux thermomètres VV, engagés dans deux tubulures, qui serventégalement pour l’introduction de l’eau. Le thermomètre qui se trouve dans l’intérieur du ballon indique la température du gaz dans la partie visible de son échelle.

Lorsque les deux thermomètres sont d’accord à trois

Fig.

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