‹ Traité d'analyse chimique par la méthode des volumesChapitre 3 sur 123 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

La densité des corps est le rapport du poids au volume : ainsi, P étant le poids d’un corps et V son volume,

le poids spécifique sera— . Lorsqu’on opère sur des volumes

égaux, il suffit de peser les corps, et les densités sont entre elles comme les poids ; mais si l’on opère sur des poids égaux, les densités sont en raison inverse des volumes. On est convenu de rapporter le poids spécifique des liquides à celui de beau et le poids spécifique des gaz à celui de fair atmosphérique, et l’on représente par 1000 la densité de l’eau et de l’air.

AllTIGLE PREMIER. — Densité des liquides.

On peut employer deux méthodes pour déterminer la densité des liquides : la première consiste à comparer les

DENSITE DES LIQUIDES.

poids sous le même volume; la seconde, à comparer les A olumes sous le même poids. La première, qui conduit à des résultats d’une grande précision, exige beaucoup d’habileté, une bonne balance et un peu plus de temps. La seconde, ou la méthode par immersion, est plus facile et plus prompte ; mais elle fournit des résultats moins précis. La première est adoptée par les savants, celle-ci par l’industrie.

Pour déterminer la densité d’un corps liquide parla première méthode, on prend un petit flacon de verre mince et léger, ayant un bouchon bien rodé et foré (fig. 1) ou creusé à la lime d’une simple rainure r (fig. 2) ; on le pèse, puis on le remplit d’eau distillée, et on le j)èse de nouveau. On connaît ainsi le poids du volume d’eau qu’il contient.

On le remplit ensuite du liquide dont on veut con- 2-

naître la densité, et l’on note le poids de ce liquide. Si 1 on représente par 1000 la densité de l’eau, par/j le poids de l’eau, par jo' le poids du liquide et par x la densité cherchée on aura :

P : p' lOOO : x.

l.e verre du llacon pouvant se dilater et les liquides euxmêmes changeant de volume avec la température, les résultats obtenus doivent être corrigés, en ramenant à 0" la température des liquides.

On peut employer une autre méthode basée sur le principe d’Archimède. Supposons, par exemple, que l’on veuille

connaître la densité de l’éther par rapport à l’eau ; on prendra un corps solide plus dense que ces deux liquides, puis on le pèsera dans l’air, dans l’eau et dans l’éther. Les volumes d’eau et d’éther déplacés étant les mômes, le rapport de leur poids est égal au rapport de leur poids spécifique.

Nous inscrivons dans ie tableau suivant la densité de plusieurs liquides; nous aurons besoin de le consulter plus tard :

Table des densités de divers liquides.

Eau distillée 1,000

Étiier sulfurique 0,73.^

Alcool absolu 0,797

Aldéhyde 0,805

Alcool métliylique 0,820

Alcool amylique 0,827

Alcool à 83" centésimaux 0,863

Essence de térébenthine 0,870

Éther nitrique. 0,9 H

Éther hydrochlorique 0,914

Éther acétique 0,917

Huile d’olive 0,915

Huile d’amandes douces 0,917

Vin de Bourgogne 0,921

Alcool faible, eau-de-vie à 22° 0,923

Ammoniaque liquide à 22" 0,923

Huile de pavot 0,928

Huile de lin 0,940

Huile de ricin 0,940

Vin de Bordeaux 0,994

Vinaigre blanc d’Orléans 1,013

Vin de Malaga 1 >022

Eau de mer 1,026

Lait de chèvre - 1,024

Lait de vache 1,030

Lait de brebis 1,040

Vin de Madère 1,048

Acide acétique le plus concentré 1,063

.4cidc hydrocldorique à 22" 1,180

ARÉOMÈTRES.

Acide azotique

Sulfure de carbone

Acide sulfureux anhydre (i

r.|iIorofnrmp.

Acide sulfurique

Bichlorure d’étain

Tîrnmp ..

Mercure

Tous les liquides augmentent de volume sous l’ influence de la température , mais l’eau présente une exception remarquable ; si l’on élève sa température au-dessus de 0% elle se contracte au lieu de se dilater, et elle éprouve un maximum de contraction à /i“. A partir de ce point sa dilatation augmente avec la température. Le tableau suivant comprend les résultats intéressants obtenus par M. Despretz :

Page 1