MERCURE
Dosage de l’oxyde de mercure dans une suhition d'azotate de bioxyde de mercure.
Le procédé que M. Liebig a proposé pour le dosage de l’oxyde de mercure est basé sur les réactions suivantes :
1" Le phosphate de soude produit, dans une- solution d’azotate de bioxyde de mercure, un précipité blanc floconneux qui devient cristallin par le repos ;
2“ Le bichloriire de mercure, au contraire, n’est pas précipité par une solution de phosphate de soude ;
3° Si l’on ajoute à un mélange de phosphate de soude et d’azotate de bioxyde de mercure une dissolution de chlorure Se sodium, avant que le précipité ne soit devenu cristallin, le phosphate de mercure et le chlorure de sodium forment immédiatement du bichlorure de mercure et du phosphate de soude,
1 équivalent de chlorure de sodium étant nécessaire pour dissoudre 1 équivalent de phosphate de mercure, il en résulte qu’il est possible de calculer la quantité d’oxyde de mercure d’après celle de chlorure de sodium qu’on a employée. Mais M. Liebig a fait observer lui-même que l’équivalent du chlorure de sodium étant beaucoup moins élevé que celui de l’oxyde de mercure, ce procédé n’est pas aussi exact que le dosage du chlorure de sodium par l’oxyde de mercure. Cependant cette méthode est suffisante pour certains cas.
Préparation de la solution normale de chlorure
de sodium.
Pour doser l’oxyde de mercure, on se sert d’une solution titrée de chlorure de sodium que l’on prépare en ajoutant à 20''‘’ d’une solution saturée de ce sel, d’eau distillée.
On obtient ainsi une liqueur étendue de sel marin dont
MEHCUUE.
10 centimètres cubes contiennent 108”"'"^52 de chlorure qui correspondent, d’après les équivalents, à 200 milligrammes d’oxyde de mercure. Par conséquent, 1 centimètre cube de cette solution représente 20 milligrammes d’oxyde de mercure. ^
M. Liebig conseille d’opérer sur une dissolution mercurielle étendue; il faut, autant que possible, que 10 centimètres cubes ne contiennent que 200 milligrammes d’oxyde de mercure. On doit donc faire un essai préalable pour amener la solution de mercure à un degré de concentration convenable. Pour cela , on ajoute à 10 centimètres cubes de solution normale de chlorure de sodium , h centimètres cubes d’une solution saturée de phosphate de soude et une quantité suffisante de liqueur mercurique pour obtenir un précipité permanent. Si l’on a employé, par exemple, 5 centimètres cubes de celle-ci, correspondant à 200 milligrammes d’oxyde, on devra, avant de procéder à l’essai définitif, ajouter à la dissolution d’oxyde de mercure deux fois son volume d’eau, puisque 10 centimètres cubes de cette liqueur renferment A 00 milligrammes de cet oxyde.
Pour doser l’oxyde de mercure, on introduit dans un vase à précipiter 10 centimètres cubes de solution mercurique, on y ajoute 3 à 4 centimètres cubes de phosphate de soude et, à l’aide d’une burette, une quantité suffisante de chlorure de sodium pour dissoudre le précipité qui s’est formé. Après ce premier essai, M. Liebig conseille d’en faire un second.
Si l’on a employé, par exemple, 8 centimètres cubes de solution titrée de chlorure de sodium, on prend pour le second essai la même quantité de liqueur et l’on y ajoute 3 à h centimètres cubes de phosphate de soude, puis goutte à goutte de la solution mercurique jusqu’à ce qu’il se fonne un précipité. Supposons qu’il ait fallu employer pour cela
ARGENT
10,10 de solution de mercure, les deux essais combinés donneront 20‘’‘‘,10 de celle-ci pour 16‘'‘',0 de dissolution de chlorure de sodium. Chaque centimètre cube de la dissolution titrée de ce sel correspondant à 20 milligrammes d’oxyde de mercure, les 16 centimètres cubes qui ont été employés représentent 320 milligrammes d’oxyde de mercure.
Ces deux essais se compensent ; en effet, si dans le premier on est exposé à ajouter quelques gouttes de chlorure de sodium de trop pour redissoudre le précipité , dans le second il faut ajouter un léger excès de solution inercurique pour le produire. Cette méthode n’est applicable du reste l^ue dans le cas où la solution de mercure ne renferme pas de métaux précipitables par le phosphate de soude de leur solution chlorhydrique.